Rétrospective 2013 : mars la Thaïlande

» Publié par sur 10, Jan 2014 dans Album, Rétrospective, Thaïlande, Voyage | 0 commentaire

Rétrospective 2013 : mars la Thaïlande

Bonjour,

Fin février 2013, nous nous envolions vers l’Asie.

Nous nous échappions de la saison des cyclones de Nouvelle-Calédonie, mais pas seulement. Un saut d’avion et 2 mois et demi, allaient conditionner toute la suite du voyage : allions-nous, oui, ou non poursuivre en bateau vers l’ouest? Allions-nous trouver là-bas, une terre d’adoption? But du voyage.

En dix ans de pérégrinations, on m’a souvent reproché de trop aimer… de tout aimer. Bref que j’étais Miss « tout le monde il est gentil, tout le monde il est beau »… Je vous le dis sincèrement, ce que j’aime, je l’aime profondément, et en général pour de très bonnes raisons, très subjectives (of course!). Par contre, lorsque je n’aime pas, l’aversion est bien réelle, et je suis incapable de le cacher.

Il fallait donc un pays pour démentir les grincheux, et ce sera la Thaïlande…

Nous n’avons pas aimé.
Pourquoi?

Trop de monde, trop de bruit partout, absolument partout.
Mais, pas seulement.

Nous nous sentions dans ce pays, complètement illettrés. Leur écriture, et aussi le peu de personnes sachant parler l’anglais, dès que l’on sort des grandes agglomérations, nous laissaient, en marge, incapables de communiquer avec la plupart des Thaïlandais. C’est le premier peuple avec lequel j’ai eu si peu d’échanges, de discussions, de conversations. Pratiquement aucun rapport! Du moins humains! Car en terme de rapports d’argent, nous n’avons eu que cela. Ils sont très « vénaux », le blanc = argent. Et le pays des mille sourires n’est l’a que pour encaisser et faire les comptes.

Je sais, je sais, je vois venir d’ici, les aficionados de ce pays. Ils me diront que partout, sorti, des pays occidentaux, le « blanc » a cette image. Oui, mais… malgré que ce soit un peu rude à constater. En Thaïlande, nous n’avons eu aucun autre rapport avec ces habitants.

Pourtant, il y a bien 14 millions de visiteurs par an.
Impossible que ce soit pour les paysages, il n’y en a pas! Ou très peu.
Mis à part les formations rocheuses aquatiques du sud du pays, l’intérieur ne présente pas un grand intérêt. Rien à quoi raccrocher son regard. Pire, plus j’ai visité ce pays, plus j’ai eu envie de pleurer sur ce que représentait la catastrophe écologique des pollutions diverses et irrémédiables.

Là encore, les partisans me diront : « Les Occidentaux ont, eux aussi, pollué lorsqu’ils ne savaient pas ce que c’était que l’écologie ». Certes… personne ne savait à l’époque… A présent, on sait, et ce que j’ai vu là-bas est ce qu’il y a de plus odieux pour la nature. C’est impensable… Dans le tableau, je ne parle pas des traitements infligés aux éléphants, tigres, et autres félins, qui sont exploités pour le tourisme. Du braconnage de ceux-ci au sein même des parcs nationaux, où seule une dizaine de tigres en liberté se terrent, et… quelques centaines d’éléphants. Une tristesse…

Ce pays, je le répète, accueille 14 millions de touristes par an. Ma constatation va donc à contre-courant de pas mal de pensées généralement admises, j’en suis consciente. La Thaïlande attire les jeunes qui n’ont pas beaucoup voyagé, et qui cherchent à passer des vacances pour pas cher, dans des cités balnéaires très très très animées. Ils sont servis! Je pense que tout est là pour qu’ils passent des nuits entières à se déchirer les tympans, sous le prétexte d’une « full moon », d’un « quater moon » ou d’un « half moon », des décibels capables de faire écrouler les cratères de cette pauvre Lune!

Je vous avoue que le voyage ne revêt pas pour nous cette signification. Nous ne critiquons pas ce mode de vie. On s’en fout! Si cela rend heureux les 14 millions de touristes et enrichit la « petite Suissesse de l’Asie », nous sommes pleinement satisfaits pour tous. Quant à nous, nous préférons sortir de ce deal, qui dénature un peuple tout entier, qui oublie ses traditions, son mode de vie et ce qu’il y a au plus profond de lui, pour devenir ce qu’on demande de lui, à des seules fins commerciales.

Les regards éteints en sont peut-être le résultat?

Dans ce tableau, je ne parle pas de la prostitution. Mais…

Je pense avoir suffisamment accablé ce pays, et je passerai sur leur racisme légendaire à l’égard des Birmans, des musulmans, des Cambodgiens, bref de leurs voisins directs… Je conclus néanmoins par ce que nous avons aimé : les temples, les grands centres historiques de Sukothai, Ayutahia, Pimai, et le parc national de Pakchong, où nous avons pu voir un éléphant en liberté, ouf!

Malgré ce tableau noir, nous gardons de ce voyage, une expérience enrichissante. Il nous a permis de comprendre à quel point, nous avons été protégés pendant 10 ans de voyage sur les océans. De chérir ces années incomparables, d’apprécier plus encore les spots du Pacifique que l’éloignement protège. Mais aussi de comprendre que nous n’étions pas prêts encore à insérer dans notre dictionnaire interne le mot « Installation ». Nous sommes encore des nomades, même sans bateau…

A plus, pour passer de l’autre côté de la frontière, au Cambodge qui vous réservera des merveilles… parmi les Merveilles du Monde.
Nat et Dom
PS : la galerie de photos ne reflète que les « beaux côtés » je n’ai pas appris à mon objectif à capturer la laideur, et s’il m’a fallu des monceaux d’ingéniosité pour certaines d’entre elles, elles sont là pour prouver que dans le noir, il y a de la lumière.

Nat et Dom
http://etoile-de-lune.net/accueil/index.php

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