En route pour la Terre des Himbas

» Publié par sur 17, Mai 2018 dans Afrique, Album, Namibie, Vidéo, Voyage | 10 commentaires

En route pour la Terre des Himbas

Au programme : rencontre avec les Himbas. Le peuple à la peau rouge ! Nous suivons Marius dans sa « mission » humanitaire auprès des villages de la région. Nous découvrons l’envers du décor, les bouleversements qui métamorphosent les moeurs de ce peuple dont l’organisation basée sur la richesse de leur bétail semblait immuable. Outre ces réalités crues, nous rencontrons des personnes attachantes, inoubliables qui méritent un avenir dans la continuité de leur vécu séculaire. En route!

 

Bonjour,

Aujourd’hui, nous partons avec Marius vers plusieurs villages Himbas. Nous embarquons dans la jeep du millet, des tôles ondulées, des portes, des serrures et des cadenas (?) Nous restons quelque peu narquois quant à ce choix « humanitaire »…

Quoi de plus normal lorsqu’on voyage dans un pays que d’aller à la rencontre des peuples qui le composent? Marius nous offre un sésame inespéré pour découvrir ce peuple dans les meilleures conditions.

 

Vu de loin, un village traditionnel himba ressemble « au clan des irréductibles ». La haie qu’ils forment en cercle autour des huttes est faite de plusieurs couches d’épineux, infranchissable pour les prédateurs en quête de leur bétail plus facile à attraper que les herbivores sauvages

 

Depuis que nous sommes arrivés en Namibie, nous avons rencontré des expats, des Namibiens blancs, des Ovambos, des Namas, des Bochimans (Sans), des Damaras (la Namibie compte 11 ethnies, douze langues et 25 dialectes). Dans le Kaokoland nous sommes en Terre himba ethnie qui fait partie du groupe des Héreros. Si nous avons croisé les autres ethnies par hasard, cette rencontre-ci demandait de la vigilance. En effet, lors de la préparation de l’itinéraire en Namibie, à la lecture des expériences des voyageurs qui nous ont précédés, j’ai découvert la notion de « Zoo Humain ». Il était hors de question d’encourager cette pratique « inhumaine »!

 

Dans l’un des villages, les enfants, pas habitués à voir des étrangers se blottissent dans les bras des plus grands. Chez les Himbas, les mamans s’occupent de leur bébé jusqu’à ce qu’il soit sevré, puis les enfants plus grands prennent en charge les cadets.

 

Reprenons l’exemple des Sans. Ces derniers, comme je l’ai expliqué lors de nos rencontres avec ce peuple, travaillent, pour la plupart, dans les lodges. Dans leur journée de travail, ils incluent une part de « mise en scène ». Ils présentent aux visiteurs leur vie d’antan. D’autres Sans, qui ne travaillent pas dans les lodges se sont associés dans les « living museum » (les musées vivants). Ils choisissent des régions où étaient établis leurs ancêtres, aujourd’hui sur la « route » des voyageurs. Le site choisi leur sert de « théâtre », où ils redonnent vie aux us et coutumes de leurs ancêtres. Les Sans monnaient bien évidemment leur propre prestation, ce qui permet à toute une tribu de vivre décemment. Une manière originale à la fois de ne pas oublier et de partager. Un moyen intelligent de rendre « utile » l’argent des voyageurs pour lesquels il est plus agréable de vivre en pleine nature un bout d’Histoire que d’accéder à ces connaissances sur papier glacé! L’échange avec les Sans a toujours été instructif et libre.

 

Les himbas d’aujourd’hui, à la lisière entre deux mondes. Des morceaux de voiture qu’ils ne possèdent pas traînent entre les huttes et servent de « fauteuil » … Mais le plat traditionnel est toujours préparé à même le sol, dans des pots coutumiers.

 

Himba… que devient ton peuple ?

