Dumaguete, un trafic fascinant !

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Rédigé par Nathalie Cathala

Un regard sur le monde, du bout de la Plume et de l'objectif. Depuis 2003, Nat partage ses récits et photos de dix années de circumnavigation, puis six ans de vie insulaire dans la Pacifique, à Maurice et Martinique, à présent installée à la frontière entre France et Espagne, l'aventure continue.

21 mars 2015

Bonjour,

Dumaguete est la ville principale de Negros Oriental. Une ville de province asiatique comme tant d’autres. Avec cette ambiance qui ne se repose jamais, ses petits commerces qui se mêlent à la poussière de la rue. Une activité digne d’une grande fourmilière. Mis à part le boulevard RIzal de bord de Mer, ses grands arbres généreux d’ombre salutaire l’après-midi, sa cathédrale abritant des Saintes catholiques vêtues comme Shéhérazade, et une vieille tour coloniale datant des Espagnols, il n’y a pas grand chose à y voir. Pourtant, ici, tout le monde est très fier de ses attributs. Et les autorités se font fort d’y attirer les candidats à l’expatriation.

C’est par là que l’on arrive dans le sud de Négros depuis les autres îles. On y vient par bateau, en avion, et l’on tombe dans une ville quadrillée de rues à angles droits dominées par les tricycles à moteur. Ils sont les rois, qui occupent l’espace urbain, et l’espace sonore. Des drôles d’engins sur trois roues qui accumulent des charges de bagages, de sacs de riz, parfois de cochons… de courses, et de personnes. A la sortie des écoles, j’ai compté jusqu’à 13 ou 14 élèves sur ces tricycles. Trois sur le porte-bagage de la moto, 6 ou 7 étudiants recroquevillés sous l’abri appuyé sur la roue unique, et le reste des élèves accrochés dehors, lisant leurs devoirs sur le toit. Si à Dumaguete le tricycle est bourdonnant et pétaradant, hors de la ville le nombre de tricycles « à mollet » est croissant au rythme où on s’éloigne de la « grande ville ». A Siaton, par exemple, le tricycle à vélo est majoritaire et les tympans sont reconnaissants aux « effets de mollets » 😉 !

Les autres véhicules qui me fascinent sont les jeepney. Les jeeps laissées par les Américains ont été rallongées pour constituer de vrais bus publics aérés, qui eux aussi sont capables de transporter des charges impressionnantes.

Peu de voitures se faufilent dans tout ce trafic. Les deux roues sont « rentabilisés » et portent jusqu’à 5 voire 6 personnes. La police ? Elle est discrète, et s’il devait y avoir des règles de circulation. Ce serait pour les policiers un vrai casse-tête que de devoir réguler tout ça… Les Philippins semblent très bien s’organiser entre eux, et chouchoute ce qui leur est le plus utile : le klaxon!

A plus quelque part entre L’Indien et le Pacifique
Nat et Dom sur les chemins du monde
Texte et photos Nathalie Cathala, tous droits réservés, pour toute utilisation me contacter
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1 Commentaire

  1. fourdain

    Superbe le reportage est bien décrit

    Réponse

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