Lez’arts et traditions de Rodrigues

Rédigé par Nathalie Cathala

Amoureuse des voyages, proches ou lointains, Nat ne tient pas en place. Nomade dans l'âme, elle est toujours prête à embarque sur un bateau, dans un avion. Pour ses découvertes régionales, elle aime partir à vélo ou à pied. Jamais, elle ne se départit de ses fidèles compagnons : son appareil photo et sa plume. Elle écrit depuis 2003 des articles de voyage.

10 septembre 2014

Bonjour,

Sur une île où le temps ne compte pas, où personne ne ressent le stress d’un chronomètre délateur de rendement, l’artisanat trouve sa place tout naturellement. Les dames consacrent des journées entières à l’art de la vannerie. Elles tressent inlassablement les fibres de vacoas (sorte de pandanus), d’aloès, et de vétiver. De leur dextérité ressortent toutes les formes de plateau, de paniers, de chapeaux, et d’une foule d’ustensiles qui servent au quotidien des Rodriguais.

Il est à noter que le sac en plastique est totalement interdit sur l’île. L’utilisation de ces sacs est répréhensible de peines d’amendes. Par cette mesure l’île marque sa volonté de préserver son environnement. Avouez qu’il est tellement plus agréable de placer ses courses dans un beau panier tressé que dans un sac plastique qui se déchire si facilement !

Les Rodriguaises excellent également dans l’art de la broderie. Elles vendent le samedi et le mercredi sur le marché de Port Mathurin d’adorables poupées dont les enfants mauriciens venus passer quelques jours de vacances sont friands!

En plus de la vannerie, de la broderie, de l’art du bois, les Rodriguais aiment à s’exprimer dans des fresques picturales particulièrement colorées. Celles-ci traduisent les traditions de l’île, un mouvement d’humeur, une pensée philosophique, ou tout ce qui leur passera par la tête et sera représenté essentiellement sur la carrosserie des bus locaux. Elles ont le double avantage d’offrir une lecture amusante pendant les longues attentes aux terminus et de cacher la misère de ces pauvres carcasses rouillées. Si quelques efforts écologiques sont faits sur l’île, les bus anéantissent pas mal d’entre eux par la fumée noire qu’ils dégagent dans les côtes et au démarrage… Cependant, personne ne pourrait se passer d’eux, pas même les touristes, la location de véhicule étant très chère, le bus nous a permis de découvrir l’île par ses moindres recoins, tout en gardant un contact permanent avec la population.

Je ne peux clore cette rubrique sur les arts et traditions rodriguais sans vous parler de la gastronomie de l’île. Très pimentée, très goûteuse et très copieuse. Nous avons eu la chance d’avoir une voisine qui nous a fait apprécier la richesse culinaire de son île, il ne nous restait plus qu’à trouver de grandes balades pour éliminer ces généreuses calories !
😉

Nat et Dom dans l’Indien
http://etoile-de-lune.net/accueil/index.php

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