Sourires doux et Thés amers, hommage aux Picking Ladies

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

18 mai 2021

« Le courage ne consiste pas à faire son travail tel qu’on l’attend de vous, ce qui n’est que compétence. Non, le courage est une qualité du coeur qui porte à réfléchir et à agir contre la facilité, avec sagesse, dans des circonstances difficiles. Le courage n’existe pas en théorie, il ne peut se démontrer que dans l’action. »

René Villemure

La route qui sépare Ratnapura de Haputale est longue et sinueuse. L’échappée vers les cascades de Kirindi Ella, nous a offert une jolie récréation. Après cette trêve, nous rejoignons la grand-route et nous nous faufilons dans le trafic engorgé de tuk tuk, de bus et de camions. Nous gagnons tardivement Haputale, notre hôte s’inquiétait de ne pas nous voir arriver…

Un accueil comme la famille

Jagath et Shiromi nous accueillent chaleureusement, et c’est un euphémisme. J’ai l’impression d’arriver chez un oncle qui ne nous a plus vus depuis longtemps. Après un bon repas, nous nous glissons dans un lit froid. Nous cherchons à empiler les couches de couvertures fines. Nous avons perdu 30 degrés depuis le matin, notre « nid d’aigle » est perché à 1431 m d’altitude.

Au réveil, en sortant sur le balcon, je suis aveugle! Plongée dans un coton compact et froid! J’aurais préféré que la couette épaisse soit sur le lit et non qu’elle recouvre le paysage ! Je me glisse avec délice dans un polaire.

Jagath rit, et me trouve frileuse ! Il nous prépare un petit déjeuner en tee-shirt. Au rythme où son sourire s’élargit, la mer de nuages rétrécit. Un soleil doré émerge des arbres, le voile cotonneux s’effiloche, le panorama surgit, clair, magnifique, auréolé d’un ciel bleu zébré d’un réseau arachnéen de nuages.

D’un battement de paupières, je survole les plus hauts sommets de l’île.

Jagath se soucie de nous concocter l’itinéraire de la journée. À vrai dire, il se sent responsable de notre sécurité. Il prend le temps de nous expliquer les routes à prendre et celles à éviter. Grâce à Jagath, plus besoin de Mademoiselle GPS, il accompagne ses explications de cartes qu’il dessine. Chaque matin avant de partir, nous aurons droit à notre « simple map ».

Aujourd’hui, il nous décrit une route « not good, not bad » qui mène à la Dambetenne factory, anciennement Lipton factory.

 Nous garons la voiture au pied de l’immense bâtiment qui défigure la montagne. Nous acceptons l’offre d’un « Tuk-Tuk » qui nous propose de nous mener au sommet. La route est trop étroite pour une voiture particulière, et Dom a envie de se laisser conduire pour profiter du paysage et filmer à sa guise. Shesheri, notre pilote, est prolixe en explications. Il s’arrête chaque fois que nous le lui demandons. Nous prenons le temps de comprendre la vie des ouvriers de la plantation et de détailler le paysage façonné par l’homme et sublimé par la nature. Les contrastes sont saisissants : la terre rouge feu, les feuilles de thé vert anis, le ciel saphir.

À perte de vue, les Camellias sinensis charpentent le paysage

Le théier qui de manière naturelle atteint à sa maturité 16 mètres de hauteur, est rabattu à 1.20 m du sol afin d’en faciliter l’exploitation. Les jeunes plants restent oisifs pendant leurs quatre premières années. Puis, tout au long de leur vie, afin de maintenir « les tables de cueillette » à bonne hauteur, ils sont taillés tous les deux ans. Un théier d’exploitation vit en moyenne 40 à 50 ans.

La cueillette du théier consiste en un prélèvement très précis des jeunes pousses, et s’opère tous les 7 à 15 jours. La récolte mécanique n’est pas pratiquée au Sri Lanka. Le tri pointu des jeunes pousses, dont dépendent la qualité et la réputation du thé, exigerait des machines perfectionnées et coûteuses. La main-d’oeuvre bon marché et la déclivité des terrains exploités sont autant d’arguments pour pratiquer une culture manuelle.

Picking Ladies : du courage à l’abnégation

Les cueilleuses du Sri Lanka offrent une image colorée et éclatante de beauté. Tout voyageur ramène de son voyage ces clichés empreints de douceur et de courage. Ici, nous ne croisons que sourires généreux, regards illuminés de gentillesse. Des coeurs généreux et ouverts.

Comment font-elles?
Que cache cette jovialité rayonnante?

