Désert et Océan : le choc des titans !

» Publié par sur 30, Mar 2018 dans Afrique, Namibie, Vidéo, Voyage | 6 commentaires

Désert et Océan : le choc des titans !

Au programme : trois jours de « repos » à Walvis. Le 4*4 reste devant notre chambre, mais pour autant, nous arpentons la région grâce à Jeanne et Kurt. Avec Jeanne nous naviguons en kayak au sein d’une colonie d’otaries, tandis que Kurt nous entraîne dans les dunes pour de vertigineuses découvertes. En fin de blog quelques nouvelles de l’environnement et des espoirs pour que cesse l’insupportable carnage.

 

Bonjour,

 

Depuis notre arrivée en Namibie la « solitude à deux » a été notre compagne délicieuse du désert. En arrivant à Walvis nous nous replongeons dans les normes de la civilisation humaine.

Au restaurant, « on nous conseille » de ne pas utiliser le WIFI, et de préférer la conversation à l’interaction électronique. Dans le désert nous sommes complètement sevrés de « connectique »  

Nous avons choisi de rester quatre nuits à Walvis, le temps de retrouver un bon lit, une douche, un confort, tous ces ingrédients qui nous permettent de « recharger nos batteries » pour mieux profiter de la suite du voyage. Nous donnons aussi quelques nouvelles à la famille via le WIFI (rare dans le désert!). Je parviens même à tchatcher avec nos amis de Nouvelle-Calédonie, et de Tahiti. Bonheur de retrouver l’affection de chacun et de partager des petits bouts de vie.

 

Nous séjournons dans un « bed and breakfast » au nom qui, dans une atmosphère nébuleuse, nous fait sourire : »le Blue Lagoon ». Les propriétaires sont français. Hélène et Wilfried nous accueillent avec une chaleur et une humanité qui compense largement le brouillard et le temps maussade qui auréolent tout notre séjour. Leur chienne « jaune », Rosalie complète un tableau familial adorable ! Nous nous sentons bien auprès d’eux, après ces derniers jours où la piste a pas mal émoussé notre courage.

 

Kurt, 72 ans, il conduit un 4*4 depuis l’âge de 10 ans. Un virtuose du volant dans les dunes ! Nous sommes devant le lodge de Hélène et Wilfried.

 

À Walvis nous croisons aussi le destin de deux personnages attachants : Kurt et Jeanne.

 

Le Manège des Dunes avec Kurt

 

Kurt à 72 ans, il conduit un 4*4 depuis l’âge de 10 ans et nous mène comme personne au travers des dunes de la côte jusqu’au point mythique de Sandwish Harbour. Au matin, il brave la marée qui remonte, pour rouler à fond de train sur le sable attaqué par les assauts de l’océan. Les dunes semblent avancer vers l’océan, tandis que l’océan ronge cette forteresse de sable. Désert et Océan : le choc des titans !

 

A fond de train avant que la marée ne remonte !

 

Sur les pentes abruptes de la forteresse de dunes, les vents violents et les collisions perpétuelles des vagues engendrent des cascades de sable et donnent des effets sculptés magnifiques.

 

Le sable dégouline …

 

En milieu de journée, nous rejoignons un collègue de Kurt à Sandwish Harbour. La règle est qu’un 4*4 ne parte jamais seul dans ces dunes, et qu’il soit en liaison radio permanente avec d’autres véhicules capables de le sortir de quelque difficulté inhérente à ce parcours. Kurt dresse une table au milieu de nulle part, et nous offre un déjeuner arrosé de bulles! Quel moment inoubliable! Là, entre désert et océan, nous dégustons les huîtres locales et de la langouste.

