MOOREA : une drôle de bête !

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

22 janvier 2012

Bonjour,

En nous baladant dans le lagon, nous avons trouvé sur notre chemin une drôle de bête!

Elle se hisse avec lenteur sur le récif, d’une forme ovoïde et hérissée, nous n’étions pas rassurés à sa vue. Elle inspire de funestes pensées. Par précaution, nous l’avons caressée de l’objectif, sans pour autant la toucher. Heureusement, car en rentrant nous avons cherché sur Internet et nous avons trouvé qu’elle s’appelait « acanthaster pourpre » ou Acanthaster planci. Ce nom n’est pas dangereux en soi. Mais, elle pourrait sans sourciller endosser le rôle principal d’un film qui s’intitulerait « exterminatrice sans scrupule ».

« L’acanthaster est une sorte d’étoile de mer, de la famille des Acanthasteridae, de la classe des Valvatida (anciennement Spinulosida). Elle est aussi appelée « couronne du Christ » ou « couronne d’épines » ou encore « coussin de belle-mère ».
Cette espèce carnassière vit dans les écosystèmes coralliens de la zone tropicale du bassin Indo-Pacifique. »

« Elle se nourrit presque exclusivement de corail. »
La vilaine! Il paraît, du dire des insulaires, que c’est la plaie du lagon! Ils nous ont également défendu de la toucher, car cette espèce est hautement toxique pour l’homme.

Ces conseils sont confirmés par l’encyclopédie Wikipédia : « De dimensions imposantes, de couleurs et de morphologie variables, elle est dotée de piquants dont le venin, qui provoque la nécrose des tissus, est toxique pour un grand nombre d’espèces, l’homme y compris, ce qui lui fait craindre peu de prédateurs. Sa capacité de reproduction est très importante, les femelles pouvant produire plusieurs dizaines de millions d’œufs par saison. Les larves, planctoniques, sont particulièrement mobiles, et peuvent dériver sur des centaines de kilomètres.

L’acanthaster est ainsi connue pour être localement une espèce invasive à fort potentiel de destruction sur les récifs coralliens, dont elle consomme les polypes en grande quantité, et elle a fait l’objet de tentatives d’éradication dans certaines régions du monde telles que le Japon ou l’Australie. Les facteurs à l’origine de ces invasions sporadiques des récifs par cette étoile de mer sont encore à l’étude en 2011. »

Pourvu qu’on en vienne à bout! Elle va détruire tout l’écosystème si elle prolifère au rythme actuel. Cependant, à notre humble niveau d’observation, nous n’en voyons que rarement. Espérant que les chiffres alarmistes des encyclopédies soient inférieur à notre niveau de positivisme.

A plus, pour d’autres nouvelles des îles
Nat et Dom
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