En route vers le célèbre lipton’s seat, nous croisons une file de cueilleuses. Elles attendent le verdict de la balance, c’est elle qui déterminera leur paie. Des contremaîtres contrôlent la régularité de l’opération. Deux jeunes femmes soulèvent les sacs au bout d’un peson, elles annoncent la quantité à haute voix, le surveillant la note sur un carnet. Chacune de ces dames doit ramasser au moins 18 kg de feuilles par jour, ce qui leur permettra de gagner 57 euros par mois, dans le meilleur des cas (le salaire moyen tourne autour de 35 euros/mois). Selon la saison, l’arbre permet de collecter plus ou moins de feuilles. Ainsi, la saison des pluies leur permet de collecter 18kg, tandis que pendant la saison sèche, elles auront du mal à « remplir leur contrat ».

Les cueilleuses commencent à 7 heures le matin et finissent vers 17 ou 18 heures. À l’embauche du matin, leurs supérieurs peuvent, pour quelques minutes de retard, décider de ne les payer qu’une demi-journée ou les renvoyer chez elles, sans espoir de salaire. Quant aux pauses… Elles sont rares, de courte durée, et souvent escamotées par le surveillant.

Le seul moyen pour elles d’augmenter leurs gains est de percevoir « un billet » en posant pour les photos des nombreux visiteurs. Néanmoins, cette activité ne doit pas nuire à leur rentabilité. Les contremaîtres sont là pour y veiller. Certains d’entre eux vont jusqu’à intercepter cet appoint pourtant indispensable.

Les cueilleuses représentent 75% de la force de travail des plantations. Perdues dans un océan de feuilles, elles répètent inlassablement les mêmes gestes tout au long du jour, sous un soleil de plomb, sous une pluie battante, dans le brouillard… Le dos se courbe à mesure que le sac rivé sur leur tête se remplit. Sous l’oeil sévère de leur cerbère, elles passent leur vie ancrées aux pentes abruptes de la montagne. Les pieds nus, la peau à la merci des sangsues, des insectes et des serpents. Elles commencent très jeunes (entre 12 et 17 ans) et travaillent jusqu’à l’ultime vieillesse (il n’y a pas de limite).

Une étude récente a démontré que peu d’entre elles se plaignent lorsqu’elles sont interrogées par les ONG qui tentent de mettre en place de nouvelles règles de travail et de rémunération.

Les hommes sont embauchés pour entretenir les plants. Ils nettoient les arbustes, ramassent les mauvaises herbes, plantent les futures générations de théiers. Leur salaire est meilleur que celui des femmes, bien que pas mirobolant! Ils sont moins soumis aux contrôles que leurs collègues féminines. Lorsque leur périmètre assigné est terminé, ils rentrent chez eux et ne sont donc pas soumis aux mêmes horaires que les cueilleuses.

La religion comme pilier de leur courage

Femmes et hommes sont rivés à la plantation. Des villages de baraquements sommaires sont établis au coeur des cultures. Ils se répartissent en fonction des religions. Néanmoins, la majorité des travailleurs sont Tamouls. Les familles y vivent 24h/24, 7jours/7. Ne bénéficiant d’aucun confort, le seul exutoire pour ces familles est le temple qui domine les lotissements, un riche panthéon s’élève vers le ciel.

Rien n’est gratuit!

Pour mieux « contrôler » les ouvriers, depuis l’ère britannique, des bars ont été ouverts au sein même de la plantation. L’alcoolisme y est un problème chronique. Les épiceries où les employés achètent les denrées sont la propriété de la plantation. Lorsqu’ils font leurs courses, ils ne payent pas, les sommes sont directement retenues sur leur salaire. Un ouvrier qui a besoin de soins médicaux, qui envoie ses enfants à l’école ou qui enterre un proche ne peut faire face à ces dépenses. L’employeur le finance donc.

Un cercle hermétique

Ces populations sont enfermées dans une mécanique bien huilée. Sans accès réels à l’éducation, aux soins médicaux, vivant dans des conditions déplorables, percevant des salaires misérables, comment peuvent-ils s’extirper des plantations? Certains ont cru améliorer leurs conditions grâce au « commerce équitable ».

En 2019, neuf plantations labellisées sont taclées pour leurs pratiques abusives. Le règlement des « Marques labellisées » autorise l’employeur à se rembourser des sommes prêtées par des déductions de salaires dans des proportions « acceptables » et avec le consentement du salarié. Mais, certaines ponctions sur salaire atteignent trois quarts du montant à des fins de remboursement de dettes, d’avances sur salaire et plus grave de retenues punitives en raison de retard ou de cueillette insuffisante.

Ces femmes et ces hommes contribuent, dans une large mesure, à la prospérité de cette industrie cruciale pour l’économie du pays. Néanmoins, ils sont relégués à la marge, maintenus à l’écart des profits, cloués aux abîmes. Ce mode de fonctionnement est l’héritage du système colonial britannique et se pratique depuis plus de 150 ans.

