Mimosas, la ruée vers l’or

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

15 mars 2021

Tandis que les grappes de mimosas arborent déjà une couleur miel, jetons un dernier regard sur ce « rêve d’or ». Il brave tramontane, mistral, frimas, pour inonder l’hiver de lumière. Chaque grain étincelle. Ils sont autant de cadeaux qui illuminent nos regards. Bref, ils sont porteurs d’espoir. Ils ont le pouvoir magique de ressusciter la vie, là où de nombreux arbres sont encore endormis.

Après avoir été « dressés », retour à l’état sauvage

Le Mimosa est né au sein d’une famille nombreuse, celle des légumineuses (Fabaceae / Leguminosae) qui compte 13 500 espèces réparties en 650 genres. Il vit le jour en Australie. Il s’y ébattait librement depuis des lustres lorsqu’il fut capturé par les équipages de James Cook au XVIIIe siècle.

Au cours des circumnavigations, les botanistes du bord prélevèrent nombre de plants et graine.

Parmi eux, des plants d’Acacia verticillata, recueillis en Tasmanie, furent cultivés en Angleterre dès 1780. En 1818, c’est au tour de l’Acacia dealbata, lui aussi originaire de Tasmanie, de faire son entrée en Angleterre.

Par la suite, plantes et graines furent réparties entre jardins botaniques et jardins privés. L’engouement pour la famille des acacias était tel qu’au début du XIXe siècle on recensait dans nos zones tempérées quatre cents espèces.

Le mimosa débarqua sur les côtes de France en même temps que les Anglais aux alentours des années 1850. Les riches et célèbres insulaires désireux d’échapper au « fog » londonien établirent leurs quartiers d’hiver sur la Côte d’Azur. Dans leurs bagages, ils emmenaient, le « soleil d’hiver » (Acacia dealbata, Acacia decurrens, Acacia baileyana) qu’ils plantèrent dans les jardins de leurs somptueuses demeures. La ruée vers « l’or en branche » développa une économie nouvelle. Ainsi dès 1880, des plantations d’Acacias voient le jour, afin de pourvoir les jardins. À la fin du XIXe siècle, de nouvelles plantations d’Acacia dealbata se lancent dans la production de fleurs coupées.

Mimosa globetrotteur

Toutes ces variétés de mimosas trouvèrent dans nos régions un sol et des conditions climatiques qui les incitèrent à sauter par dessus les clôtures. Grands voyageurs, ils parcourent massifs, monts et plaines. Ils essaiment partout leurs variétés hybrides, et se retrouvent comme au bon vieux temps de leurs origines australiennes à l’état sauvage. Ils se répartissent de Menton à Perpignan, de Biarritz aux côtes bretonnes, ils dépassent les frontières et colonisent l’Espagne, l’Italie, toute l’Europe du Sud, bondissent d’une rive à l’autre de la Méditerranée. Insatiables bourlingueurs on les retrouve également en Californie, au Chili, en Inde, Madagascar, Afrique australe.

En route pour la ruée vers l’or!

Goûtez aux Parfums de Miel et de Vanille

 

11 Commentaires

  1. kha

    Bonsoir. Ce qui épatant avec ce blog c’est qu’on n’admire pas les publications « idiots » on apprend et on s’instruit aussi.

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    • Nathalie Cathala

      Merci Kha pour ce message très encourageant ! A bientôt pour d’autres découvertes

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  2. Marie

    petit article très sympa! merci pour votre joie de vivre communicative

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  3. REVEL Sylvie

    Merci ma petite Nat… tu auras parfumé et embelli ma soirée!
    L’histoire du mimosa est passionnante et ressemble presque à la nôtre puisque nous partageons le même goût du voyage et tout comme lui, nous avons appris à contempler les régions qui ont su l’accueillir…
    Ton album photo est merveilleux et me laisse à penser que la carte postale ce n’est pas seulement les cocotiers!

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  4. Dany

    J’ai appris plein de choses de la merveilleuse et passionnante histoire de ce célèbre globetrotteur, Mimosa.. Merci Nat un si grand plaisir de te lire..

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    • Nathalie Cathala

      Merci Dany, ça me fait plaisir d’apprendre en même temps que vous tous, qui avez la gentillesse de passer par le blog

      Réponse
  5. REVEL

    Merci ma petite Nat… tu auras parfumé et embelli ma soirée!
    L’histoire du mimosa est passionnante et ressemble presque à la nôtre puisque nous partageons le même goût du voyage et tout comme lui, nous avons appris à contempler les régions qui ont su l’accueillir…
    Ton album photo est merveilleux et me laisse à penser que la carte postale ce n’est pas seulement les cocotiers!

    Réponse
    • Nathalie Cathala

      Ho comme c’est joliment dit ! … Et oui, la carte postale est offerte partout sur notre belle planète

      Réponse
  6. LILIANE

    J’ai lu avec intérêt, chère Nat, l’origine du mimosa sur ton blog et admiré tes photos. Merci beaucoup pour cette publication très bien documentée qui nous apprend beaucoup de choses sur cette plante du soleil et bravo pour tes photos.

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