Road trip au Sri Lanka

Sri lanka - Tuk tuk - plantation de thé
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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

1 août 2020

Dans cet article vous trouverez un comparatif entre deux modes de voyage pour visiter le Sri Lanka

-La voiture avec chauffeur (prix, modalités, informations et conseils)
-La location de voiture sans chauffeur (prix, modalités, description point par point de notre expérience : (état des routes, circulation, signalisation, GPS, conseils et avertissements)

Bonne route et bon voyage

L’organisation d’un voyage

Lorsqu’on part sur les chemins du monde, les options d’organisation du voyage ne manquent pas, des plus organisées, aux plus improvisées, tout dépend ce que l’on cherche, de l’image que l’on se fait de « l’aventure », du niveau de risque que l’on est prêt à prendre, à quel point on désire sortir, ou pas, de « sa zone de confort » (voyage organisé, guide, chauffeur, en « roue libre », en bus local, en tuk tuk, à pied, à vélo, en bateau… ). L’imagination, quelques réglementations locales ou internationales et de savoir-vivre, ainsi que le budget seront vos limites.

 

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Envie d’y revenir autrement…

Nous nous sommes envolés, la première fois, pour Sri Lanka en 1992. Cette année-là, nous avions choisi une « formule organisée ». Nous travaillions, pas le temps d’organiser un itinéraire. Une agence de voyages nous concocta un circuit classique et assez complet en bus d’une dizaine de jours. Puis nous séjournâmes dans un hôtel de la côte sud pendant une semaine. Cette dernière nous permit de nous évader, avec un chauffeur, de passer une courte, mais riche journée au sein de la population, de nous arrêter à n’importe quel moment, de ne pas suivre « un programme », mais nos envies. Nous sommes revenus envoûtés par cette île.

Vingt-huit ans plus tard, l’envie de revenir vers la Perle de l’océan Indien nous reprend. Pas question cette fois de nous laisser guider. Pourtant au moment de préparer le voyage, il flotte comme un doute sur la manière dont nous allons nous y prendre. Bizarrement, nous avons le trac, nous tergiversons sur le modus operandi.

Que se passe-t-il? En général, nous décidons d’une destination, sans plus de question, nous louons un véhicule, nous préparons un itinéraire qui laisse assez de latitude à l’imprévu et c’est tout.
Pourquoi en serait-il autrement pour Sri Lanka?

Les forums de voyageurs, les blogs d’évasion, les voyagistes… tous sont unanimes (ou presque) et donnent ce conseil : « ne louez pas de voiture à Sri Lanka, les routes sont dangereuses! » Plus qu’une suggestion, il y a 30 ans, c’était une obligation : interdiction aux étrangers de conduire une voiture lors de leur séjour à Ceylan.

Pourquoi cette ligne conductrice (si j’ose dire?) et louer les services d’un chauffeur?

Sri Lanka avec chauffeur, la solution la plus courante

 

Se faire accompagner d’un chauffeur en permanence offre une liberté d’esprit !

 

Il existe deux types de chauffeurs. Celui qui n’est « que » chauffeur, et le « chauffeur-guide ». Au Sri Lanka ces deux fonctions sont réglementées. Les deux prestations ne se payent pas au même prix.

Le premier n’est pas habilité à vous accompagner sur les sites touristiques, et si vous désirez des informations, ou un guide, il vous faudra louer les services à chaque étape d’un guide.

Si le chauffeur cumule les fonctions de guide, il éclairera votre séjour d’une couleur « locale » indéniable. Il saura vous faire gagner du temps, et vous emmener à l’essentiel sans détour. Ou s’il en fait, ce sera pour donner l’impression de sortir des chemins battus, pénétrer au coeur du quotidien, partager une expérience qui vous semblera « unique ».

Un bon chauffeur vous laissera un souvenir impérissable, il sera assez discret pour vous laisser vivre « votre » expérience, et suffisamment présent pour vous emmener vers l’éblouissement.

Ce tableau idyllique existe sans doute, au vu de certains retours des voyageurs dans leur blog. D’ailleurs chacun y va de son « chauffeur préféré »: le chouchou incontestable, le meilleur, c’est celui que le blogueur vous propose dans ses carnets. Le tempérament srilankais est si accueillant, si naturellement affable qu’il est plus que probable que ceux qui choisissent cette formule en seront des ardents défenseurs.

