La bananier, compagnon de voyage sous les Tropiques

» Publié par sur 26, Fév 2014 dans Album, Polynésie, Voyage | 0 commentaire

La bananier, compagnon de voyage sous les Tropiques

Bonjour,

Je vous parlais l’autre jour du pandanus, plante monocotylédone, à présent voici, un membre de la même famille, le bananier. En bateau nous aimions embarquer des régimes que nous achetions aux populations locales. Nous nous souvenons du temps béni où un régime entier nous coûtait 3 dollars à Panama City. A présent en Polynésie, une main nous coûte 500 FP soit 5 dollars. Mais un régime n’est jamais aisé à consommer à deux, il vaut mieux le partager autour de soi.

Par contre, avec notre retour « à terre », nous prenons le temps de voir évoluer les plants. Les feuilles avant le régime poussent à une vitesse impressionnante. En moins de 48 heures, elles passent de l’embryon à ces belles grandes feuilles capables de faire le plus beau des parapluies ou parasols… 😉 Lorsque la fleur sort, les mains se succèdent aussi à un rythme rapide, jusqu’à ce que de main en main, la plante ralentisse son rythme. Il faut compter plus de 4 mois, selon la saison entre l’apparition de la fleur et la consommation du fruit. En fait, nous ne sommes jamais restés assez de temps sur un spot pour voir toute l’évolution. Par contre, de jardins en balades dans la nature ces plantes herbacées ont joué les tops modèles devant mon objectif.

Sachez aussi que le bananier compte dans le monde soixante variantes, toutes tropicales. Ils sont cultivés à des fins ornementales, ou nourricières pour produire des fruits et des légumes à cuire. En Afrique, il existe aussi une variété qui n’est pas consommable directement. Les bananes sont fermentées et produisent « le vin de banane ». Tous les bananiers appartiennent à la famille des Musaceae.

La taille maximum du bananier sera de 9 mètres. Comme toute plante monocotylédone, son tronc est ligneux. Les feuilles si promptes à sortir du faux tronc peuvent atteindre 4 mètres sur 1 mètre de large.

Après la floraison, la tige ayant porté l’inflorescence se dessèche et la tige souterraine forme des rejets latéraux. Ce sont ceux-ci qui donneront une nouvelle tige capable de fleurir à condition d’avoir coupé la première tige lors de la récolte du régime. Précision à garder en mémoire. Les Marquisiens s’étaient plaints de voir des « gens de bateaux » emporter leurs régimes. Ils nous disaient que ce n’était pas tant le fait de subtiliser le régime que la famille propriétaire chérissait, car la terre est riche là-bas, que le fait de voir ces étrangers couper le régime, et ne pas couper le plant à la base, empêchant ainsi toute repousse!

Pour ceux qui lisent ces lignes… un petit conseil : où que vous soyez, la population autochtone vous voit, elle sait ce que vous faites, la plus simple des courtoisies est de demander l’autorisation avant d’agir de quelque façon…

A plus, pour d’autres clin d’oeil du bout du Monde
Nat et Dom
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