Philippines, hors des sentiers battus

» Publié par le 23, Mar 2015 dans Album, Indien, Philippines, Voyage | 1 commentaire

Philippines, hors des sentiers battus

Bonjour,

Il nous suffit de grimper les marches qui mènent au sommet de la falaise pour nous retrouver en pleine campagne. Nous vivons entre deux mondes. Celui des pêcheurs que nous voyons évoluer tout au long du jour, qui fendent nos nuits de pétarades des moteurs de leurs batangas. Et le monde des agriculteurs. Souvent, l’un et l’autre se rejoignent dans une même famille qui trouve abri sur un lopin de terre nourricière. Ils font pousser de tout : riz, tarot, manioc, jacquier, manguiers… Le bambou est le matériel de construction privilégier, il sert à bâtir la maison, mais également les meubles. Quoique, les plus modestes demeures se suffisent de nattes tressées qui servent de lit, de table, de chaises… de tout…

Nikkie et Jamie sont dans la région depuis 14 ans. Ils nous disaient qu’au début la population était très timide avec les étrangers. J’ai pu lire aussi, dans les guides que les Philippins n’avaient pas l’habitude de voir des étrangers et que du coup, ils nous dévisageaient. En ce qui concerne les guides, à force de rééditions, ils ajoutent sans jamais enlever. Et ces petites phrases qui se répètent d’un éditeur à l’autre font bel effet avant de venir, mais lorsqu’on est sur place, on se rend vite compte qu’ici aussi « la mondialisation » a fait son petit effet! La télévision, mais aussi les touristes ont débridé nos amis Philippins, tout à fait à l’aise avec les étrangers. Ils décèlent à longue distance un objectif, et je capte avec mon gros zoom des sourires de personnes qui n’ont pas eu besoin de jumelles pour me repérer. Je ne répèterai jamais assez qu’un guide touristique reste très touristique et très peu guide! Ils ont le gros défaut de tout généraliser, et d’envoyer tout le monde au même endroit. Quoique … ce n’est pas si bête, car ils ignorent les chemins de traverse où on peut réellement découvrir le pays. 😉

Je suis admirative de cette population, qui n’est pas gâtée par le climat et les affres telles que les tremblements de terre. L’archipel subit en moyenne 20 typhons par an, et plus souvent qu’on en parle des tremblements de terre atteignant 7 et plus sur l’échelle de Richter. Le climat est très sec pendant quatre mois, puis la mousson d’été est très marquée et très pluvieuse. Chaque île couve son propre climat, avec plus ou moins de pluie, de vent, selon la manière dont elle est orientée par rapport aux autres et aux moussons. Ces conditions ne facilitent pas la vie des Philippins qui pourtant ne se départissent jamais de leur bonne humeur. Les maisons les plus pauvres se débrouillent pour faire pousser des fleurs qui agrémentent leur accès, partout le bananier tient compagnie aux familles…

Se balader dans la campagne, c’est apprendre cette vie-là, sans avoir besoin de quoi que ce soit d’écrit. C’est rencontrer les enfants, heureux de sourire, de poser, ou simplement de nous taper fort dans la main, avec un grand éclat de rire. C’est rencontrer aux heures les plus chaudes un homme qui semble attendre un bus qui ne viendra jamais se perdre dans les parages. C’est croiser le sourire de cette vieille femme en train de pomper l’eau de la nappe phréatique à la fontaine commune. C’est tout simplement vivre au rythme philippin !

A plus quelque part entre L’Indien et le Pacifique
Nat et Dom sur les chemins du monde
Texte et photos Nathalie Cathala, tous droits réservés, pour toute utilisation me contacter
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1 commentaire

  1. Que ces îles sont belles ! Elle dégage tellement ! Comblée ! Merci Nati Dom…

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