Les couleurs du marché réunionnais

» Publié par le 14, Juil 2014 dans Album, Indien, Mascareignes, Réunion, Vidéo, Vidéos, Voyage | 0 commentaire

Les couleurs du marché réunionnais

Bonjour,

Chaque semaine, presque chaque jour, les villes de la Réunion installent des marchés au centre. Couverts ou forains les marchés locaux sont une institution. C’est LE lieu où les créoles se retrouvent, descendent des « Hauts » pour venir vendre leurs spécialités locales, et produits naturels aux gens des villes des « Bas ». Une ambiance savoureuse à coup sûr! Les marchands y vendent, entre autres, les fameux bombons piments, bouchons et samoussas, sorte de mini chaussons triangulaires fourrés au fromage (mes préférés!) au poisson, au porc, au poulet… Pimentés? Forcément !

Si certains vendent les « produits finis », d’autres vendent les ingrédients, et c’est l’occasion de se régaler sur des étals multicolores. D’apprendre de nouveaux mots : Pomme en l’air (pomme de terre qui pousse sur des trailles), chouchou (Christophine), bois songe (utilisés dans les caris), brède songe, brède mafane (les brèdes sont les feuilles comestibles, se rapprocherait des blettes), margose (concombre africain), ambrevat (sorte de haricot indien), cambarre (sorte d’igname), patole (cucurbitacées ou de la même famille que le concombre, la pastèque, les courgettes), pipangaille (autre curucubitacée) … autant de mots à consonnances exotiques qui désignent des légumes peï!

Si chaque pays obtient par ses mélanges d’individualités sa couleur unique, aucune île au monde n’échappe à la mondialisation, et pas même ces marchés forains si typiques. Au détour d’une allée, voici les « inimitables » paréos en vente sur la Réunion. Sont-ils si extraordinaires? Certes ils arborent en grand caractère ce qu’ils défendent : « La Réunion ». Et pourtant, ils ressemblent à s’y méprendre à ceux que je voyais à Tahiti, Bora Bora… Tous faits en Indonésie, les vendeurs du bout du monde, nous disent : « ils sont fabriqués là-bas, mais NOUS dessinons les modèles. » … À croire qu’une même inspiration traverse les océans très facilement. C’est l’évolution de cette circulation des biens et de la création. Une uniformisation des produits, l’impression de voir les « souvenirs » des îles s’aligner sur un même modèle.

Alors, on cherche ailleurs ce qui fait toute l’identité d’un pays. Et, il est si facile de surprendre ci et là ces échanges inimitables (pour de bon cette fois!) en créole… et les derniers « ladi lafé » ou « lapadi mé lafé quand même !  » Et toutes ces petites fumées qui s’échappent des bouches vers les oreilles curieuses pour former l’ensemble des rumeurs bien pittoresques de l’île!

Nat et Dom dans l’Indien
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