 

Tout les ingrédients d’un bon moment !!! (Y compris les chaussures )

 

Dans l’après-midi, la marée est trop haute, nous ne pouvons plus revenir par le chemin emprunté le matin! Qu’à cela ne tienne! Kurt et son collègue gravissent les dunes. Pour notre plus grand bonheur, le soleil déchire le brouillard. Les plus hautes dunes sont escaladées sans la moindre hésitation. Là-haut, nous sommes entre le ciel, le désert et l’océan! Mais la grande attraction de cette après-midi c’est le ballet des 4*4 dans un manège digne des plus dangereuses montagnes russes! Nous évaluons la virtuosité des chauffeurs! Ainsi, nous dévalons des pentes à 45 degrés. J’ai vraiment l’impression de me jeter du haut d’un mur! Kurt nous fait même la surprise d’en descendre une à l’envers, sous l’oeil éberlué d’un couple de chacals. Le principe pour ne pas « accrocher » et se retrouver « sur le toit » est de tout faire en roue libre! Pas le moindre coup d’accélérateur, la voiture se laisse entraîner par son poids, tout simplement.

 

Impressionnant « hors piste » avec Kurt !

 

Au bout de ce manège enchanté, nous traversons le paysage étonnant des marais salins. Le ciel s’est à nouveau assombri, et les couleurs sont psychédéliques.

 

Couleurs psychédéliques du marais salant

 

 

La valse des otaries avec Jeanne

 

Jeanne est une femme admirable dont les yeux bleus et toute l’expression du visage reflètent une passion rayonnante pour l’environnement qui est le sien depuis sa naissance. Elle nous entraîne dans le sud de Walvis pour barboter en Kayak avec la colonie d’otaries alanguie sur les plages. Jeanne ne lésine pas sur les explications et nous transmet toutes les règles de respect de l’écosystème. Elle n’a aucune peine à nous montrer la faune qui s’épanouit ici à foison : Flamands roses par milliers, pélicans par centaines, oiseaux pêcheurs dont elle connaît tous les noms et impossibles à retenir dans leur totalité, chacals, herbivores tels que springbok et bien sûr les reines de notre journée, les otaries! (Otarie à fourrure du Cap, Arctocephalus pusillus pusillus)

 

Kayak au milieu des otaries à fourrure du Cap, dans une eau à 12 degrés, heureusement que Jeanne nous prête des vêtements chauds! OK, on a l’air de Bibendum , mais après les canicules du désert, l’important est de barboter avec les princesses de l’océan !

 

Un phénomène à la fois d’abondance et de stérilité

 

En rouge toutes les zones du monde concernées par le phénomène d’Upwelling

Si les côtes namibiennes attirent tant de prédateurs, c’est que les eaux sont particulièrement poissonneuses et toute la chaîne alimentaire en profite, y compris l’homme. Le phénomène de « Upwelling » est à l’origine de cette abondance.

 

C’est un processus où le facteur éolien engendre une « interaction » entre les eaux de surfaces et les eaux profondes. Il se produit sur les côtes ouest de l’Afrique, mais également ailleurs dans le monde. Le phénomène le plus connu est celui qui remonte le long des côtes du Pérou et qui engendre les Cycles El Ninio.

 

Force de Coriolis

Le long de la Namibie les vents de secteur sud sont généralement si violents qu’ils parviennent à pousser les eaux de surface vers le Nord. Puis, intervient la force de Coriolis, cette dernière « a pour conséquence de dévier un corps en mouvement vers la gauche dans l’hémisphère sud. » En conséquence après avoir été poussée, vers le Nord, par le vent le long des côtes, l’eau de surface est déviée vers le large. Les eaux de surface laissent alors la place à une remontée d’eaux profondes. Celles-ci sont riches en nutriments qui nourrissent les phytoplanctons. Ces derniers sont la base de la chaîne alimentaire marine, ainsi toute la faune marine suit ce maillon pour enrichir les eaux de la côte Namibienne. Parmi cette escorte, on compte les otaries par dizaines de milliers.