Pour en savoir plus : Ouvrez la boîte de thé

Avant l’heure du thé de Ceylan

Dès l’arrivée des colons européens, l’écosystème bat en retraite devant l’exploitation des ressources. Elle commence avec les Portugais suivis des Néerlandais puis des Britanniques. Ces derniers par extorsions et confiscations des terres établissent de grandes plantations. Les maîtres européens tentent d’asservir le peuple cingalais afin qu’il travaille à bon compte. Mais il se soustrait à l’autorité étrangère. Loin de se décourager, les Britanniques font venir de leur colonie voisine, l’Inde, des Tamouls plus dociles. En 1855, l’île compte 55 000 Tamouls expatriés corvéables à merci. Leurs descendants sont aujourd’hui encore exploités dans les plantations.

Le thé ne s’impose pas d’emblée à Ceylan

Si les Portugais et les Néerlandais ont exploité les terres pour la cannelle, les Britanniques imposent l’économie du café, mais les arbres subissent rapidement les affres de la rouille orangée (Hemileia Vastatri, un champignon destructeur). L’effondrement des prix pénalise les colons qui se tournent vers le cacao.

Tea Time

La tradition du thé est décrite depuis 54 av. J.-C. en Chine. En Europe, elle est mentionnée pour la première fois en 1298 dans « Le Livre des merveilles du Monde » de Marco Polo. Au XVIe siècle, les Portugais importent le thé depuis la Chine. Au début du XVIIe siècle, les Hollandais s’approprient le monopole des exportations vers l’Europe où la consommation du thé va crescendo tout au long de ce siècle. Il est d’abord considéré comme une alternative à l’eau qui a mauvais goût. Les médecins prescrivent le thé pour ses vertus médicales. Certains s’attachent à populariser le thé en remplaçant de l’alcool qui était, lui aussi, préféré à l’eau de qualité médiocre.

Lorsque les Britanniques l’adoptent

« L’usage du thé est général dans toute l’Angleterre. On le prend deux fois par jour et quoique ce soit encore une dépense encore considérable il n’y a pas de plus petit paysan qui ne le prenne les deux fois comme le plus riche » François de la Rochefoucault (1613-1680).

En 1780, l’Empire britannique supplante les Néerlandais dans le commerce du thé. Dès le début du siècle suivant, il s’émancipe de la Chine, et favorise une production au sein de ses colonies. En 1850, c’est désormais le thé indien qui fume dans les bouilloires des sujets de sa très britannique Majesté.

L’ère du thé à Ceylan

Dans le même temps, les productions de cacao qui devaient remplacer le café à Ceylan sont détruites par la maladie. En 1867, James Taylor, un Écossais établi au Sri Lanka depuis 1852, plante 8 hectares de théier. Son succès est rapide et contagieux. Il attire des génies du « Marketing » tels que Sir Lipton. Les planteurs de café et de cacao arrachent leurs cultures et plantent des théiers. Une nouvelle ère s’ouvre pour Ceylan.

Cent cinquante ans plus tard, les plantations de thé s’étendent sur tous les contreforts du Massif central et jusqu’aux plaines sablonneuses de la côte sud-ouest. De Kandy à Nuwara Eliay, jusqu’à Haputale, l’arbuste règne en maître. Il s’étage entre 100 et 2500 mètres d’altitude. Aujourd’hui, l’industrie de thé emploie un million de personnes. Elle est l’un des piliers de l’économie du Sri Lanka qui se place au quatrième rang des producteurs mondiaux, derrière la Chine, l’Inde et le Kenya. Avec une production annuelle de plus de 300 000 tonnes par an, le thé représente près de 70% des exportations du pays.

Le paradis des uns, le quotidien des autres …

Je n’ai pu partager les « belles images » de cueilleuses sans parler de leur réalité.

Voyager sans voir… c’est se crever les yeux avec les épines de l’illusion.

Rencontrer d’autres vies, des quotidiens inimaginables, cela réveille une quête d’honnêteté dans notre « itinéraire d’enfants gâtés ». Tenter de comprendre la complexité de l’humanité, nous ouvre à d’autres réalités. Nous ne sommes pas directement responsables des conditions de vie des cueilleuses, de ces familles. Néanmoins, j’ai appris qu’il ne suffit pas de se donner bonne conscience et de consommer « équitable ». Comment puis-je éviter qu’à l’autre bout de la Planète, des personnes souffrent de mon « innocence » lorsque je déguste une tasse de thé ?