 

Ne perdez toutefois pas de vue qu’il est aussi dans la nature humaine « d’en vouloir plus ». Cela se comprend aisément lorsque vous vous penchez sur le salaire du chauffeur lorsqu’il travaille pour une compagnie, ou lorsqu’il est à son compte et qu’il doit assumer les coûts de la voiture. Ainsi, les chauffeurs sont sollicités par les propriétaires de « guesthouse », les hôtels et autres restaurants. Ils sont également « dragués » par les sites touristiques, ainsi ils pourront percevoir des commissions en vous conduisant à tel hôtel plutôt que tel autre, vers tel sculpteur de bois, plutôt que son voisin, vers tel jardin d’épice … Si, l’aide financière est réelle, pour autant, ce circuit « aménagé » répondra-t-il à VOS envies?

A vous de voir

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Quel budget faut-il prévoir pour une visite de Sri Lanka avec chauffeur?

Pour votre road trip accompagné, il vous en coûtera entre 45 et 100 euros par jour (en 2020 avant Covid-19). Ce prix est variable, et comprend ou non d’autres frais inhérents au voyage. Selon le cas, il faut prévoir en plus les hébergements et repas du chauffeur, l’essence… Le prix varie selon le type de voiture choisi, le nombre de passagers, l’itinéraire, la langue dans laquelle le chauffeur ou le guide s’exprime (un guide francophone est dans le haut de la fourchette, car très rare et réservé des mois à l’avance). Avant de conclure avec le chauffeur demandez-lui, ce que comprend son prix, et s’il impose des limitations en kilométrage ou des clauses pour dépassement d’horaires.

Cependant, attendez-vous, lorsque vous choisissez un guide francophone à un temps d’adaptation à l’accent qui n’est pas toujours évident à comprendre. A l’inverse, ils ont également du mal à comprendre notre manière (francophone) de parler l’anglais

Attention : Lors du choix d’un chauffeur-guide, assurez-vous de sa légitimité en lui demandant ses documents attestant de son enregistrement au Tourism Board. C’est très important, dans le cas d’un « chauffeur simple » non seulement vous ne le payerez pas « au bon prix », mais vous serez réduit, comme expliqué plus haut, à compléter la prestation par un guide.

 

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Tractations en amont du voyage

Certains voyageurs se laissent complètement guidés, leur chauffeur leur concocte à la manière d’une agence de voyages l’itinéraire, il décide des hébergements et des centres d’intérêt. A vous de savoir si vous voulez un voyage « clé en main » ou si vous préférez l’organiser vous-mêmes. Dans tous les cas, et même si le chauffeur-guide vous a tout organisé, les hébergements et les visites de sites seront à votre charge (certains sites historiques sont assez onéreux (25 dollars par personne et par jour). Au cas où vous laissez votre guide-chauffeur décider de votre itinéraire, demandez à recevoir les détails de l’itinéraire avant de partir, et vérifiez sur Internet les points de chute, les prix des hébergements, et la qualité de ceux-ci, changez ce qui vous paraît ne pas correspondre à vos désirs.

multitude

Comment trouver le guide qui illuminera vos vacances ?

Le forum du routard regorge de commentaires à ce sujet. Et une recherche sur Internet « voyage à Sri Lanka avec chauffeur » vous révélera un réel « bottin » mondain du chauffeur parfait ! Comparez les commentaires, et surtout avant de vous décider échangez quelques mails, et coups de téléphone avec le ou les heureux élus.

Les prix varient selon le canal utilisé

Quelques blogs spécialisés sur Sri Lanka se trouvent facilement sur le net. Assurez-vous que ceux-ci ne soient pas des « agences » déguisées. Repérez aussi les auteurs rémunérés pour vous conseiller tel hébergement « tellement superrrr! ». Attention aussi aux renvois depuis certains sites web et blogs vers les hébergements et hôtels, sous des dehors de « bons conseils » et « bons plans » vous payerez l’hôtel plus cher en passant par leur site (et leur « prix d’amis ») qu’en réservant depuis les grandes chaînes de réservation par Internet, ou en contactant directement l’établissement.  Mais ce n’est pas toujours le cas!
Nous avons été étonnés de constater qu’une réservation par « Booking » est souvent moins chère qu’en passant directement par l’établissement. Nous avons eu le cas, à Negombo. Réservation des deux premières nuits par Booking une trentaine d’euros la nuit. Réservation via l’accueil pour les derniers jours : 67 euros la nuit.
(Je ne m’explique toujours pas l’intérêt de l’hébergeur à forcer le prix sur ceux qui prennent la peine de les contacter directement?)

