BENITIER merveille du lagon

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Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarquer sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

27 octobre 2011

Bonjour,

Nous avons tous des idées qui trainent dans les tiroirs de nos rêves. Moi, j’associais la Polynésie aux bénitiers. Mon rêve était de voir ces animaux colorés accrochés au récif. Le premier que j’ai vu était vide, il s’est offert à moi en souvenir aux Tuamotu. Puis, d’île en île, nous en avons rencontré sous la surface de l’eau. Je ne me lasse pas d’observer ce qui est considéré comme le plus gros coquillage du monde pouvant mesurer jusqu’à 1.5 m et peser 250 kilos. Je n’ai vu aucun spécimen de cette taille, j’ai pensé que nous n’en verrions jamais, tant « on nous avait dit » qu’ils avaient été pêchés, pour leur chair, leur coquille transformée en nucléus insérés dans les huîtres pour qu’elles offrent les perles dites de Tahiti…

Mais il faut toujours se méfier des « on-dit que ». En réalité nous en avons observés des quantités, de l’infiniment petit aux tailles moyennes. Ce gros mollusque bivalve ou « Tridacna gigas » a été surnommé bénitier, en raison de son utilisation première dans les Eglises. Cette espèce comestible a été mise sous haute surveillance, car elle a frôlé de près la voie de l’extinction. Aux vues des quantités observées, il semble que ces précautions fonctionnent.

Une question me taraude tandis que nous nageons en les observant : « comment, ce mollusque parvient-il à insérer sa coquille dans le ciment du récif? »

Le « bébé » bénitier secrète une touffe de filaments qui se faufile au travers de la charnière de la coquille, et fixe celle-ci aux fonds sous-marins. Après cette « installation », le bénitier n’effectuera plus aucun déplacement. Autour de lui, les coraux, éponges, algues grandissent et procurent un écran qui dissimule la coquille dont seuls les bords supérieurs dépassent. Le manteau brillant et coloré déborde des deux valves, laissant apparaître des teintes irisées de brun, jaune, rouge, vert, bleu électrique, bleu sombre…

Ces animaux filtrent l’eau en permanence au moyen de deux siphons visibles dans l’entrebâillement au coeur du manteau. Ils se nourrissent d’organismes microscopiques en suspension dans l’eau, essentiellement du phytoplancton. Ils vivent au sein du récif corallien peu profond de 50cm à 15 mètres.

Le bénitier est hermaphrodite. Le tridacne démarre sa vie en tant que mâle, et il la finit en tant que femelle. « Les ovules et les spermatozoïdes sont rejetés dans le milieu externe par des mouvements de contractions qui durent deux à trois minutes. La reproduction est fixée sur le cycle lunaire, et se déroule durant la pleine lune, la nouvelle lune et le dernier quartier. »
(extrait de : http://www.pratique.fr/benitier-plus-gros-coquillages.html)

A plus, pour la suite de la saga des ISL
Nat et Dom
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