Arrivée aux Philippines… Panique à bord !

» Publié par le 17, Mar 2015 dans Album, Indien, Philippines, Voyage | 0 commentaire

Arrivée aux Philippines… Panique à bord !

Bonjour,

Passer de Hong Kong à Cebu ça demande de connaître le chinois pour lire les panneaux de l’aéroport… Non… je déconne! Mais le panneau automatique des départs passe d’une langue à l’autre (chinois/anglais) et prend deux lignes par destination. Du coup, l’aéroport de Hong Kong a beau être très sophistiqué, on pourrait rater son vol facilement, car les guichets d’enregistrement sont annoncés peu de temps avant le départ!

Ce n’est pas grave au rythme de l’attente, vous découvrirez dans l’album photo que Dom s’est mis au chinois. Bon… OK je pense qu’ils n’aimeront pas que les photos de la manifestation circulent sur Internet. Quoique, à Hong Kong le journal l’a bien publié.(il est toujours en activité?) Ils n’ont pas tout à fait l’air d’être contents d’être revenus dans le giron chinois les Hong Kongais. Je dis ça… je vous épargne les photos publiées chaque dimanche sur les quais qui montrent les tortures et ablations non consenties d’organes de personnes supposées ne pas penser de la même couleur que celle proposée ce jour-là!

Je vous reparlerai de Hong Kong au retour, nous y restons 4 jours. Je vous avoue que nous avons adoré la ville et les gens. ADORABLES !

Bien… revenons au voyage vers les Philippines. La Cathay airlines chinoise est top! On aurait pensé, une petite compagnie, des avions prêts à s’écrouler du haut vers le bas (ça s’est vu, et même qu’on parle beaucoup de celui dont on n’a jamais retrouvé la trace!). Que nenni, de bons avions Airbus tout neufs, un équipage d’hôtesses très professionnelles. Des avions confortables, bref, une grande fiabilité tout ça!

A l’arrivée à Cébu, on a l’impression d’atterrir dans un vieil aéroport des Caraïbes des années 80. Les Philippins reviennent de HK avec de gros cartons, remplis de plein de choses qu’ils ne trouvent dans leur pays. (Et dire que je trouvais HK très cher, et que nous arrivons dans l’un des pays les moins onéreux de la planète!). Comment font-ils pour se payer ça ?

A la sortie de l’aéroport, c’est n’importe quoi. Comme dans tous ces pays de la Débrouille! Les taxis non officiels et donc forcément très chers, ont pignon sur trottoir de sortie d’aéroport. Un parcours du combattant, assorti d’un harcèlement (bien légitime vu le niveau vie) des rabatteurs nous mènent au bout d’un escalier (à monter avec bagages !) à la ligne de taxis officiels. … La mise en jambe est corsée (au sens propre comme au sens figuré!). C’est comme je le dis, légitime vu le niveau de vie… Un jeu bien compris par tous, eux, et nous. … Un jeu… le mot est tellement mal choisi !

Notre taxi nous est indiqué par une officielle en képi, qui nous remet un mini papier d’instructions de la taille d’un ticket de métro. Le taxi ne connaît pas la route, il s’arrête plusieurs fois aux coins de rue pour demander son chemin (c’est rassurant!), il nous perd dans les « barillos » (j’ai gardé ce terme depuis l’Amérique latine). On entre par la porte dérobée, de nuit, aux Philippines. Un des pays les plus pauvres du monde. Je vous épargnerai le visuel de tout ça. Mais les Philippins qui sont venus chercher l’Eldorado de la troisième plus grande ville du pays, y ont trouvé la misère sombre et poussiéreuse d’un No man’s land sans possible retour dans leur campagne.

Les deux premiers jours de notre voyage aux Philippines, je me demande ce qu’on fait ici. J’ai gardé mes réflexes de marins, et je n’ai pas l’habitude d’atterrir dans les grandes villes. On a vécu des pays en bateau… des pays démunis… Mais arriver en avion ce n’est pas pareil. On est catapultés! Venir de HK la luxueuse en deux heures trente dans Cebu la sale, la délaissée, la démunie, mais néanmoins plus active ville du pays, il y a de quoi être en état de choc!

Je préférais ma vie de voyageuse marin, j’arrivais dans les pays par la petite porte. Nous jetions l’ancre, nous laissions les personnes du pays, nous accepter à leur rythme, venir à nous (quoi que je dis ça, ils nous ont piratés au Venezuela…) ou nous venir à eux (c’est peut-être mieux?), selon les coutumes. Ici, nous sommes des « touristes » (donc des riches à ponctionner par tous les moyens) et je n’aime pas trop ça. Pourtant, ce n’est pas le moment de flancher. Ce n’est pas parce que je n’ai plus de bateau que je suis interdite de découverte ? Haut les coeurs, le but de notre venue aux Philippines n’est pas encore atteint!

Cébu est une ville inhumaine, qui broie les pauvres âmes et qui inspire cette phrase à Dom : « Je plains ceux qui naissent ici ». On voit de tout… et on se rassure en regardant la mer, qui est bleue, le ciel qui est clair, les fleurs qui sentent bon. Car ça ne sent pas bon! On me posait toujours la question à HK : « c’est du brouillard ou de la pollution? ». A HK ça sentait bon dans toute la ville. Vrai! Ici, on suffoque. Mais c’est normal, les Philippines, ce sont 100 millions de personnes et 7107 îles. Il y a trois grandes villes : Manille, Davao et Cébu. Manille qu’on tente d’éviter dans notre périple, Davao devenue infréquentable en raison de la poussée indépendantiste des Musulmans du sud et Cébu inévitable, car il nous fallait un aéroport international et des formalités à remplir pour obtenir un visa de 59 jours.

Le reste du périple sera plus joyeux c’est certain, car nous partons pour les îles reculées, là où on respire, là … où… On verra, celles pour lesquelles nous sommes ici. Ne restez donc pas sur cette impression, que par honnêteté je vous livre. Mais, suit immédiatement un blog plus représentatif du reste du pays… Donc, restez connectés !

A plus quelques part entre L’Indien et le Pacifique
Nat et Dom sur les chemins du monde
Texte et photos Nathalie Cathala, tous droits réservés, pour toute utilisation me contacter
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