Monts Koghi, Pic Malaoui

» Publié par sur 9, Déc 2012 dans Escales, Nouvelle Calédonie | 0 commentaire

Monts Koghi, Pic Malaoui

Bonjour,

Je cherche partout la raison de ce patronyme « Koghi » utilisé pour la chaîne de Montagne qui s’élève dans l’arrière-plan de Nouméa. Il manquerait ce « h » entre le g et le i et je sèmerais la confusion avec les Indiens Kogi de la Sierra Nevada de Santa Marta, en Colombie. Et tandis que les visiteurs du Mont Koghi ne pensent qu’à faire de « l’acrobranche » dans le Parc (lisez de l’acrobatie dans les branches des arbres de la forêt primaire) moi je me projette dans la forêt humide, tout en me souvenant de cette randonnée mémorable en compagnie de notre ami Reynaldo. Il nous entraînait dans le monde précolombien, dénichant des urnes anciennes…

Ce n’est pas en Nouvelle-Calédonie qu’on trouvera les témoignages d’une telle civilisation. Il y a bien les vestiges du « Lapita », des tessons de poterie, trouvés sur le caillou. Une population qui s’est implantée il y a 3500 ans. Mais tout cela n’a rien à voir. Revenons à nos moutons!

Par ignorance, ou inconscience? Un peu des deux, nous nous élançons à l’assaut du Pic Malaoui. Nous ne sommes ni grands randonneurs ni grands découvreurs, nous sommes simplement curieux de tout. Et, Dom est toujours aussi féru des points culminants. Donc, en ce beau samedi ensoleillé, nous nous offrons un des points de vue les plus réputés du sud de la Nouvelle-Calédonie?

Sacs sur le dos, bouteilles d’eau, appareils photo, et chaussures de randonnée, nous sommes prêts. Au départ du chemin, une auberge « savoyarde ». Pourquoi pas? Pendant l’hiver austral, il fait froid, paraît-il, dans la région. De la neige? Non, quand même pas, mais on supporte les polaires la nuit! La randonnée commence bien, le premier pont qui enjambait le vallon s’est écroulé. Il reste des roches taillées, glissantes pour traverser. Et… nous grimpons, jusqu’au belvédère à près de 700 mètres d’altitude. Ce belvédère est le seul à ma connaissance qui porte ce nom sans offrir la moindre vue. Pas le plus petit dégagement sur les vallées environnantes, nous sommes cernés par une végétation pas très haute, mais suffisante pour tout boucher.

C’est à partir de là qu’il faut s’accrocher, au sens propre et figurer. Car pour atteindre le pic Malaoui, nous descendons. Encore une autre particularité du coin : descendre pour l’ascension d’un pic! Une descente sportive, rendue difficile par un parcours accidenté et extrêmement glissant. Nous progressons dans la fange. Rien de bien agréable. Finalement, nous nous munissons de bâtons pour assurer nos pas. Et nous descendons, encore et encore. Tant et si bien que nous pensons réellement que nous nous sommes trompés de chemin. Mais … A coeur vaillant d’impossible! Nous poursuivons ce « sentier » boueux certi d’une forêt primaire généreuse en quête d’une vue.

Au bout d’un très long parcours, la forêt s’éclipse pour une végétation de garrigue. Et là, devant nous, un serpent terreux suit les crêtes. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, mais pour autant, la vue est superbe déjà! Aux montées succèdent des descentes, et une dernière grimpette acrobatique, pour enfin atteindre le Pic Malaoui. Nos efforts sont récompensés par une vue magnifique, sur le lagon, la chaîne des monts Koghi, et Le Mont-Dore. Ces vues sont si extraordinaires, et les 5 heures de randonnées si ardues que vous aurez droit, pendant plusieurs jours à des séries de clichés, pris, pendant la rando et au sommet du point de vue. Pour le retour, on nous a indiqué un raccourci qui nous a fait gagner plus d’une heure! Ouf!

Celle-là m’a tuée!!!!
J’ai cru ne jamais arriver au bout, c’est qu’on n’a plus 20 ans, les amis!
A plus,
Nat et Dom

EtoileDeLune

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