Pour les Himbas, l’approche est totalement différente. Sans doute parce que certains clans vivent aujourd’hui encore au quotidien leurs moeurs ancestrales, tandis que d’autres se sont rapprochés des villes, comme les papillons sont attirés par la lumière la nuit. Ceux qui partent « à la ville » quittent leur plus grande richesse : le bétail. Marius nous expliquait qu’il leur suffisait de vendre quelques bêtes pour réunir en peu de temps des sommes rondelettes. Mais, n’ayant pas reçu l’éducation nécessaire pour gérer un budget, ce qui « sur pied » ressemble à une réelle richesse renouvelable leur brûle les doigts lorsqu’elle est transformée en billets. La majorité de ces « chercheurs de lumière » sont des hommes. Ils laissent leurs femmes, enfants au village. Ces derniers s’occupent du bétail et assurent ainsi le train de vie de « Monsieur » qui revient au foyer propager le sida.

 

Dans les villages peu d’hommes. Ils passent leur temps à traîner à la ville …

 

Un autre facteur de métamorphose de la vie des Himbas est l’école. En allant à l’école, les enfants quittent leur apparence d’Himba (corps rouge, nudité) pour endosser les vêtements « made in China ». Très peu d’entre eux reviennent par la suite vers les traditions séculaires. On pourrait se dire « c’est l’évolution normale de ce siècle ». Ils ont droit à l’éducation. D’après Marius, la réalité est toute autre, les himbas fraîchement sortis de l’école, ne trouveront pas ou que très rarement un travail décent capable de les faire vivre dans une ville (loyer, se nourrir, se vêtir, assurer un minimum). S’ils ne retournent pas dans leur village d’origine et choisissent de « rester en ville », il y a de fortes chances qu’ils « finissent dans la rue ». Rentrer au village assure leur subsistance, mais pas l’accès aux « nouveautés » qui les appâtent!

 

L’école habille les himbas et change leurs aspirations

 

La naissance des Zoos

L’alcool, la drogue … et le sida, voilà le cocktail dévastateur qui abreuve la société himba ( tout comme bien d’autres communautés). Pour financer leurs excès, certains himbas ont eu l’idée d’exploiter le filon touristique. Ils ont appris des langues étrangères à l’école, ils se servent de ces connaissances pour assurer l’interface entre les voyageurs et « leur famille » qu’ils présentent comme on exhiberait l’animal étrange dans la cage d’un zoo… Les Himbas ne sont pas les seuls, et peut-être même pas les instigateurs de cette pratique, puisque certains tour-opérateurs ont mis en place le même schéma. Les villages sont le théâtre d’un défilé quotidien où les protagonistes las de voir sans cesse défiler des étrangers s’en désintéressent, blasés d’être épiés !

 

Les coiffures et les bijoux jouent un rôle majeur chez les Himbas ; ils indiquent l’âge et le statut social au sein de la communauté. Un enfant aura généralement la tête rasée ou une petite houppe de cheveux au sommet de la tête. Plus tard, cette houppe sera sculptée en une tresse qui s’étend vers l’arrière de la tête pour les garçons, tandis que les jeunes filles auront deux tresses qui s’étendent en avant vers le visage et se retrouvent dans une position parallèle aux yeux.

 

Faut-il renoncer à rencontrer les Himbas?

J’ai failli renoncer à aller à la rencontre de ce peuple. Puis, nous avons rencontré Marius. Il a eu la gentillesse de répondre à toutes mes questions, et surtout d’exposer la situation sans fard des Himbas. Il nous a confirmé tout ce qui a été énoncé plus haut. Pour lui, l’école n’a pas rendu service à cette communauté. À quoi cela sert-il d’éloigner un peuple de ses valeurs, de lui en enseigner d’autres si ces dernières les cantonnent à vivre dans la rue d’échecs, de mendicité, d’alcool, voire de drogue et de prostitution ?

