Entre montagnes enneigées et mer de velours
Te Mana trace son sillage sur la Côte Vermeille
Du Racou à Collioure :
🪶 Après des semaines de pluie et de tempêtes, ce dimanche de février, la météo sourit enfin! La mer, d’un bleu intense et calme, semble irréelle. Te Mana, mon paddle, trépigne d’impatience, lui aussi a compté les jours d’enfermement!
Aujourd’hui, il est temps de répondre à l’appel de la Méditerranée.
Renaissance
Sur la route, les mimosas en fleurs forment une haie d’honneur. L’air est encore frais, mais porte la promesse du printemps. La nature, assoiffée après cinq années de sécheresse, s’est gorgée de pluies. Et moi, j’ai soif de cette lumière et d’évasion sur le silence azur.
Pas la peine de traîner sur la plage!
L’horizon m’appelle!
Sur l’eau : la danse des sens
Je glisse sur des flots de velours.
Dès les premiers coups de pagaie, tout est là : l’harmonie, le souffle de l’évasion, la liberté.
L’eau, qui ne montrait que couleurs grises et marrons a retrouvé sa transparence et toutes ses nuances de bleu. Les criques de la côte Vermeille scintillent de leur émeraude oubliée.
Trois barques catalanes croisent mon chemin. Les rameurs, synchrones, sourient en rythme sous les ordres du barreur. Un échange de regards, un signe de la main, et je poursuis, bercée par le silence et le clapotis de l’eau.
Collioure : un tableau vivant
Au bout de l’étrave, déjà, les contours de Collioure se dessinent. Le village se reflète sur la mer rutilante d’étoiles.
En équilibre à flanc de falaise, les façades rivalisent d’audace : fuchsia, ocres, jaunes vifs — comme si Matisse ou Derain, un jour d’inspiration, avaient laissé leurs palettes s’égarer sur la roche. Chaque maison renvoie la lumière crue de cette journée, pure, presque sauvage.
Te Mana s’insinue au cœur même des plus beaux symboles de la ville.
Il longe la chapelle Saint Vincent et sa lourde croix, il passe le phare aux allures des contes des Mille et Nuits.
Il s’arrête devant Notre-Dame-des-Anges, le reflet de son clocher danse avec son étrave.
Le château royal, imprenable, défie les tempêtes depuis huit siècles.
Et sur les hauteurs, le fort Saint-Elme et les tours à signaux épient l’horizon pour l’éternité.
Autour de moi, la baie est un miroir.
Parenthèse précieuse
Il est temps de regagner le Racou : la brise se lève, Te Mana fend les premières vagues. La Montagne sacrée m’accompagne. Ses sommets enneigés se découpent dans le ciel d’azur.
Quelques courageux se baignent dans une mer à 14 °C. Moi, je savoure le contraste puissant entre la majesté des montagnes et la douceur de la côte.
Un instant magique, entre deux mondes : l’hiver lâche prise, le printemps murmure ses premières notes, la promesse d’une belle saison à venir. Cette virée avec Te Mana était plus qu’une sortie en paddle. C’était un véritable dialogue avec la mer, avec l’hiver qui s’efface, avec la lumière qui renaît.
En équilibre à flanc de falaise, les façades rivalisent d’audace
Autour de moi, la baie est un miroir
Instant magique, entre deux mondes



















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