Chang Mai

» Publié par sur 16, Avr 2013 dans Album, Thaïlande, Voyage | 0 commentaire

Chang Mai

Bonjour,

Arrivée à Chang Mai, j’en ai plein les baskets. Venant de Sukhothai, de Ayutthaia, de Phimai et de Bangkok, je n’ai pas compté le nombre de temples et de bouddhas vus en une vingtaine de jours, mais c’est faramineux. Nous ne nous sommes octroyés qu’une seule journée de nature depuis le début, j’ai envie de sortir du bruit et la cohue.

Je suis désolée, je ne viens pas d’une mégapole occidentale, je viens du Pacifique où chaque île offre Ces coins déserts, où on ne voit personne, où on n’entend rien, rien que l’océan. Et là, je ne suis pas plongée dans un océan de sagesse, comme les yeux de Bouddha tentent à le transmettre, mais dans une marée humaine. Marée qui ne fait que monter, jamais elle ne descend.

Bref, je m’étais fait une idée de Chang Mai complètement fausse. Je ne sais pas pourquoi, en montant au nord de la Thaïlande je pensais trouver le calme, l’authenticité. J’y trouve la deuxième ville du pays, moins trépidante que Bangkok! Des tuktuks, des mobylettes, des vélos, des voitures, des bus, des camions… tout ce qui roule est sur la route. Et 200 000 habitants pour Chiang Mai, contre 10 000 000 pour Bangkok.

Chose étonnante, au passage-piéton, un gros bouton permet de réguler le flux automobile, pour tenter de laisser passer les piétons. Je dis tenter! Car au moment où le feu passe au vert pour les piétons, s’égraine un compte à rebours en secondes. On nous laisse entre 11 et 7 secondes pour passer. Et on n’a pas encore mis le pied sur le trottoir d’en face que les voitures ont déjà démarré, pour eux le feu ne passe pas au rouge, j’imagine, mais à l’orange claire, ou au vert foncé. (Je vais lasser tout le monde je le sais, mais tant pis! A Papeete, même si vous n’avez pas envie de traverser, les voitures s’arrêtent pour vous laisser passer. De sorte que vous vous retrouver à traverser les rues beaucoup plus que vous n’en aviez l’intention). Nous sommes loin et nous vivons un autre voyage, d’autres habitudes humaines.

Le rythme est effréné. J’avoue que j’en ai radicalement perdu l’habitude! Toutes les précédentes destinations étaient vachement cool, nous étions trop rapides pour les peuples qui nous accueillaient (Caraïbes, Amérique Latine, Pacifique)…

La ville de Chiang Mai ressemble à toutes les autres villes de Thaïlande. Massonnerie chinoise, immeubles faits à la « va-vite », fils électriques en toiles d’araignées. Chang Mai recèle pourtant de quelques particularités: ses pièges à touristes bien organisés, comme le marché de nuit, « à ne pas manquer » (le royaume de la copie), le coin des artisans « à ne pas manquer », le safari de nuit « à ne pas manquer »… le Tiger Kingdom « à ne pas manquer », ainsi que le trekking d’éléphants. Bon ben… on y a goûté à Bangkok, et ce n’est pas que je veux faire mon mauvais caractère, mais j’ai un mal fou à rentrer dans le rang!

Ha oui, j’allais oublier, la visite au village qui rassemble toutes les ethnies montagnards « à ne pas manquer ». Là ce n’est pas top! Des personnes des tribus du Nord de la Thaïlande ont été rassemblées aux alentours de Chiang Mai, dans une même localité, pour faciliter la visite touristique des tribus. En une journée bien occupée, des bus chargés de touristes appareil photo en bandoulière fait le plein de cliché, comme si ils étaient allés se perdre dans les Montagnes à la rencontre des tribus. En quelque sorte, « un zoo humain », pour prendre LA photo d’une femme karène ou girafe… Aie, aie, aie… C’est hors de ma conception du voyage, hors limites !

Ma curiosité du monde est insatiable, vous le savez. Mais pas à ce prix-là. J’aime l’échange, le vrai! J’aime la liberté, et je refuse en payant une excursion d’encourager à faire perdre celle d’autres personnes (quoi que j’admette que ce soit le gagne pain de chacun, et que cela fait vivre des familles). Je préfère voir des personnes travailler, et partager, même à grande échelle, leur savoir-faire, comme dans un village d’artisans, question de concepts…

Tout cela n’existe pas seulement en Thaïlande, mais un peu partout, l’évolution du monde, sans doute?

Nous tenterons, néanmoins, dans notre séjour d’aller réellement à la rencontre d’une de ces tribus afin d’avoir un réel échange entre humains.

Dans cette rubrique, vous trouverez l’ambiance générale de la ville. Je la qualifie de ville « la plus kitsch au monde ». Tous les 50 mètres, un temple rivalise de dorures avec son voisin. Le summum du kitsch a été atteint avec des représentations de Donald Duck sur le parvis du Wat Bupparam, à deux pas d’un Mac Do.

Les ruines de temples de la cité jadis sont coincées entre les immeubles actuels. Certains temples ont été restaurés, ils datent du temps où la ville prospérait entre 1250 et 1860. Quelques temples contemporains maintiennent dans leur sein des constructions affichant 700 ans d’âge. C’est à Chiang Mai que l’on croise le plus de Bonzes dans les rues. Ils sont partout et déambulent d’un temple à l’autre dans leur « toge » safran, un sac bleu électrique sur l’épaule. Certains « apprentis de la sagesse » prennent des libertés avec l’habillement traditionnel et si la couleur est respectée, c’est le parka à capuche qui prime chez les jeunes.

En route donc pour sillonner le centre historique, entouré de douves et dont les remparts existent encore par-ci par-là, aux alentours des portes d’accès. Et vous verrez que même dans les villes les plus denses, on trouve toujours quelques havres de paix! Et que finalement, le charme des temples opère toujours et que mon objectif n’en est pas encore lassé 😉

http://etoile-de-lune.net/etoiledelune/index.php
carte thailande_01

Valider le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>