Les routes des Philippines, un voyage dans le voyage

» Publié par le 5, Avr 2015 dans Album, Indien, Philippines, Voyage | 0 commentaire

Les routes des Philippines, un voyage dans le voyage

Bonjour,

Les routes des Philippines ne voient pas beaucoup de voitures. En revanche, les véhicules à deux ou trois roues sont rois. Les tricycles ne cessent de m’étonner, capables de porter des charges incroyables. On les a vu emmener un lit double (si, si) !!! des cochons (jusqu’à 4), une vache et son veau, une bonne cinquantaine de sacs de riz, quatorze élèves sortant de l’école et étudiant sur le toit… Pas tout ça sur le même! Voyons, soyez raisonnable. Chacun sa charge! Pour les deux roues pas de casque, biensûr! Lorsque le side n’accommode pas la moto, j’ai compté jusqu’à 6 personnes, c’est le record. D’une ingéniosité à toute épreuve, rien ne paraît impossible aux propriétaires de ces véhicules. S’il le faut la scelle est rallongée d’une planche, les reposes pieds sont ajoutés. Quant aux tricycles, s’ils emmènent du bétail, c’est une sorte de cage qui accompagne la moto, tandis que les passagers trouveront une place dans des rallongent qui finissent par prendre la place d’une petite voiture… Plus on s’éloigne des villes principales comme Dumaguete et Bacolod, plus les moteurs cèdent la place aux mollets, ce qui donne des villes « presque » silencieuses. Je dis presque, car les Philippins aiment le bruit. Cela les rassurent (?) … Ne cherchons pas de raison. Dès qu’ils sont regroupés en villages, il y a au moins un vidéoké. C’est l’activité numéro un des insulaires! Chanter devant la télé, c’est leur truc et …INTERDICTION de se moquer du chanteur! Les coqs les accompagneront, et … les cochons prêts à se faire déguster aussi… Un sacré tintouin tout ça!

Les routes… Du moins la route de bord de mer prend le nom de « High Way ». Il me semblait que cela signifiait « autoroute »? Au mieux c’est une route à deux bandes de circulations à sens inverse. La plupart du temps ce sont des chemins de cailloux. Nous sommes heureux d’avoir loué une voiture, cela nous donne une liberté formidable, le droit de nous faufiler partout! Cela dit, heureusement que Dom a conduit partout dans le monde, à gauche comme à droite. Il ne se formalise pas de rouler au milieu pour les pays indécis, comme les Philippines. Mais honte à nous ! Nous n’aurons jamais rendu une voiture de location dans cet état là! Pneux lisses… poussière… et … enfin on aura éviter le plus gros des bosses. Mais on a souvent entendu la carosserie résonner sous l’impact des pierres…

Il ne sert à rien de calculer la route en kilomètres. Cela ne veut absolument rien dire. Il nous est arriver de faire 10 km en 30 minutes (là on va super vite!) ou 10 km en 1 heures. Pour les 160 km qui séparent Siaton de Sipalay, on a mis 4 bonnes heures. Sans nous arrêter au resto du coin ! « Y en a pas! » Au mieux dans les villes, on trouvera des arrêts avec des grosses casseroles toutes chaudes qui attendent au bord de la route. Je vous le dis… au bout du trajet, on est heureux de se plonger tout entier dans la mer pour enlever la poussière! Je comprends ceux qui se déplacent en moto s’enrobant dans de grands paréos. La poussière est la grande compagne des routes!

Il ne faut jamais chercher de logique à ce qu’on voit. Et juste observer. Ici, on verra des poissons sécher dans les champs de riz au repos. Le riz quant à lui sèche sur la route, la privant d’une bande de circulation. Le linge trouve le merveilleux étendoir sur les rembardes, s’il y en a, sur les arbustes c’est plus fréquent. Le coprah suit de près le riz à mème la route, parfois de l’autre côté du riz, ce qui explique pourquoi Dom roule au milieu. La route est donc un immense séchoir pour tout ce qui doit perdre son eau. Je ne peux vous offrir des photos en trois D olfactives. C’est bien dommage! Le coprah et le poisson offrent des effleuves qui habitent les trajets. Cependant, je dois quand même mentionner le fait qu’il n’y a pas d’odeurs « suspectes ». On ne sait pas comment ils se débrouillent pour l’évacuation des eaux usées, mais il n’y a jamais ou qu’excessivement rarement ce type d’inconvénient. Tout comme il ne m’a pas semblé que c’était « très sale ». On trouve ci et là des plastiques, quelques déchets… mais ce n’est pas du tout ce qu’on avait vu en Thailande ou pire au Cambodge, où les champs étaient parsemés de plastiques. Vu les moyens réduits du pays, et ne voyant jamais d’éboueurs, la campagne est relativement propre!

Malgré la longueur en temps, on ne s’ennuie pas, les routes des Philippines nous offrent un tel dépaysement qu’il nous garde l’esprit en éveil! Ci et là, surtout la semaine de Pâques qui est très suivi, le « trafic » c’est à dire « nous » sera arrêté par une procession. Un gars qui porte sa croix, une école qui fête les vacances, des enfants, petits et grands envoyant des cerfs-volant par dessus la chaussée. Le voyage sera également jalonné de nombreux Hello ! Des gamins comme des adultes. Nous roulons fenêtres ouvertes, et n’ayant pas l’habitude de voir des voitures, tous cherchent à savoir qui est à l’intérieur! De grands sourires accompagnent leur découverte : « Deux blancs qui se perdent chez nous! » Les enfants adorent le « top là »! Ils tendent la main et top!!! Parfois impossible de s’arrêter pour le faire en 3D, sinon on reste enlisé! Mais dès qu’on peut s’arrêter l’accueil est toujours le même! De grands sourires, de grands hello, et la furieuse envie d’être photographié! De loin… ou de près !

A plus quelque part entre L’Indien et le Pacifique
Nat et Dom sur les chemins du monde
Texte et photos Nathalie Cathala, tous droits réservés, pour toute utilisation me contacter
http://etoile-de-lune.net/accueil/index.php

Please follow and like us:

Proposer un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Facebook