Luengôni, la magie des couleurs lagon

» Publié par sur 16, Jan 2013 dans Album, Escales, Nouvelle Calédonie | 0 commentaire

Luengôni, la magie des couleurs lagon

Bonjour,

Dès le petit matin, cette journée-là fut placée sous les meilleurs augures. Tandis que, sur la petite plage, j’avale quelques gâteaux en guise de déjeuner, une tortue sort la tête de l’eau. Elle excite le chien borgne qui s’est détourné de mon repas frugal pour jouer avec les vagues qui roulent sur le sable blanc.

Après cette distraction nous grimpons dans la voiture, il est encore tôt, et nous descendons vers le sud. Le rideau de végétation nous cache la mer. Puis d’un coup, il se déchire, et la magie opère tout de suite. Je bondis hors de la voiture. Ça y est, elles sont là!

Les couleurs magiques du lagon!

Je les retrouve comme de vieilles connaissances qui m’auraient tant manqué en quelques semaines d’absence. La plage de Luengoni est immense, elle s’étire du nord vers le sud en une courbe gracieuse revêtue d’une peau de sable si duveteuse, si voluptueuse qu’on s’y loverait jusqu’à la nuit des temps.

Sur l’eau cristalline aux reflets de lagon, quelques îlots lilliputiens posent et coupent l’horizon. À certains endroits, ils donnent au lagon des petits airs de « champignonnière » ultra-mignons. Paraît-il que l’un d’eux a servi de top model pour une pub d’un grand magazine d’aménagement (?) Je suis depuis trop longtemps hors circuit pour vous donner plus de précision. En tout cas, aujourd’hui ces îlots sont les égéries de mon objectif. Quel régal! La lumière est si vive, les couleurs si parfaites, la texture du sable irréprochable et tout cela se dévoile pour notre bonheur « égoïste ». Nous sommes seuls ou presque. Deux petites filles viennent vers moi. Elles captent mon attention, et posent devant l’horizon bienfaiteur.

Leurs prénoms sont enchanteurs Jenny et Harmony. Elles zappent l’école, car elles se sont levées trop tard. Tiens… « de mon temps » cette excuse-là n’aurait pas marché ! 😉

Derrière une haie de cocotiers se cache une tribu qui pratique ce qu’on nomme en Nouvelle-Calédonie « l’accueil en tribu ». Lorsqu’on arrive sur le caillou tout le monde se gargarise avec « l’accueil en tribu ». Sans doute n’ai-je pas connu encore ce que c’est réellement (?) Mais pour ce que j’en ai vu jusque là, je ne suis pas convaincue de l’absolue nécessité d’y passer. Au Vanuatu, lorsqu’on part vivre en clan, on vit « à la locale » avec le clan, on fait partie de la « famille », on mange ensemble, on dort dans les mêmes cases que les insulaires… On vit comme eux, et on apprend l’art de vivre le dépouillement. Ici le touriste est logé en case (très belles pour les clichés!) mais rudement inconfortable autant qu’au Vanuatu (sans lit, natte à même le sol pour certaines, sanitaires dehors, et d’une hygiène aléatoire pour toutes). Mais ici, le touriste emporte ses produits du supermarché pour se sustenter tandis que la famille (tribu) vit dans des maisons modernes, sans fuites dans le toit, avec des lits. Les prix, quant à eux, sont ceux d’un hôtel de catégorie moyenne (un minimum de 50 euros)

Je ne comprends pas bien la philosophie de ce tourisme-là. Je ne suis pas fan… Mais je ne veux pas en dégoûter les amateurs, et peut-être changerais-je d’avis au cours de cette escale, je n’ai pas encore tout vu.

Sortons de cette considération peu objective, une chose est certaine, les cases et le décor sont hautement photogéniques. Et reprenons notre orgie de clichés sur cette plage qui s’étire à perte de vue.

Nat et Dom
http://etoile-de-lune.net/etoiledelune/index.php

Valider le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>