 

Les femmes himbas méritent un grand coup de chapeau ! Gardiennes des traditions, du bétail (richesse du peuple) … Sans elles, plus rien ne subsisterait de ce peuple. Ce sont les derniers remparts d’une disparition annoncée …

 

Il a ajouté à tout cela l’aberration des aides humanitaires. Pour exemple, parmi tant d’autres, la communauté européenne s’est targuée de vouloir équiper les Himbas de toilettes ceci afin d’enrayer le choléra. Les Himbas depuis des siècles « font » dans la nature qui est vaste et donc sans qu’il y ait d’endroit malpropre. Tout est réparti sur de larges étendues. De plus pour que l’épidémie se répande, il faut de l’eau… Or nous sommes dans l’un des déserts les plus arides du Monde ! Ainsi, nos villages Himbas se trouvent affublés d’horribles cagibis en tôles ondulées qui défigurent leurs villages. Mais les Himbas créatifs leur ont néanmoins trouvé une utilité ! Ils continuent à « s’épurer » dans la nature, mais les réduits leur servent de placards où ils abritent leurs affaires.

 

Derrière ce petit garçon les « installations » européennes dans la région

 

C’est là que notre Marius intervient! Les Himbas partis à la ville reviennent régulièrement vers leur famille afin de les dépouiller de leurs effets (objets traditionnels) et de les négocier en ville. Les « toilettes » européennes leur servent donc de coffres de sûreté. Mais afin de les sécuriser, il faut des cadenas. Et c’est en arrivant au premier village que nous comprenons cet apport qui au départ nous paraissait cocasse. Ce peuple vivait autrefois dans des huttes dont l’ouverture restait béante, et il doit aujourd’hui façonner des abris qui admettent des portes, même les huttes traditionnelles ont aujourd’hui des fermetures!

 

En arrière plan une hutte au toit de paille cache une tente quéchua, en avant plan, les maisons fermées des himbas d’aujourd’hui. … Les murs des deux huttes sont faits en bouse de vache appliquée sur des branchages fichés dans le sol.

 

Marius, avec ses maigres moyens, poursuit son oeuvre et délivre aux Himbas le millet, les tôles, les portes et les cadenas…

 

Distribution de millet

 

La rencontre

Lorsqu’il arrive dans un village, Marius est accueilli par de grands sourires. Les enfants accourent, puis les femmes dans de grands éclats de voix l’interpellent. Lors de notre séjour, nous avons rencontré peu d’hommes. Ceux qui étaient là étaient habillés « chinois », de « passage » avant de reprendre leur vie de « nomades ». Tout le monde se presse autour de sa voiture. La distribution commence.

 

Tous viennent saluer Marius, et réceptiponner ce qu’il leur apporte.

 

Visiblement, les familles ne savaient pas que des étrangers l’accompagneraient. Marius n’emmène jamais les hôtes de son camping au même village. Afin de faire profiter chaque village de la venue d’étrangers, mais également pour éviter que les Himbas s’habituent aux visites et n’en viennent à « attendre » le touriste et de se figurer que « blanc=argent ». Il n’est d’ailleurs pas question de payer une entrée dans les villages, tout se fait avec humanité et respect.

 

Accueillis par les enfants, ils jouent de charme et d’affection…

 

Les enfants sont les premiers à nous remarquer, je passe un grand moment avec une jeune fille qui me prend la main, et m’emmène partout. On se comprend par échanges de sourires. Dom est accaparé par un bout de chou adorable. Et nous déambulons dans le village. Puis une jeune femme me prend en sympathie, et là … J’oublie les turpitudes qui affectent le peuple himba, et je vis comme eux, du temps présent. De leurs sourires et des échanges que nous permettent les traductions de Marius. Les enfants réclament des photos. Ils posent et nous abreuvent de regards profonds. Des instants précieux vécus intensément.

 

Dom est adopté!

