Bonjour,

Siquijor, lorsqu’on arrive de Negros paraît une île plate, et désertique, du moins entre janvier et avril lorsqu’il ne pleut pas ou peu. Le point culminant annonce 628 mètres, et fait figure de lilliputien en face du volcan de son île voisine Cuernos de Negros qui atteint1862 mètres.

Néanmoins, Siquijor revêt un charme tout particulier. Bien que visitée par les étrangers de passage, qui pour certains se sont tellement bien laissés envoûtés qu’ils y sont restés, elle garde un caractère « à l’écart ».

Les routes viennent d’être refaites, ce qui facilite grandement les déplacements et la visite de l’île en tricycle ou en scooter. Les voitures comme partout, sont rares. Mais, les infrastructures y sont vétustes, les habitants se suffisent de peu, on n’y trouve pas « de tout »… et c’est très bien comme ça.

Malgré son allure désertique en période sèche, les fleurs redoublent de couleur sous le soleil harassant, et un amoureux veille sur les papillons de l’île. Ils auraient presque, sous l’influence de la pollution, des pesticides et de la présence croissante de l’homme disparu. Le propriétaire de la ferme aux papillons les élève dans son jardin, et en relâche 40% afin que son île connaisse toujours le bonheur de voir voltiger ces princes et princesses aux ailes si légères et fragiles. Il n’est aidé par personne, que par sa passion. La visite des touristes permet à cet homme de continuer son oeuvre de préservation. Une manière bien pensée d’allier l’utile à l’agréable.

A plus, quelque part entre L’Indien et le Pacifique
Nat et Dom sur les chemins du monde
Texte et photos Nathalie Cathala, tous droits réservés, pour toute utilisation me contacter
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