Pour compléter l’article, un album photo et une vidéo (1min)

Retrouvez dans l’album photo 
un hommage
Aux femmes et hommes des plantation

A leurs sourires et leur courage

La vidéo :  Maman travaille, et les tout petits récitent leur leçon à l’école

Tout en bas de cette page, un espace vous est dédié. Laissez vos impressions, une réflexion, votre expérience. Des idées ?
Vous êtes bienvenus.
Sources bibliographiques

Wikipedia
Universalis
https://oneday-onedream.com/cueilleuse-de-the/
https://www.palaisdesthes.com/fr/comprendre/plantation-de-the/
https://bice.org/fr/sri-lanka-garantir-education-enfants-plantations/
https://www.rfi.fr/fr/emission/20190401-sri-lanka-neuf-plantations-the-equitable-accusees-violer-le-droit-travail
https://www.le-meilleur-du-voyage.com/sri-lanka-route-the/
http://www.cafesrichard.fr/petite-histoire-de-the-au-sri-lanka-112.html
https://www.brulerieduquai.com/blogs/brulerie-du-quai/7844713-hemileia-vastatri-la-rouille-orangee-du-cafeier
Les cueilleuses sri lankaises : Rapports sociaux de sexe dans les plantations de thé
Réflexion sur l’intégration du genre dans les programmes de développement d’une ONG locale, PALM Foundation
Mémoire de stage réalisé par Aude ANTOINETTE

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10 Commentaires

  1. dom

    Joliment décrit, c’est vrai que sur place leurs sourires nous ont fait oublier la souffrance de leur condition qu’elles semblent accepter avec résignation faute de connaître autre chose.

    Réponse
    • Nathalie Cathala

      Il faudrait y retourner, passer du temps avec elles, ou s’impliquer dans les associations (?) …

      Réponse
  2. marie

    Je ne boirai plus le thé de la même façon. est-il possible de savoir exactement ce que cachent les commerces équitables ?

    Réponse
  3. Sylvie REVEL

    Magnifique reportage de l’histoire du thé au Sri-Lanka…au paradis des sourires et des couleurs, l’esclavagisme n’aura eu de cesse. Le colonialisme aura fait des ravages un peu partout, mais l’exploitation de l’homme par l’homme perdure lamentablement. Bel hommage aux Picking Ladies dont le sort ne semble pas révolter l’univers du thé… Merci de donner des précisions et des chiffres pour comprendre l’indécence de leur condition d’existence.
    Alcooliser les travailleurs au sein même de l’exploitation pour mieux asservir les hommes est une technique bien rodée, vue aussi hélas dans le Pacifique !
    Du paradis à l’enfer… il n’y a qu’un pas… il ne faut pas être née cueilleuse! Je penserai à ces pauvres femmes qui se donnent tant de mal pour nous permettre de déguster le thé… des sacrifiées!
    Un très beau texte qui pourrait réveiller les consciences…je ne suis pourtant pas d’un naturel pessimiste mais je me fais de moins en moins d’illusions sur l’humanité…
    Merci aussi Nat pour ces belles photos et la vidéo qui nous plongent dans un monde tellement différent du nôtre ! Et dire qu’on se plaint en France…
    Je vais méditer !
    Un article à faire tourner!! Très belle réalisation…

    Réponse
    • Nathalie Cathala

      Merci Sylvie, tu le sais, j’attends toujours tes avis sur mes articles. Celui-ci m’a demandé beaucoup de recherches, car je ne voulais pas y mettre n’importe quoi, ces femmes méritent qu’on s’attarde sur leur sort! Tu le sais je ne suis pas coutumière de ce ton dans un article, mais sincèrement, je ne pouvais faire autrement. J’espère également qu’il sera lu, vu, et qu’au finalement, à force de parler, et de partager quelque chose change enfin dans leur vie …

      Réponse
  4. Matelo

    Très beau récit Nat une grande pensée et un grand bravo à ces femmes courageuses qui se donne à fond pour permettre de déguster le thé.. et en plus avec le sourire
    Merci pour ces magnifiques photos et la vidéo qui nous emmène dans un monde complètement différent du nôtre comme quoi la vie n’est pas rose pour tous dans un monde …
    Merci Nat très beau travail…

    Réponse
    • Nathalie Cathala

      Merci Françoise à toi, pour ta lecture et ton ressenti que tu partages.

      Réponse
  5. Laurent Winterstan

    Votre texte est remarquable. C’est difficile de partager la souffrance que l’on constate sans tomber dans l’amertume, vous y parvenez et c’est tellement rare… Je vous découvre aujourd’hui de retour de la chapelle Santa Engracia et je suis bien heureux de vous lire. Merci

    Réponse
    • Nathalie Cathala

      Merci de votre message, bienvenue sur le Blog.
      « Je vous découvre aujourd’hui de retour de la chapelle Santa Engracia » Quasiment voisins, au plaisir de vous rencontrer

      Réponse

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