Une balade où les animaux sauvés croisent les légendes de Méditerranée
🪶Partons à la découverte d’un lieu où la vie, sous toutes ses formes, se célèbre : de la Ferme du bonheur, où Ulysse le cheval et ses compagnons vivent une retraite paisible, à l’Ermitage Notre-Dame-de-Vie, perché entre ciel et mer.
Une balade en images et en émotions, à savourer pas à pas.
Le chemin des Albères, entre lumière et douceur
Au départ d’Argelès-sur-Mer, après avoir traversé les ruelles où les vignerons ornent leurs murs de couleurs vives, très vite, la ville s’efface et la nature déjà nous enveloppe.
Un ruisseau murmure des mélodies printanières. Il se faufile entre entre cactus et ajoncs chargés de l’énergie du soleil. Si les chênes-lièges, chênes verts, dominent le paysage, le reste de la végétation se pare de feuillage vert tendre, qui annonce la belle saison.
Le chemin grimpe en pente douce, tranquillement.
La montée est douce, paisible. Les casots — ces « casa petita » catalanes — rythment la balade, y semant une atmosphère d’authenticité.
Ulysse et les animaux de la Ferme du bonheur
Un panneau, « Ferme du bonheur », invite à pousser le portail. Ici, plus d’une centaine d’animaux, chevaux, ânes, chèvres, et même un sanglier, vivent leurs vieux jours, sauvés d’un destin souvent cruel. Ulysse, un cheval au regard sage, vient à ma rencontre. Après vingt ans de labeur dans un centre équestre, il devait finir en boucherie. Une cavalière l’a racheté pour qu’il achève sa vie ici, au cœur des Albères. Un chat espiègle, avide de caresses, m’entraîne vers une botte de foin avant que je ne reprenne le chemin vers l’Ermitage.
Sur les traces de Marie Madeleine, entre légende et histoire
Perchée sur les flancs du massif, dominant mer et plaine du Roussillon, la chapelle était déjà un lieu de dévotion au XIIIe siècle sous le nom de Santa Magdalena.
Marie Madeleine, figure vénérée du Sud, aurait fui les persécutions romaines pour se réfugier en Provence, et son aura irradie tout le pourtour méditerranéen.
L’édifice actuel, dédié à la Vierge, date du XVIIIe siècle et porte le nom de « Nostra Senyora de Vida ». À ses côtés, une chapelle préromane du Xe siècle honore saint Jérôme. Les ex-voto, témoignages de gratitude envers le ciel, y prennent la forme de crucifix, de statues, ou de bateaux pour les marins.
L’Ermitage, un havre de paix et de mystère
Sur ce promontoire où le regard s’évade jusqu’aux confins de l’horizon, la contemplation s’invite, comme une évidence. Ces lieux, chargés d’histoire et de silence, ont de tout temps accueilli ceux qui cherchaient réconfort et réponse. Ici, quelque chose d’impalpable — et pourtant bien réel — nous enveloppe. Une présence indéfinissable, qui ne se nomme pas, mais qui marque les cœurs et les âmes d’une force à la fois douce et puissante.
La ferme du Bonheur
Le printemps pétille…
L’Ermitage Notre Dame de Vie et les casots
Façade de vigneron à Argelès




















très joli
C est un lieu apaisant, certainement rempli d histoire. J ai ressenti ce que tu décris dans la grotte de Marie Madeleine à la sainte Baume. Comme si une âme céleste puissante était là pour offrir protection et bienveillance. Et puis la ferme du bonheur est ce que les animaux devraient mériter de vivre. Ceux là au moins sont libres et en paix. Merci Nat pour cette douce et belle découverte.
Merci Dany de ton message et ton ressenti. Oui, les animaux ont bien le droit de vivre libres et en paix. D’ailleurs la ferme est interdite aux humains visiteurs, seuls les bonnes âmes qui s’occupent de leur retraite sont acceptés. Et j’adore cette mentalité! A bientôt pour d’autres visites