Sri lanka - routes - bus

D’autres solutions

Ne comptez pas sur les taxis pour vous mener d’un point à un autre, la solution est assez onéreuse également, à moins de les partager.

Le bus et le train restent des moyens locaux et au budget extrêmement raisonnable. Je ne peux vous guider sur le sujet, n’ayant pas choisi ces solutions, mais au vu du nombre de bus sur la route, je suppose qu’ils vont partout et tout au long du jour ! Il est logique de penser que cette solution nécessite du temps et de l’improvisation.

Sri lanka - route - moto

Notre choix : liberté, liberté chérie

La solution avec chauffeur ne nous a pas tentés pour deux raisons majeures.

  • La première paraît évidente : le tarif journalier. Soit nous écourtions notre séjour, et nous étions accompagnés. Soit nous gardions notre projet de partir plusieurs semaines et nous tentions une autre solution.
  • La seconde raison est que nous ne voulions pas que notre « liberté d’esprit » soit inversement proportionnelle à « notre liberté-tout court », au risque de se prendre quelques coups de stress.

Les blogs relatant un road trip en solo sont plutôt timides sur le net. Nous avons trouvé une référence sur le guide du routard qui en parle. De là, nous avons fouillé le net à la recherche d’un loueur. Nous sommes tombés très facilement sur Mal-Key Rent-a-car. Un de leurs agents, Mahesh Mallawaratchie Entreprises, nous a répondu immédiatement.

Le loueur nous propose de s’occuper de toutes les formalités de conversion de notre permis « international » en permis « srilankais ». En réalité, nos permis internationaux étaient périmés, leur durée de validité n’excède pas trois ans. Faute de temps, nous n’avons pas pu en faire établir, mais qu’à cela ne tienne, nos permis de conduire « mauriciens » (vieux de 3 ans eux aussi) ont fait l’affaire. 

  • Prix de l’opération de conversion : 23 euros et quelques mails.
  • Prix de deux transferts entre l’agence et l’hôtel : 10 euros
  • prix de location de la voiture 29 jours : 442.65 euros
  • Prix à la journée de location : 15,26 euros.

Le comparatif des budgets parle de lui-même si nous avions pris un chauffeur pour une durée d’un mois, nous aurions payé au mieux 1300 euros… et la vérité se situe sans doute entre ce plancher et le haut de la fourchette qui gravite à 2900 euros.

Quiz du Road Trip

Peut-on s’aventurer sur les routes sans chauffeur ?

Oui, nous l’avons fait!

Est-il facile de conduire au Sri Lanka?

Non

A quoi un chauffeur « européen » doit-il s’attendre sur les routes du Sri Lanka?

A négocier chaque kilomètre dans une logique floue, une réglementation indéterminée, une réflexologie à toute épreuve, en bref à se soumettre à la loi de l’adaptation constante.  A compter ses trajets non en kilomètres mais en heures probables de routes.

Les routes du Sri Lanka

 

 

On roule à gauche !

 

 On roule du « mauvais côté de la route, soit à gauche. Cela dit, on perd souvent ses repères, car dans certaines rues encombrées, nous avons vu tuk tuk, motos voire camionnettes se faufiler là où il y avait de la place, et s’il faut pour cela rouler en sens inverse de la circulation, au diable le « système impérial » ! Néanmoins, je vous déconseille d’en faire autant…

Une orchestration endiablée !

Dès la prise en main de la voiture qui se fait en général à Colombo ou dans sa banlieue, le chauffeur doit se concentrer sur une circulation grouillante et bruyante. Les feux clignotants des véhicules sont relégués aux oubliettes pour leur préférer le klaxon. « Attention je tourne », « attention je double », « attention je suis le bus et je passe même s’il n’y a pas de place », « attention je suis un tuk tuk je te passe devant en sens perpendiculaire et inverse de la route » … Le klaxon utilise une foule de sonorités qu’il faut déchiffrer sans délai.

 

Sri lanka - routes - bouchon_01

Priorité absolue aux bus !

Le système de priorité ne fonctionne pas tout à fait comme ailleurs, du moins sur le terrain, car j’imagine qu’il y a un « code de la route » inscrit quelque part. Les priorités ne sont pas régies par un droit de passage pour un véhicule venant de droite ou de gauche, mais par « Je suis le plus gros, le plus bruyant et je passe! ». Il en est ainsi des bus! Ne cherchez pas à savoir s’il vient de droite, de gauche, vous voyez un bus, laissez-le passer. Si vous ne vous exécutez pas rapidement, il vous le fera comprendre !