 

On compte 15 colonies d’otaries à fourrure du Cap sur les côtes de Namibie

 

En revanche, ce phénomène engendrant l’abondance de la faune marine, désertifie les terres. « Des déserts côtiers ont tendance à se former le long des côtes qui abritent des zones d’upwelling. La remontée d’eaux profondes et froides induit un air frais, stable et particulièrement sec le long de la côte, conduisant à la formation de certains des déserts les plus arides au monde. On retrouve ce type de déserts sur les côtes ouest de l’Afrique et de l’Amérique. » (Seos project)

 

Un océan généreux en faune marine et un désert aride, mariage célébré par l’Upwelling

 

Une période funeste pour les bébés

 

Jeanne nous signale que nous sommes à la saison des « dead puppies ». L’anglais prend des raccourcis linguistiques que ne permet pas le français et qui m’obligent à vous détailler cette funeste période. En effet, les bébés otaries qui naissent en octobre, novembre, contrairement à ceux qui naissent en décembre et plus tard dans l’été austral, ont très peu de chance de survivre. Les mamans mettent bas, et partent immédiatement en mer pour chasser. Leur pêche peut durer jusqu’à trois jours. Le petit laissé à lui-même se fait dévorer par les chacals et les oiseaux de proie, dont les goélands qui manquent totalement d’empathie. La colonie n’accorde qu’un regard négligent aux petits déchiquetés par la faune environnante. Mais de quel droit, nous humains, jugerions, ces « coutumes » animales ?

 

La faune a ses propres règles de régulation. Une capacité de résilience des espèces qui s’arrête lorsque le facteur humain entre en jeu

 

Ma pitié cède le pas à la compréhension du cycle de la vie, lorsque nous croisons une famille de chacals. Une maman a six petits à nourrir : otarie au menu chaque jour, et ses petits sont en pleine forme! Quel bonheur de voir ces petits qui ont la vie si facile en comparaison avec leurs cousins du désert !

 

Cette femelle a mis bas pendant la saison des « dead puppies », ses petites ont toutes les chances de survivre grâce à l’abondance de viande fournie par les otaries

 

Il faut aussi accepter la nature telle qu’elle est faite, l’Humain lorsqu’il intervient bouleverse des cycles qui ont mis des millions d’années à trouver un équilibrer, une adaptation optimale.

 

La colonie d’otarie à fourrure au sud de Walvis peut sacrifier quelques petits à la faune environnante, elle se porte bien

 

Scandale au pays qui se veut roi de la défense de l’environnement :

 

Ni Jeanne ni Kurt n’ont évoqué ce point. Et je me retrouve comme lorsque nous étions au Canada face à la délicate entreprise de révéler les coulisses d’un théâtre qui paraissait idyllique aux yeux de nos hôtes. Une omerta régionale règne visiblement sur la question. Brisons-là!

 

Bébé otarie attendant sa maman sur le rivage

 

« Comme de nombreuses espèces au fil de l’histoire, l’otarie à fourrure du Cap est exploitée pour sa fourrure et autres produits dérivés. De juillet à novembre, les plages de Namibie sont le théâtre de scènes sanglantes, lorsque des dizaines de milliers d’otaries à fourrure du Cap sont massacrées (le ministère des Pêches et des Ressources marines (MFMR) de Namibie permet l’abattage de 80 à 90’000 individus). Les méthodes par lesquelles cette chasse est pratiquée sont barbares ; les autorités namibiennes ne permettent pas systématiquement aux experts indépendants de la protection des animaux d’observer cette chasse et d’étudier comment elle est menée. Actuellement, il est interdit de filmer ou de photographier la chasse en Namibie.

 

La chasse commerciale a commencé au début du XVIIe siècle au large de l’Afrique australe. À la fin des années 1800, 23 colonies avaient été détruites et la population gravement décimée. Bien que la chasse commerciale ait cessé en Afrique du Sud en 1990, le massacre des bébés et des mâles adultes continue chaque année en Namibie. « 

 

Le lobby des pêcheurs déclame sans preuve scientifique que les quinze colonies d’otaries à fourrure du Cap présentes sur les côtes namibiennes mangent en une année, autant de poissons que les habitants de Namibie et d’Afrique du Sud réunies. Les pêcheurs leur reprochent de les priver de leurs moyens de subsistance.

 

En revanche, « la science ne confirme pas l’argument selon lequel les otaries à fourrure du Cap ont un impact négatif sur la pêche. »

 

Espérons que la colonie d’otaries sorte victorieuse du combat que mènent les organisations internationales pour mettre un terme à ce carnage !