 

Une vieille femme interpelle Marius. Elle veut que nous pénétrions dans sa hutte. Elle nous montre son « écrin » de maquillage. Ce sont des récipients façonnés dans les cornes de leur bétail. Ils contiennent l’onguent qu’elles s’appliquent quotidiennement. Les femmes himbas ne se lavent pas à l’eau. En plein désert, l’eau ne sert qu’à s’abreuver et à cuisiner. Se doucher est une ineptie pour elles. A la place, elles s’enduisent de graisse de chèvre mélangée à de l’argile rouge, elles prennent des « bains » d’encens qu’elles brûlent dans leur hutte. C’est leur notion de l’hygiène, de la beauté et de la protection solaire. Nous sortons de cette « intimité » tachés de rouge et embaumant l’odeur âcre de la graisse.

 

Une vieille femme himba entreprend de nous enduire de l’onguent fait de graisse de chèvre et de terre rouge.

 

Notre visite s’éternise, et les jeunes femmes sortent leur artisanat. Elles exhibent différents ustensiles et les colliers qu’elles portent aux différents stades de leur vie. Elles ont sculpté des poupées à leur effigie, portant le pagne en peau de chèvre. Les femmes himbas lorsqu’elles observent la tradition entourent leurs reins de plusieurs couches de peau qui fait une très jolie « mini-jupe ». Elles restent « topless » et portent des colliers. La bienséance veut que les chevilles restent cachées. Des bijoux faits de têtes de clou enchâssent le bas de la jambe et respectent ainsi leur pudeur.

 

Le tenue typiquement himba pour les femmes : chevillères, jupe de peau, colliers et plastrons, coiffe fait de cornes de leur bétail.

 

Vient l’heure de prendre congé de nos hôtes… Très émouvant ! 

Nous partons vers d’autres villages, distribuant toujours ici une porte, là une tôle, partout du millet.

 

Dans l’un des villages, Marius prend en stop cette jeune femme . Les Himbas sont des pasteurs semi-nomades et se déplacent d’un point d’eau à une autre. Cela ne les empêchent pas d’apprécier de se déplacer en voiture …

 

En chemin, Marius nous présente ce qui serait la plus grosse et la plus vieille termitière de la région. Paraît-il qu’une termitière ne dévoile qu’un tiers de sa construction ? Tout comme l’Iceberg, les fondations sont conséquentes et invisibles. Celle-ci aurait 600 ans ?

 

Une termitière énorme qui aurait 600 ans (?)

 

Dernier village himba. Quelques huttes, dont l’une est en construction. Des enfants, deux femmes adultes et pas d’hommes. L’une des deux femmes est habillée « chinois », tandis que l’autre ne porte pas la jupe de peau, mais une couverture autour des reins. La tradition se perd, même dans les parties les plus reculées du désert! La jeune femme construit sa maison, elle attend une porte que Marius lui apportera la prochaine fois. Nous communiquons toujours au travers des traductions de Marius. Elle s’établit et je demande à Marius comment nous pouvons l’aider. Comme si elle avait compris mon message, elle ôte son collier de son coup et me le tend. Je regarde Marius l’air interrogateur. Il me dit de donner ce que je pense juste. Et nous voilà à initier la cagnotte de cette jeune femme…

 

Les quelques billets que nous donnons à cette jeune femme l’aideront à finir sa maison.

 

Nous quittons la région l’esprit embrouillé de très belles images, d’émotions vives et sincères, mais également conscients que les peuples d’Afrique sont en péril depuis fort longtemps et que l’intrusion de « l’homme blanc » n’y est pas étrangère…

 

La suite en photos

(Toutes les photos, y compris celles du texte, sont disponibles en grand format, il suffit de cliquer dessus) 

 

A notre arrivée dans le village, Marius demande si nous pouvons photographier les habitants. Chacun trouve la pose, au début, les rapports sont un peu « coincés » avec les adultes.

 

Peu à peu, nous sommes acceptés et les enfants nous attirent vers leur mère. ils veulent « leur » photo de famille . 