Petit conseil avisé : vous voyez un bus dans le rétroviseur, la circulation en sens inverse ne permet pas qu’il vous double. Mordez sur le bas côté ! Situation vécue, un bus en face, un bus derrière et un bus au milieu qui double le premier sur une voie ne comprenant que deux bandes de circulation et en plein virage. Rien ne les arrête, ils arrivent à créer de l’espace, là où il n’y en a pas, de vrais magiciens!

Lorsque vous suivez un bus, n’oubliez pas qu’en plus de cette conduite audacieuse, ils ne s’arrêtent pas forcément pour faire monter et descendre ses passagers. Il continue de rouler à petite allure et les mamies, papys se débrouillent pour sauter en marche! Gardez donc vos distances, ne pensez pas le doubler lorsqu’il ralentit, car aussitôt les passagers débarqués, il repart en trombe dans un grand nuage noir!

Dépasser c’est passer !

Autre pratique, il ne semble pas y avoir de restriction au dépassement d’un véhicule, quelle que soit sa taille. Dans les virages acérés ou sur les routes aux lignes blanches continues il semble qu’il soit « permis », « toléré(?) » de doubler.

Il y a relativement peu de voitures particulières sur les routes, les véhicules les plus fréquents sont les motos où l’on peut voir jusqu’à 5 passagers, les tuk tuk, les bus, les véhicules utilitaires et les camions de toutes les tailles. Quant aux voitures, dans la grande majorité, elles servent aux touristes qui ont choisi le « road trip avec chauffeur ».

Carrefours, signalisation

Nous avons vu très peu de feux de signalisation fonctionner. Il faut donc se lancer… Si vous hésitez la sanction est immédiate, coups de klaxons!

Sri lanka - routes - bus_01

panneauxPanneaux de signalisation

Les panneaux de signalisation sont, quant à eux « endémiques » au pays. Les panneaux de vitesse sont légion, et ne ressemblent en rien aux nôtres, mais à vrai dire, vous ne dépasserez pas le 60km/h, avec des pointes à 70, mais en général, votre moyenne se situera bien au-dessous. Car sous des dehors d’une circulation endiablée, les Srilankais (hors bus!) ne roulent pas trop vite. Les routes ne le permettent pas : peu de lignes droites, sauf dans l’Est et le Nord.

Le triangle jaune vous annonce tout ce qui peut se trouver sur la route, notamment les animaux : chiens, tortures, serpents, singes, buffles, vaches, et le plus gros de la troupe : l’éléphant. A remarquer, alors que nous voyions dans les Antilles beaucoup d’animaux morts sur les routes, au Sri Lanka ceux-ci ne sont pas victimes de la circulation. On a même vu un chien se positionner en travers de la route, pour laisser passer une tortue.

De manière générale, le Srilankais est tellement respectueux de la vie, que malgré sa conduite débridée, il épargnera toujours le règne animal.

Quant aux indications, afin de trouver « la cascade », « le temple », … elles sont souvent illisibles au commun des Européens.

Sri lanka - route - tortue - chien

Etat des routes

Les grands axes sont de bonne qualité dans la moitié sud. Dès que l’on s’en écarte, les routes de terre battue peuvent prendre le relais, les petites routes au bitume abîmé aussi. Le centre est montagneux, donc ça tourne et ça grimpe ou ça descend. L’Est et le Nord est sillonné de grands axes linéaires, mais les nids de poule très nombreux, ou les déformations de la chaussée demandent vigilance. La circulation est dense au sud, au centre et à l’ouest tandis que nous avons roulé sur des axes déserts dans le nord-est.
A noter cependant que des grands axes ne présentent que deux bandes à sens contraire. Les routes secondaires sont très étroites et l’on prie pour ne pas y croiser un bus.

Barrages de police ou militaire

Toutes les routes sont entrecoupées de barrages filtrants. En général il suffit d’exécuter un gymkhana entre les barrières et de poursuivre la route, sous l’oeil engourdi d’un garde en arme. Sur 29 jours, nous ne pouvons pas dire que nous avons été vraiment contrôlés. Bien qu’à deux reprises, des policiers, militaires nous ont fait signe de nous arrêter. Chaque fois que j’ai fait mine de chercher les papiers, ils ne les ont pas regardés, ils voulaient surtout savoir d’où nous venions, et si nous aimions leur île. Leur anglais était très pauvre, et mon accent ne les a pas beaucoup aidés, mais les sourires ont toujours fait preuve de traducteurs instantanés.