 

En parallèle, « le ministère du Tourisme de Namibie déclare que la réserve de phoques à Cape Cross sert à protéger la plus grande colonie au monde. Beaucoup de voyageurs viennent observer les phoques à cet endroit. Les massacres ont lieu tôt le matin et les traces de leurs actes sont effacées avant que les touristes qui payent l’accès à la réserve n’arrivent » (rapport de l’ONG d’Earthrace Conservation).

 

Double jeu des autorités namibiennes : attirer les touristes pour observer les otaries, et en même temps les massacrer… Il faut chosir !

 

Dans son communiqué, l’ONG rappelle aussi que le phoque à fourrure, présent uniquement en Namibie et en Afrique du Sud, fait partie de la liste de la Convention sur le commerce international des espèces menacées d’extinction (CITES). » (Néanmoins l’otarie est cataloguée par l’UICN en LC Préoccupation mineure dans les statuts de conservation)

 

IFAW collabore avec des organisations nationales et internationales qui s’efforcent de mettre un terme à la chasse commerciale des otaries en Namibie, et s’engage à poursuivre ses efforts jusqu’à ce que ce massacre cruel et superflu prenne fin. »

 

En 2008, la chasse des otaries a rapporté 513.000 dollars contre 2 millions de dollars pour leur observation. En 2016 un rapport de l’IFAW tentait de démontrer que la chasse est nuisible au secteur touristique et porte atteinte aux compagnies écotours namibiennes. Ce qui pour l’instant n’inquiète en rien les autorités du pays. Celles-ci font valoir la préservation du secteur de la pêche et de ses emplois.

 

La suite en images 


(Toutes les photos sont disponibles en plus grande taille, il suffit de cliquer sur les photos de votre choix) 

 

Kurt au volant du 4*4. Par prudence, il vaut toujours mieux évoluer à deux voitures dans les dunes

 

Lorsque le vent se lève, et que le brouillard s’éloigne, le mariage entre l’océan et le désert est juste magique !

 

Dévaler les dunes !

 

Trop mignon ce bébé, pourvu qu’il survive !

 

Les dunes semblent avancer sur l’océan

 

Voilà ce qu’il reste de visible d’une cabane de pêcheur. Le sable est difficilement maîtrisable

 

« Maman, t’es où??? »

 

Deux immensités !

 

Pour seuls maîtres : le ciel, l’océan, le désert !

 

Mes deux passions réunies !

 

Sandwish Harbour, son lagon ne se montre pas sous son meilleur jour

 

Enfin le brouillard s’éloigne et les couleurs renaissent (Sandwich Harbour)

 

Ce n’est pas un « déjeuner sur l’herbe », mais un pique-nique entre désert et océan ! Pas mal …

 

Aride certes, mais le désert dévoile toujours des ressources inattendues, comme cette fleur qui deviendra un beau fruit juteux recherché par la faune !

 

« L’Acanthosicyos horridus est une espèce de melon sauvage qui pousse dans les régions désertiques de Namibie. Il est aussi connu sous le nom de !nara » (je vous laisse prononcer le « clic » des langues Koi-koi figuré par le « ! ») … Ces melons sont très appréciés des mammifères qui peuplent les déserts

 

Le marais salant au sud de Walvis, une pure merveille !

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Les couleurs du marais salant au sud de Walvis

 

Tenue prêtée par Jeanne pour affronter les températures de l’océan et partir naviguer au sein de la colonie d’otaries

 

Saison de reproduction pour tous !

 

ça n’empêche que si Madame n’est pas consentante Monsieur s’y casse les dents !

 

Un cormoran se fait sécher les ailes… un goéland passe et l’ignore royalement

 

Colonie d’otaries à fourrure du Cap

 

Colonie d’otaries à fourrure du Cap

 

Au fond, une troupe de goélands s’acharne sur un bébé… Le spectacle ne perturbe pas les adultes, qui semblent au « spectacle »…

 

Flamands et pélicans abondent

 

La petite famille de chacals (six bouches à nourrir), au menu : Otarie !

