Rodéo de Païta… LE rodéo

» Publié par sur 5, Déc 2012 dans Escales, Nouvelle Calédonie | 0 commentaire

Rodéo de Païta… LE rodéo

Bonjour

Et voici la suite de notre journée à Païta qui s’achève par le clou du spectacle : le rodéo.

Le mot « rodéo » provient de l’espagnol « rodear » qui signifie encercler, tourner autour. À l’origine, le rodéo consiste à rassembler le bétail afin de le marquer, de le soigner ou de le vendre. Cet événement saisonnier était l’occasion d’organiser une compétition informelle entre les cavaliers.

Aujourd’hui, à Païta, l’animateur qui a monopolisé le micro nous parle de « Bronc Riding », de « Bull Riding », mais aussi de « bulldogging », de cocarde, de « pick-up man », de clown, de Grand Entry

Grand Entry

La Grand Entry est une sorte de parade, où les cavaliers arborent les drapeaux français, australiens et américains. Puis, les rodeo-man défilent par équipe devant le public qui les ovationne. Des invités de marque arrivent d’Australie. En leur honneur l’hymne national australien est envoyé. Tout le monde enlève respectueusement son chapeau et baragouine entre ses dents le chant patriotique. Puis c’est au tour de la « Marseille ». Curieusement, seuls les Australiens gardent leur chapeau respectueusement sur leur poitrine, tandis que le reste des « rodeo man » s’est déjà couvert, et distraitement parle au voisin…

Pick-up man
Quatre à cinq cavaliers restent en permanence dans l’arène et récupèrent les « rodeo-men » au bout du temps règlementaire où ces derniers ont tenu sur le dos du cheval cabré. Le pick-up man harmonise sa course à celui du cheval sauvage et d’un épaulement vigoureux extrait le cavalier de sa monture en furie. Ceci ne se passe qu’à condition que la monture n’ait pas éjecté le cavalier. Ce qui arrive souvent. Dans ce cas, le cheval sera « conduit » vers l’enclos par le pick-up man, tandis que le rodeo-man récupèrera son chapeau et partira en boitillant vers les abris.

Les clowns
Deux d’entre eux viennent d’Australie, ils sont ovationnés lors de la Grand Entry. Ils sont habillés de couleurs fluo, maquillés de gros traits noirs sur le visage. Et font incursion dans l’arène lorsque les veaux ont gagné la partie dans les « bull dogging », ou attisent la fureur des taureaux après que ceux-ci aient désarçonné leur « cavalier » dans le bull riding.

Bronc Riding : La monte du cheval sauvage

La monte du cheval sauvage (nommé Bronco aux États-unis) est une des épreuves phare du rodéo. Le cavalier doit tenir dix secondes sur le dos du cheval harnaché d’une selle et serré au bas-ventre par un « kicking » sorte de corde qui serre fort les hanches du cheval. Cet étranglement l’agace et l’entraîne dans des ruades folles.

Bull Riding : La monte du taureau
La monte du taureau est une épreuve du rodéo dans laquelle le cavalier doit monter un taureau de race Brahma et se tenir en selle avec une seule main pendant huit secondes.

Le bull dogging : « suivre le veau de près »

Deux cavaliers s’élancent dans « l’arène » en même temps qu’un veau. Ils le poursuivent et doivent lui sauter dessus pour le maîtriser à terre. Évidemment le veau n’est pas content, et ne pense qu’à une chose : « fuir » ces fous furieux de bipèdes montés sur ce quadrupède bien trop obéissant à leur goût. L’ensemble de l’action doit se maintenir dans un temps indiqué au départ.

Attraper la cocarde :

Cette activité ressemble à la précédente au départ. Deux cavaliers, et un veau lâchés dans l’arène. Le veau est affublé d’une cocarde que les cavaliers doivent attraper en un temps requis de quelques secondes.

A noter que les veaux, ex-édés par leur traitement (n’oubliez pas la castration à vif du matin) et leur jeu de « attrape-moi si tu peux », ont mené la vie dure aux organisateurs. A croire qu’ils s’étaient passé le mot : à peine libérés de leur enclos, ils filaient droit vers les barricades, les franchissaient avec une facilité déconcertante, malgré leur hauteur de 3 mètres, et s’éparpillaient parmi les spectateurs, semant ainsi une pagaille jubilatoire pour le camp des bovidés et de leurs supporters (!)

Autre détail important. J’ai cherché à savoir comment les chevaux « sauvages » étaient prélevés à mère Nature. Et sans doute n’aurais-je pas dû poser la question, car la réponse ne m’a pas plu. Pas plus que tout ce spectacle d’ailleurs. En réalité les stockmen regroupent des troupeaux et les poussent vers la mer. Les chevaux sauvages n’ont d’autre choix que de nager vers le large. Les stockmen les récupèrent lorsqu’ils sont trop fatigués pour lutter. A la suite du rodéo, les montures sont bradées à bas prix, et non rendues à leur milieu naturel …

Vous l’aurez compris, je ne suis pas fan de ce genre de spectacle. J’aime trop la nature et les animaux pour les voir subir des traitements aussi inutiles. On m’avait dit que pour comprendre l’âme néo-calédonienne, le rodéo était incontournable. C’est ce qui passionne les Caldoches et certains Kanaks y participent aussi. La haute fréquentation est sans conteste le témoin d’appréciation. Il n’y a sans doute pas grand-chose d’autre à faire pour se divertir dans la brousse…

A plus… pour un dernier clin d’oeil de la Brousse avant d’y revenir sous un autre angle
Nat et Dom

EtoileDeLune

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