Ces barrages existaient lors de la guerre « civile ». Par la suite, ils s’étaient allégés, et lors des attentats de Pâques 2019, ils ont été réinstaurés, pour contrer une éventuelle recrudescence de la violence. Nous sommes partis avant le Covid-19, mais il est vraisemblable que le couvre-feu instauré en guise de confinement a redonné de l’importance au rôle des militaires et aux barrages.

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Atmosphère cordiale

Nous avons été surpris de ne pas assister à un seul accrochage sur tout le voyage.
Chance?
Peut-être.
Mais dans les circonstances décrites, il faut ajouter un paramètre important : le tempérament srilankais. Malgré qu’ils vous klaxonnent dans les oreilles à tout bout de champ, ils restent bienveillants. Le klaxon est plus un mode d’expression que le révélateur d’une impatience.

 

Sri Lanka
LE CONSEIL le plus important AU SRI LANKA : Ne vous fiez pas au GPS !

Vous me direz qu’à cela ne tienne, aujourd’hui nous embarquons tous sur nos téléphones des cartes routières et le GPS nous aidera.

Pas vraiment !

Méfiez-vous du GPS

Dès le troisième jour de conduite, nous nous sommes retrouvés, à cause de mademoiselle Google-GPS, dans une situation plutôt gênante! Une roue à l’air libre, le châssis posé sur le rebord d’une haute marche, le tout, sur un pont à Tuk Tuk. Vous me direz qu’on aurait pu faire attention, que dès que nous nous sommes engagés, nous voyions bien que ce pont était particulièrement étroit.
Pour notre défense : deux arguments … voire trois!
Primo, Madame GPS l’exigeait de sa voix si sûre d’elle.
Secondo, dans la circulation intense de cette ville, nous nous faufilions entre tuk tuk, bus et klaxons. Le GPS nous indiquait une première direction « en sens unique et pas pour nous » que nous avons évité de justesse. Voyant que nous n’obtempérons pas, madame GPS insiste et nous renvoie sur une voie interdite. Quand enfin, elle nous trouve une voie que nous pouvons prendre, nous nous engageons.
Tertio, certes le pont était particulièrement étroit, mais non seulement nous ne savions pas qu’il y avait des ponts dédiés aux tuk tuk, mais nous avions assistés depuis trois jours a tant d’aberrations et d’incohérences de la circulation, que cela ne nous a pas paru si « étrange ».
Jusqu’à ce que la voiture s’immobilise.
Heureusement que les Srilankais sont indulgents. Un groupe hilare est immédiatement venu nous prêter assistance. L’un d’entre eux a pris le volant, à la place de Dom, d’autres sont allés chercher des pierres, pour permettre à la voiture de trouver une assise, et surtout, ils ont carrément porté le véhicule pour le dégager. Ils ont exécuté ce sauvetage avec une rapidité de l’éclair, qui n’a pas permis à la police de découvrir la fâcheuse posture dans laquelle nous nous étions mis. J’imagine qu’un officiel passant par là, nous aurait mis au banc, et le voyage aurait pu virer court dès le troisième jour.

 

Un énorme merci à tous.

 

Lorsque nous avons raconté notre fausse manoeuvre à notre ami Tharaka, il a ri, et nous a raconté qu’un de ses amis s’est retrouvé une nuit, à moto face à un mur tandis que le GPS lui disait de continuer sur cette route.

Ouf, l’honneur est sauf !

Sri Lanka - route

Conclusion

Rouler à Sri Lanka n’est pas un long fleuve tranquille. Ce qui rend la conduite difficile c’est que « ça grouille » en permanence, tout peut arriver de partout à n’importe quel moment : voiture, bus, tuk tuk, animal, piéton… Les routes du Sud, du centre et de l’ouest demandent une vigilance de chaque instant. Dans l’Est et le Nord par contre, la circulation est beaucoup moins dense, voire inexistante à certains endroits, mais si là, les routes sont droites, sans un virage pendant des kilomètres, elles sont en revanche beaucoup plus cabossées. Donc si je résume : la moitié sud de l’île a de bonnes routes encombrées et zigzagantes, la moitié nord-est plus tranquille, mais les routes sont pour la plupart mauvaises.

Néanmoins, lors d’un prochain retour au Sri Lanka, nous choisirons encore la liberté, et la location d’une voiture à tout autre mode de voyage, nous éviterons, c’est certain, les ponts à tuk tuk!

Routes du Sri lanka

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