POLYNESIE : rétrospective deux ans d’escale, MOOREA

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

22 mars 2012

Bonjour,

Après cette longue, très longue escale à Tahiti, nous reprenons la mer, sur une très courte distance pour retrouver la petite soeur Moorea. Ces deux îles se complètent. L’une dense, intrépide, trépidante, cachant en son sein des vallées et des monts inextricables. L’autre, tranquille, voit les jours passer à leur rythme, sans agitation, presque sans bruit. Elle laisse quelques ouvertures dans ses forêts pour atteindre de belles cascades, des vallées regorgeant de fruits de la passion, des chemins d’ancêtres. Pour autant, elle garde de belles parts d’elle-même secrètes et c’est l’un de ses charmes. Moorea, la muse des peintres a été choisie pour tourner l’un des derniers Bounty avec le beau, très très beau Mel Gibson en 1981. Les baies du nord sont grandioses, les montagnes aussi crénelées que les remparts d’un château fort. Moorea la paisible se peuple, et devient la banlieue de Tahiti, les usagers préférant traverser chaque jour le canal interîle en bateau rapide plutôt que de subir les sempiternels bouchons de Papeete.

Nous ne comptons plus les jours, alanguis à l’ancre dans le lagon de Vaiare à regarder chaque matin les dauphins à long bec s’ébattre autour du bateau. Nous ne pouvons chiffrer notre temps d’escale à Opunohu, car Moorea fut notre point de rappel entre les îles sous le vent et les îles du vent. Nous avons délaissé peu à peu, le mouillage de Punaauia, surchargé de bateaux-maisons aux équipages qui ont choisi la vie de « métro-boulot-dodo », pour Moorea aux allures de province retirée, où la paix est si dense qu’on se demande parfois si le temps n’a pas subi un charme de marabout pour s’y arrêter définitivement.

Puis, Moorea nous retient, par toutes les amitiés qui s’y déclarent, d’abord Loanna, et Mamy Rita, puis Fifi et Philippe, Luc et Nat, Heirami, Stef et Béa… Nous nous y sentons comme « chez nous », toujours accueillis à bras ouverts, grands sourires et jamais de sujet de discussion ne manquent.

Moorea ne sera pas seulement pour nous une île fleurie, agréable par ses paysages si particuliers, son lagon si lumineux. Moorea restera pour nous, l’île des belles rencontres, sans nul doute, celle que nous laissons dans notre sillage avec le plus de difficulté.

Voici quelques photos inédites
Nous nous retrouverons demain, pour le plaisir de prolonger cette escale
Nat et Dom
Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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