FIDJI : Yasawa, quitter Nacula pour Naviti et les re ncontres de grand chemin

» Publié par sur 16, Sep 2012 dans Escales, Fidji | 0 commentaire

FIDJI : Yasawa, quitter Nacula pour Naviti et les re ncontres de grand chemin

Bonjour,

Nous quittons « Big Chief » et son clan de Nacula. Nous grimpons à bord du catamaran qui nous emmène à Naviti, île centrale du Yasawa. Si à l’aller, le ciel n’était pas coopératif, sur ce trajet, nous avons droit à un grand ciel bleu et découvrons au fil de l’eau les silhouettes des îles sur fond d’azur. Un régal!

En chemin, nous croisons des couples qui vont et viennent dans les Fidji. La plupart des voyageurs sont Australiens, Néo-zélandais. Les Fidji leur font office de Côte d’Azur en plein hiver (le printemps est pour bientôt : le 21 septembre!). Nous croisons beaucoup de jeunes Européens, et quelques Américains. Toutes ces rencontres sont l’occasion pour moi de pratiquer l’anglais que j’avais presque oublié à force de vivre en Amérique latine et Polynésie ces six dernières années. Je ne compte pas le Vanuatu, car nous y trouvons toujours de bonnes âmes parlant le français(heureusement pour Dom toujours aussi peu enclin à sortir son dico d’english). Donc voici que mon anglais refait surface. Et j’avoue que je souffre! Non pour m’exprimer, car là… j’ai de la ressource, mais pour passer d’un accent à l’autre : Américains, Australiens, Néo-Zed n’ont pas, exactement, la prononciation de Shakespear! Moi qui étais si fière de mon « perfect english » appris à Brighton ou London. Il est vrai que dès mon plus jeune âge j’ai été confrontée aux accents, car ma prof d’anglais était Polonaise.

Bref tout cela fait que je suis facilement repérable et qu’on me dit :  » You are French obviously » (notez le « obviously » et la pointe de distance mise dans ce terme). A quoi j’aimerais répondre d’un saut d’humeur : « Non Belge! » Cela dit, Sandra, une jeune « honney-mooner » venant tout droit de son Uta, m’a décomplexée. Elle ne comprenait pas non plus tout ce que l’Australien en question disait, et lorsqu’il lui a demandé d’où elle venait, à sa réponse : « Unitated States » il a répondu « Oh, I’m sorry »!

Ben voyons!
Ce genre de réflexions crée immédiatement des liens, entre les martyres de la réplique! Pauvre Sandra, pour son voyage de Noces, elle réalisait que les Américains jouissaient d’une aussi mauvaise réputation que les Français. Comme quoi, les a-priori sont les vides poubelles de l’opinion publique. Tout cela est encore à mettre sur le compte des « généralités ». On généralise, on range dans un même paquet tous les Américains, dans un autre les Français. Dans le Pacifique, les Français sont mal vus, à cause de la bombe nucléaire que successivement Mitterrand et Chirac ont fait sauter du côté de Mururoa. Une idée pas très lumineuse, qui a « un tantinet » énervé tous les habitants du Pacifique. Ce sentiment fut exacerbé par la malencontreuse affaire du Rainbow Warrior, le navire de Green Peace, sur laquelle je ne m’étendrai pas, mais tout cela a donné des os à ronger aux anti-Français. Quant aux Américains, on leur reproche leur façon de gérer le monde entier à leur sauce. Tout cela permet un racisme de bas étage qui ne fait pas la différence entre des individus qui subissent les politiques intérieures et extérieures de leur pays, et ceux qui les gouvernent sans leur demander leur avis au nom du « bien-être » mondial.

Sandra trouva néanmoins le moyen de se venger en me glissant en aparté que leur accent (celui des Australiens « en général) était pourri, et sonnait « bouseux ».

« 1 » partout, je renvoie la balle à qui?

Pendant ce temps, les Fidjiens regardent l’oeil amusé toute cette faune s’envoyer les balles et comptent les points, surtout, ceux écrits sur leurs jolis billets que les touristes leur apportent. Une manne qu’ils ne sont pas prêts de lâcher et qu’ils gèrent au mieux afin qu’elle perdure. Par contre, nous apprenons par la suite, que le Monsieur Australien a poursuivi son voyage suscitant « la sympathie unanime » : le dernier clan dans lequel nous séjournerons, nous dira qu’il cherchait des « fijian girls », ça n’a pas beaucoup plu non, plus!!!!

Et là, permettez-moi de couper le cordon des « généralités » et de vous dire que seul cet Australien-là avait des moeurs glauques et que nous avons rencontré également de charmantes vielles dames en chapeau, qui avaient un accent délicieux, venu de Sydney, avec des manières adorables et de gentilles façons!

Après ce voyage linguistique, nous arrivons dans la baie de Korovou, sur Naviti. La pension vient de subir la tempête de plein fouet, les toits sont abîmés, les parasols en bois ont été détruits… Mais les habitants gardent leur coutumière bonne humeur. Déjà, les hamacs sont en place, et prêts à nous accueillir pour assister au coucher du soleil.

A plus pour la suite,
Nat et Dom

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