 

La petite famille de chacals (six bouches à nourrir), au menu : Otarie !

 

La petite famille de chacals (six bouches à nourrir), au menu : Otarie !

 

Petit pas de côté ! Et claquettes dans l’océan !

 

Les flamands n’arborent leur belle couleur rose qu’en tant qu’adulte, plus jeunes ils n’ont pas encore mangé suffisamment de crevettes.

 

En grande conversation !

 

Merci à Jeanne pour cette photo

 

Otarie à fourrure du Cap

 

Hé quoi ???

 

Jeanne nous accompagne sur le plan d’eau

 

Otarie à fourrure du Cap

 

« Elle n’est pas belle la vie ? » …

 

Colonie d’Otarie à fourrure du Cap

 

Hé ben ??? c’est quoi ces indiscrets ? 

 

Colonie d’Otarie à fourrure du Cap

 

Les vidéos de l’escale 

Venez barboter avec les otaries à fourrure du Cap 

Embarquez à bord du 4*4 de Kurt, sensations vertigineuses assurées ! 

 

A bientôt,
Pour la suite de notre voyage en Afrique
Nat & Dom
Texte et photos Nathalie Cathala.
Auteurs des vidéos : Dominique et Nathalie Cathala, montages Dominique Cathala

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Sources bibliographiques

La Namibie, un enfer pour les otaries


https://www.futura-sciences.com/planete/definitions/zoologie-otarie-fourrure-cap-10112/
http://www.seos-project.eu/modules/world-of-images/world-of-images-c03-p21.fr.html
http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Massacre-de-phoques-en-Namibie-21833451″
http://www.ifaw.org/france/notre-travail/phoques/prot%C3%A9ger-les-phoques-dans-le-monde-entier

6 Commentaires

  1. Bonjour, on suit vos aventures avec délectation. ce pays sera notre prochaine destination, J’ai eut vent de votre site grâce à votre soeur et Dominique. Le paysages sont somptueux et la virée dans les dunes est un rêve, par contre on reste perplexe sur la chasse des otaries. ça refroidit un tantinet non?
    CAroline

    • Bonjour Caroline,
      merci de nous rejoindre sur le blog. Bien, il n’existe pas de pays « idéal » où tout se passe selon une image que nous chérissons tous dans notre coeur. C’est aussi ça le voyage, accepter… ou dénoncer aussi parfois, chacun à notre échelle. La Namibie a inscrit dans sa constitution « la défense de l’écosystème », et il est vrai que la pratique d’abattage des otaries à fourrure choque dans untel contexte. Par contre, ailleurs, nous avons pu constater qu’un effort est fait pour tenter d’enrayer le braconnage. Aucun pays d’Afrique n’y parvient à 100%, les lobby de chasse sont trop puissants pour vraiment y arriver. Mais au cours de notre séjour, un trafic venu de Chine a été enrayé, preuve que des choses sont faites pour défendre la faune « terrienne » de la Namibie… Incompréhensible ce traitement des otaries… comme si l’océan était traité différemment dans ce pays de vastes déserts. Autre lutte à mener « la défense des ressources en eau »… car sans elle, il faut craindre aussi pour la faune. A nous en tant que « visiteurs » de faire passer le message sur place aussi… chacun à notre humble niveau, ajouter notre petit commentaire qui sera peut-être au bout d’une longue chaîne entendu?

  2. Un carnet de voyage extraordinaire ! Riche de tout, une belle aventure humaine…

  3. Je n’avais pas vu l’article sur les otaries..j’avais entendu parler pour le Canada mais jamais en Namibie.. 🙁

    • Oui Dany, comme je l’évoque pour Caroline, c’est vraiment étonnant dans un pays qui a placé la défense de son environnement au coeur de sa Constitution. Comme si l’Océan avait un autre statut que le reste du pays. En Afrique du Sud, par contre, le problème est réglé, et il me semble que l’abattage des otaries n’est plus autorisé.

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