NAVIGATION au large de Moorea

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

16 janvier 2012

Bonjour,

Après toute cette eau qui révèle la beauté de la forêt insulaire, au dernier soir du déluge, le soleil s’immisce dans l’épaisse masse nuageuse. D’un très subtil de rose, de mauve et d’orange, il dessine les contours des monts environnants. Cette lumière revenue… cette polychromie retrouvée nous donne des ailes et dès le lendemain nous levons les deux ancres qui n’ont pas été de trop pour tenir notre Étoile en bonne place dans le lagon durant le passage de ce que les Américains ont nommé la Dep 04…

La passe est encore bien agitée. De grosses vagues molles bousculent notre Étoile, qui n’a rien de la goélette de 300 tonnes qu’est le Robert C’Seamans et qui pourtant se faisait « bouléguer » de plus plus belle, il y a quelques jours à peine. Ainsi, notre Étoile passe chaque vague, et enfonce son étrave vers le large. De loin notre mât doit sembler plus chahuter encore que les photos livrées il y a quelques jours de la goélette. Peu importe… nous trouverons plus de stabilité à la voile qu’au moteur! Dès que la bouée verte (il manque toujours la rouge, je le signale, on ne sait jamais qu’une bonne âme la rapatrie à sa place?) est passée, nous coupons le moteur, les voiles prennent un petit vent, petit, léger, à peine suffisant, et pourtant, il nous tire au bon plein six milles au large pour un premier bord contemplatif.
Oui contemplatif!
Les formes de Moorea sont si extraordinaires, qu’elles en deviennent hypnotiques. Une dent de requin, un mamelon pointu, un crénelage de château fort, des herses verdoyantes… L’imagination n’a de cesse de couver cette physionomie unique.

Six milles nautiques pour un seul bord. Certains diront que nous rallongeons démesurément notre route. Et pourtant, au large la mer s’est tassée, la brise s’est levée, notre Étoile s’ébroue, elle se dégourdit la dérive! Le ciel encombré au matin avait déversé un grain à 30 noeuds. Et là, il s’assagit. D’une timide trouée bleue jaillit un ciel d’azur à peine frangé de nuages d’alizé. Le vent s’établit 15 noeuds au maximum. On a peine à croire qu’il y a vingt-quatre heures on se payait des poussées d’adrénaline dans chaque grain!

UN BONHEUR
un BonHeur (avec un B majuscule et un Grand H)

Tellement fort, que ce bord, on se demande pourquoi on ne le pousserait pas jusqu’aux Tuamotu?
Pourquoi pas???
Ha ben, oui, Dom n’aime pas trop les Tuamotu.
Bon Ben, on aime tous les deux les îles de la Société, on vire de bord!

Le courant nous devient favorable, le vent portant, nous filons 5 noeuds, pointes à 6 vers la passe de Vaiare.
À l’entrée, un cortège de dauphins nous attend… Mais cela, je vous le réserve pour demain, car pour aujourd’hui, vous avez droit à une virée au large sur notre Étoile…
À plus, Nat et Dom
Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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