Le Joyau de Luengôni

» Publié par sur 19, Jan 2013 dans Album, Escales, Nouvelle Calédonie | 0 commentaire

Le Joyau de Luengôni

Bonjour,

Le sud ne recèle pas seulement de merveilleuses plages idylliques et solitaires, il est creusé de curieuses grottes. Certaines sont visibles depuis la « surface ». En nous baladant, nous nous étonnons d’étranges formations. Le calcaire qui s’est soulevé pour former l’île est fait de socles qui forment des falaises peu élevées. Le calcaire s’est laissé envahir par la végétation. Avec l’érosion a sculpté des formes étranges. Au rythme des infiltrations d’eau… des stalactites se sont formées, grosses comme des piliers, elles sont parfois suffisamment robustes pour supporter des maisons. Ainsi certains ont trouvé le moyen de s’offrir une vue plongeante sur la mer et de se protéger d’éventuels tsunamis.

Et puis, l’eau n’est pas la seule à infiltrer les parois. Les banians, creusent, eux aussi, de leurs racines le sol tendre, et bâtissent des colonnes qui avec le temps se fossilisent. Tout ce travail de la nature donne vraiment un paysage particulier, fascinant!

Nous rencontrons à Luengoni, le « petit chef » Noël. Sur ses terres se trouve « le Joyau de Luengoni » : un effondrement de calcaire qui a forgé des grottes tarabiscotées dans lesquelles l’eau pluviale reste prisonnière. Noël a prévu les lampes étanches. Il nous entraîne dans la forêt, pour une balade instructive. En cheminant, il nous parle des contraintes des « petits chefs » vis-à-vis de l’ensemble de la communauté. De son incapacité à « vendre » ses terres et de se faire de l’argent. L’interdiction vient du droit coutumier. Il est pris en étau entre le droit commun et le droit coutumier. Tout son discours est très intéressant, nous ciblons… de loin, son message, car pour nous, pauvres étrangers à ce monde clos qu’est celui des Kanaks, son discours est sibyllin.

Nous arrivons aux grottes où le toit de végétation offre une lumière particulière aux parois de calcaire. Nous visitons les « chambres ». Nous nous courbons et nous contorsionnons pour nous faufiler dans ce dédale construit pas la nature. Puis Noël nous confie les lampes, il reste « au sec ». Nous dévalons une paroi à l’aide de cordes de rappel, et sans les lampes nous nous retrouverions dans une chambre totalement noire. Dom s’élance en premier dans un lac souterrain, qui lorsqu’on l’éclaire prend des teintes émeraude ou turquoise. Puis à l’intérieur de l’enclave se révèlent des stalactites ou stalagmites aux formes sculpturales. Je suis impressionnée par cette baignade en eaux froides, dans cette obscurité qui entoure le faisceau lumineux.

Une belle expérience, un beau joyau à découvrir.
A plus, pour la suite de notre balade dans Lifou

Nat et Dom
http://etoile-de-lune.net/etoiledelune/index.php

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