 

Puis, une jeune femme vient vers moi, Marius traduit ce que je lui dis et inversement… 

 

Photo de famille … 

 

La vraie hutte himba et la jeune femme habillée telle que la tradition existe depuis des siècles 

 

Néanmoins, quelques ustensiles modernes sont inévitables 

 

Jeune homme affairé 

 

Marius parle le himba, ce qui facile grandement nos échanges

 

Ce jeune homme faisait des tours avec son chien, jusqu’à ce que je comprenne qu’il voulait que je les photographie ensemble 

 

Les Himbas se nourrissent de bouillies. Au lever et au coucher du soleil, ils mettent de l’eau au feu, attendent jusqu’à ce qu’elle bout, puis y mettent de la farine. Parfois, ils y ajoutent de l’huile et la nourriture est servie. Ils utilisent principalement de la farine de maïs, qui peut être remplacée par du mahangu (millet à chandelles), une culture très populaire dans la région. Lors des cérémonies spéciales, comme les mariages, les Himbas mangent de la viande. (Source : https://thisisafrica.me/fr/2017/03/29/2546/)

 

petit bonhomme espiègle, hypnotisé par mon appareil ne cessait de se mettre au premier plan. Le jeu : regarder sur l’écran le résultat… et recommencer, encore et encore 

 

Quoi de mieux qu’une discussion entre copines ? 

 

Fier de me montrer un bout de tissu, d’après Marius l’Europe leur envoie pas mal de vêtements, couvertures … 

 

Prendre la pose et regarder le résultat sur l’appareil… rien de plus amusant ! 

 

Installée sur une jante, elle coud, prépare le repas, nourrit son gamin, et fabrique quelques bijoux… tout en discutant des derniers potins avec Marius, ou les enfants qui vont à l’école à la ville 

 

Installée sur une jante, elle coud, prépare le repas, nourrit son gamin, et fabrique quelques bijoux… tout en discutant des derniers potins avec Marius, ou les enfants qui vont à l’école à la ville 

 

Patiente, elles nous laissent faire un tour minutieux du village

 

Mais, elles installent les objets qu’elles fabriquent et nous épient dans un grand sourire

 

L’intérieur d’une hutte

 

Le petit passe la porte, intrigué par « ces étrangers » … voyez la porte de la hutte, c’est du sérieux ! 

 

Dans un nuage d’encens qui purifie les peaux… c’est leur façon de se doucher

 

Cette photo a été interdite sur Face Book, trouvée indécente à caractère sexuel !!!! Des associations de femmes africaines se battent sur le Net pour enfin pouvoir se publier telles qu’elles sont ! 

 

Scène typique de village Himba

 

 Le peuple est polygame, et l’homme himba moyen a deux femmes. Ils pratiquent des mariages précoces arrangés, qui sont illégaux en Namibie, et les conjoints sont choisis par les pères des filles.

 

Cette femme me présente sa collection de poupée himbas… 

 

Une vie tranquille, où les femmes gardent le bétail, avec leurs enfants 

 

 

Ces deux femmes sont cousines. Le peuple Herero de langue bantoue, originaire d’Afrique centrale s’est installé en Namibie vers le 17e siècle. Les femmes avant l’arrivée des Européens étaient sans doute vêtues comme la femme himba à gauche. « Au XIXe siècle, les premiers Européens débarquent en Namibie ; d’abord des marchands, qui échangent des habits contre du bétail, puis des missionnaires, qui forcent les Hereros à porter robes et costumes victoriens. A la tête du pays dès 1884, l’Allemagne coloniale réprime dans le sang la révolte des Hereros de 1904 à 1907. Près de 80 % de la population meurent, notamment dans des camps de concentration, ce qui selon certains historiens constitue le premier génocide du XXe siècle, et préfigure ce que subiront les juifs pendant la seconde guerre mondiale. ( Source : Le Monde.fr article sur Jim Naughten) 

Au coeur de la savane, cette femme Herero en tenue « victorienne », achève les travaux quotidiens. Les missionnaires qui les ont habillées n’avaient sans doute pas la notion de tenue « pratique » pour les travaux des champs ! Les Himbas considèrent que les Hereros ont perdu leur âme en adoptant cette tenue dite victorienne. Jim Naughten, le photographe de ces femmes pose une question  : « « Pourquoi les Hereros portent-ils les habits et uniformes de gens qui ont fait tant de mal à leur peuple ? »  Cette tenue porte en elle tout le paradoxe de l’histoire herero. 

