Les Remparts, c’est Waou!

» Publié par le 9, Juin 2014 dans Album, Mascareignes, Réunion, Vidéo, Vidéos, Voyage | 0 commentaire

Les Remparts, c’est Waou!

Bonjour,

Pour notre première incursion à l’intérieur de l’île de la Réunion, nous choisissons un itinéraire « facile » et partons vers la forêt Notre-Dame-de-la-Paix, le nom nous inspire! Dès que l’on se déplace sur l’île, il ne faut pas craindre les virages et l’altitude, LA récompense à la clé : de magnifiques panoramas. !!!! Notre petite voiture de location grimpe vaillamment la montagne, et Dom conduit à merveille dans ce dédale d’épingles à cheveux. Nous avons quitté le bord de mer et nous nous retrouvons à 1706 mètres d’altitude, pour découvrir notre premier panorama.

Nous nous enfonçons dans un sous-bois agréable et frais. On sent cette forêt saine. Elle a échappé aux traitements de l’homme pour garder ses essences primaires et donc riche en espèces endémiques. Des chants d’oiseaux nous chatouillent les sens! Ha, comme c’est bon ces chants! La joie au coeur nous arrivons sur une clairière. Une barrière en bois, une table d’orientation, et … je m’arrête net! Prise non pas de vertige face au dénivelé de 1000 mètres sous nos pieds, mais d’une stupéfaction face à untel spectacle!

J’avais vu des reportages sur la Réunion, mais sincèrement rien ne vaut cette réalité-là! Je rejoins mes chers philosophes antiques qui prônent la capacité d’étonnement, je leur obéis sans difficulté, et je cède à l’éblouissement. C’est impressionnant!

Comment décrire ce décor gigantesque et accidenté, ces plis de montagnes ? Le Morne Langevin nous domine de ses 2315 mètres. En face de nous se dressent « des Remparts » … Des remparts contre quoi? La Fournaise et ses sautes d’humeur?

Des hirondelles voltigent autour de nous, un tec tec (petit oiseau local) s’approche de nous. Dans le ciel, très haut, deux papangues planent. Les papangues
sont des Busards de Maillard ou Busards de la Réunion. C’est le dernier rapace et le seul prédateur autochtone que l’on trouve sur l’île. Le gloussement de la rivière monte jusqu’à nous, elle a creusé cette profonde vallée, suivant les bords d’une ancienne caldeira du massif du Piton de la Fournaise. « Le fond de la vallée a été recouvert par les laves émises lors de l’éruption du cratère Commerson, il y a environ 2 000 ans. Les coulées sont encore bien identifiables dans la partie haute de la vallée où la rivière emprunte assez souvent de manière souterraine les anciens tunnels de lave. »

En face de nous, se détachent les pentes grises du Bras de Mahavel. Depuis 1965, il menace la ville en aval. En effet, « le 6 mai 1965, 15 millions de mètres cubes de roches et de terre se détachent du rempart du Bras de Mahavel pour obstruer la vallée de la rivière des remparts. Les rochers et la terre sont tombés de 2 400 m de hauteur à 600 m, ils forment un parallélépipède de 150 m de large, de 100 de hauteur sur un kilomètre de long, provoquant un barrage naturel de 19 millions de m3 d’eau. En cas de rupture du barrage, l’eau risque de se déverser sur Saint-Joseph et d’emporter les habitations de la vallée. Les habitants de la vallée des remparts sont expropriés, une route est ouverte pour tracer un chenal afin de permettre à l’eau de s’évacuer. »

Nous restons sur ce belvédère de longs, très longs moments à profiter de cette vue unique, de cette perspective incroyable, de ces dimensions inimaginables. Il y a sur notre belle Planète des paysages qui rendent heureux, la Réunion est de ceux-là… (aussi 😉 )

Nous poursuivons notre balade vers La Plaine des Cafres et Bois-Court. Des pâturages accueillent des vaches grassouillettes que peu de choses dérangent. Nous bénéficions de nos premiers coups d’oeil sur le sommet de la Réunion : le Piton des Neiges qui culmine à 3071 mètres.

À Bois-Court, un balcon suspendu au-dessus du Grand-Bassin nous accueille. L’effet de vertige est garanti. À tel point que pendant les premières minutes je suis incapable de profiter de la vue. Tétanisée par le vent qui s’engouffre sous la plate-forme, et la sensation de vide… Tout en bas, une cascade creuse son lit rond dans la roche noire et le village de Grand-Bassin s’étire sur un promontoire rocheux triangulaire. Il est le seul village de l’île à être desservi par un monte-charge qui les ravitaille plusieurs fois jours, pour une charge maximale de 500kg. Les personnes ne peuvent emprunter ce moyen, et doivent prendre le chemin qui leur prend la demi-journée de marche pour retrouver les hauts. Tandis que les poules, canards, et autres petites bêtes descendent tranquillement dans la nasselle…

Après cette petite leçon d’équilibre, nous repartons vers le Col de Bellevue en empruntant la route traversière entre Le Tampon et Saint-Benoît. Le Piton des Neiges, décidément bien disposé aujourd’hui se dévoile avec de légers nuages qui s’évaporent vite. Puis nous descendons vers La Plaine des Palmistes appelée ainsi en raison des nombreux palmiers qui honoraient jadis sa forêt. Mais, ceux-ci victimes de leur succès, servis en salades ou en plats locaux sont menacés de disparaître. La vallée qui s’ouvre vers Saint-Benoît donne comme tout le reste cette impression de gigantisme. Et nous perdons la notion de l’altitude, à 1000 mètres sur les plaines nous avons la sensation d’avoir retrouvé le plancher des dauphins…

Assez d’émotion pour la journée… voici l’album photo, et n’hésitez pas à retrouver la vidéo dans le précédent blog
Nat et dom dans l’Indien
http://etoile-de-lune.net/accueil/index.php

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