Du 22e siècle de BKK au 21e bien rangé de SYD

» Publié par sur 12, Mai 2013 dans Album, Australie, Voyage | 5 commentaires

Du 22e siècle de BKK au 21e bien rangé de SYD

Bonjour,

Nous passons d’une ville à l’autre. De BKK déjà plongée dans le 22e siècle, à Sydney, bien rangée dans son 21e siècle à l’occidental!

Pourquoi cette comparaison?

En Asie, plus que nulle part ailleurs, et à Bangkok en particulier, j’ai compris toute la portée d’un film aussi vieux que « Soleil Vert ». Avec Charlton Heston. Vieux comme Érode, et au moment où je l’ai vu, trop jeune, sans doute? Pas assez voyageuse, peut-être? Trop optimiste et idéaliste, sans conteste? Et bien, à cette époque j’ai pris tout cela pour de la fiction. Après notre passage en Asie, sa brume persistante, sa croissance démesurée, mon âme, se plie à y croire. « Soleil Vert », ou soleil dans la brume de cette pollution qu’aujourd’hui tout le monde appelle (ou se cache derrière) le « réchauffement de la planète ».

Tout cela me laisse dubitative, quant aux choix des humains sur cette planète qui nous porte.

Avec Dom, nous avons toujours imaginé notre planète comme un vaisseau. Un vaisseau à grande vitesse, dont personne ne connaîtrait le capitaine, et dont personne ne connaîtrait la destination. Un vaisseau fou, en quelque sorte, mais tellement attachant! J’ai toujours pensé, (naïvement, contre l’avis de Dom, beaucoup plus pragmatique) qu’aucune force humaine n’était capable de la détruire. Qu’elle serait toujours assez forte pour rebondir… rejaillir des bêtises humaines. En voyant un infime bout du continent asiatique, j’ai été prise de panique concernant son avenir. Personne sur ce continent ne se soucie le moins du monde de son devenir : « on mange aujourd’hui, et demain… Demain, au fait cela existe? »

Personne! Personne ne pense à demain. L’esprit de ce continent n’est pas formaté pour cela.

Je ne montre pas du doigt un continent en particulier. Sans doute, le phénomène de « on voit la paille dans l’oeil du voisin et pas la poutre qui est dans le sien », me conviendrait parfaitement à ce moment de notre voyage. Je ne sais pas! Mais je n’ai jamais été autant consciente de la force destructrice des humains, qu’en Asie. Les forêts, les rivières, l’eau de la mer, les plastiques en quantité partout jonchant tout type de sol, la brume permanente, la consommation de tout sans compter… quel gâchis!

En arrivant à Sydney, nous trouvons un peuple soucieux de préserver son sol. Nous sommes inspectés dans les moindres détails. Quant à l’efficacité de tout cela, il est bien trop tôt pour en juger. L’impression de propreté domine, dès les premiers instants. C’est « nickel » partout! On nous susurre néanmoins qu’il est déconseillé de manger le poisson pêché dans la vaste baie qui abrite la mégapole.

Comment se fait-il que deux villes puissent être si différentes?

Il y a des gratte ciel, comme à BKK, mais ici, ils paraissent bien rangés (je doute qu’ils soient moins polluants, mais ça fait propret, clean…). Le ciel est bleu, sauf quand il pleut (forcément!), l’air paraît respirable presque aseptisé.

Des parcs aux jolies pelouses, sans un seul papier qui traîne. Un rivage, de bord de mégapole, sans un plastique qui flotte. La circulation qui donne une rumeur de ville, sans vacarme. Des rues propres, sans une seule échoppe couverte de plastique rose qui aurait l’audace de dépasser! Des vitrines sans un grain de poussière. Des produits bien présentés, époussetés chaque jour. Des couleurs entre gris clair et gris foncé, bref : « L’occident au bout du monde »!

Les avenues du centre ville ressemblent toutes aux Champs Elysées, en plus propres, plus modernes, bordées de vitrines signées des plus grands : Versaché, Galiano, Hermez, Gucci, Armani (pas le « Monsieur Armani BKK », oui, ils nous le copiaient aussi, il y en avaient tous les dix mètres). Trèves de digressions asiatiques, retour à Sydney, où nous sommes dans le temple du grand luxe! Pas une copie pour dépareiller l’ensemble! A tel point que nous faisons des économies drastiques. Nous osons à peine regarder les vitrines dès fois qu’un coup d’œil viderait notre porte-monnaie! Idem pour manger. C’est impensable! Une crêpe, un cappuccino, un expresso : 26 dollars! C’est le tarif de trois jours de repas en Asie pour deux. Et je ne parle pas d’un plat de viande, là, pour une personne on explose le budget : 35 dollars le plat!

Autant faire régime, et nous balader le nez en l’air, c’est bon pour la santé!

Nous avons changé de monde, une fois de plus… Que préférons-nous?
Bien… ??? …
Tout est à voir !
😉

A plus,
Nat et Dom
http://etoile-de-lune.net/etoiledelune/index.php
carte

5 Commentaires

  1. Bonjour Nat et Dom…Oui Sydney est clean, cependant même à Sydney l’Australien reste relax (no worries), et l’obsession de la propreté (ou le « libéralisme » anglosaxon) va jusqu’à ne pas laisser traîner dans la rue les Sdf…la police très rapidement appelle soit une ambulance, soit les embarque… Mais tout a pu changer depuis 10 ans que je ne suis pas allé dans ce pays qui m’a le plus marqué (avec la Bolivie). Mais pour moi la vraie Australie, c’est le Queensland, vers Cairns et Cape Tribulation, le centre rouge avec Alice Spring, Coober Peddy et ses habitations souterraines et ses populations de mineurs. Les prix y sont nettement plus doux qu’à Sydney et l’on peut y rencontrer des gens originaux. Darwin est plus difficile au niveau du climat (chaleur humide étouffante), mais Kakadu vaut le déplacement…on est sur une autre planète.
    Bon séjour en Australie

    • Merci JY
      nous comptons bien profiter des conseils pour visiter l’Australie très prochainement, nous partirons de Brisbane vers le nord

  2. J’ai oublié: dans le jardin botanique de Sydney, une stèle présente les excuses des immigrants originaux, pour s’être approprié ces terres, sans savoir qu’elles étaient habitées. J’interprète, car je n’ai plus les termes exacts en mémoire. Mais c’est un sujet de discussion intéressant.

  3. Nous vous souhaitons un bon séjour en AUSTRALIE . Nouvel eldorado pour beaucoup de jeunes français et , nous pouvons comprendre, pour y avoir fait un super voyage . Le seul regret ne pas avoir vingt cinq ans pour aller tenter l’aventure où tout semble possible.
    Kangourou Island reste pour nous l’image de l’ AUSTRALIE nature, sauvage où rien ne semble avoir changé ( flore, animaux)
    Mais cela n’enlève rien à Kakadu, au coucher , lever du soleil sur l’Ayers Rocks, aux plongées sur la grande barrière etc etc
    Nous y retournerons pour l’ouest les Kimberley et tout et tout……….

    • Merci Michel pour ce commentaire
      Effectivement, une île continent, y a de quoi faire!!!!!

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