Marius poursuit ses « livraisons »… ici la tôle pour le toit d’une maison 

 

Les termitières … 

 

Les enfants préparent le ciment pour la maison… c’est ni plus ni moins que de la bouse de vache humidifiée 

 

Application du « ciment » pour la future demeure. 

 

Les femmes portent sur le sommet de leurs têtes une couronne nommée Erembe. Cette couronne peut être faite de cuir de vache ou de chèvre. Elle est placée sur la tête d’une fille quand elle atteint la puberté. L’ocre rouge, cependant, s’applique lorsque les filles sont assez grandes pour s’occuper d’elles-mêmes en ce qui concerne l’hygiène. Seules les femmes s’enduisent d’ocre rouge. (source : https://thisisafrica.me/fr/2017/03/29/2546/)

 

A peine trois femmes dans ce village reculé du désert

 

Complicité 

 

Sur la route, un homme nous hèle… malgré tout, il ne vaut mieux pas s’arrêter … 

 

A Opuwo, les femmes himbas ne se ressemblent plus. Elles vivent de mendicité, et de la vente de quelques bijoux fabriqué main. 

 

Et un et deux… et trois … 

 

Au revoir … et merci pour votre accueil gravé dans notre coeur ! 

 

La vidéo de l’escale 

 

 

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Texte et photos Nathalie Cathala.
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10 Commentaires

  1. Coucou à vous deux, superbes photos et vidéo vraiment hors du temps pour nous.
    Quelle belle aventure, je sais maintenant ce que faisais la femme sur le bras de Dom , hihi , olala quelle drôle de coutume très surprise aussi par leur hygiène , cela paraît même improbable .

    A bientôt, bisous à vous deux.

  2. Il faudrait des millions de gens comme vous our faire découvrir le monde pour ceux qui le craignent…

  3. Merci Nat et dom pour ce documentaire très beau et intéressant les photos sont superbes ,je ne trouve pas de mots assez forts pour dire combien j’ai appréciée Je trouve ce peuple joli et la creme dont les femmes s’enduisent leur fait une couleur de peau magnifique ,que je leur envierai presque ,si ce n’est que l’odeur ne doit pas etre très agréable !!!!J’ai été surprise par la grosseurs de la termitière !! chacun à sa place ds le ménage!et chacun sa tâche journalière ! merci mille fois pour vos reportages qui m’apportent beaucoup de plaisir Prenez bien soin de vous ,car vous prenez à mon avis quelques risques Je vous embrasse et vs dis à bientôt

    • Merci Françoise pour ce beau commentaire, très intéressant en retour

  4. Votre reportage est passionnant et reflète votre empathie pour des populations tellement différentes des nôtres! Sourires et spontanéité à travers chacune des photos nous incitent à découvrir un monde à la fois si lointain et si proche! Merci à tous deux pour vos généreux partages qui nous ont emmenés encore un peu plus « loin » cette fois! Vous lire à travers ce voyage si bien illustré aura été un véritable enrichissement! Félicitations pour la qualité de votre travail.

    • Merci Sylvie de ton commentaire qui nous touche beaucoup…

  5. Des sourires des regards qui en disent long, bravo à vous, passionnant et merveilleux … Mercii

Rétroliens/Pings

  1. Marius, patriarche des Himba du Kaokoland | Carnet de voyage - […] Marius est devenu le patriarche apprécié des Himbas […]

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