VANUATU : pirogues traditionnelles

» Publié par sur 17, Août 2012 dans Escales, Vanuatu | 0 commentaire

VANUATU : pirogues traditionnelles

Bonjour,

Je vous ai parlé tant et tant des pirogues. Dans le Pacifique, nous en avons vu de toute sorte. Depuis les répliques des temps anciens, jusqu’aux va’a en fibre de verre des champions de Polynésie, en passant par les embarcations les plus rustiques. Aucun archipel du Pacifique ne fait défaut en la matière. Au Vanuatu, on ne trouve qu’une seule réplique des doubles pirogues ancestrales, elle n’a pas servi à faire le grand voyage pour accompagner ses 7 grandes soeurs dans le périple pour l’environnement (Te Mano O Te Moana). Elle est basée à Port Vila et elle est utilisée à des fins commerciales.

D’île en île, au Vanuatu, nous trouvons sur les plages des petites pirogues construites d’un seul tenant. La coque demande un tronc entier d’arbre évidé. Elle ressemble aux barques que nous trouvions chez les Indiens Kuna. Les Ni-Vans et les Indiens Kuna n’ont aucune parenté généalogique ou ethnologique et pourtant… Leur travail est identique, à ceci prêt que les Ni-vans ont ajouté à leur barque un balancier-flotteur. Sand doute parce que la barque seule sur l’océan Pacifique chavirerait immanquablement dans la houle. Sans doute, parce que les Indiens Kuna bénéficient dans l’archipel des San Blas d’une mer plus clémente…

Au Vanuatu la pirogue se montre dans son plus simple appareil, outre le balancier, maintenu à la coque principale par des fibres végétales, une pagaie fait le reste de l’armement. Celle-ci sert également de gouvernail. J’ai rarement vu des pirogues à voiles. Les Ni-vans, qui pourtant sont arrivés par la mer, craignent le grand large et ne s’éloignent guère de leurs côtes.

Ce moyen de transport remonte à la nuit des temps. Si les premiers colons austronésiens sont arrivés sur d’immenses pirogues doubles pouvant accueillir plus de 100 personnes, lorsque les nouvelles tribus s’établissaient sur le rivage, elles construisaient rapidement des embarcations petites, individuelles, maniables, afin de pêcher. Aujourd’hui, ce moyen de transport « offert » tout comme les maisons et la nourriture par la nature est répandu au Vanuatu. Il sert à la pêche de proximité, mais également au transport de marchandises. Les habitants des îlots attenants à une plus grande île, utilisent presque exclusivement la pirogue pour transporter dans le sens îlot grande île la production de leur jardin ou de leur artisanat. Dans l’autre sens, ils reviennent avec les produits qui leur manquent. Afin de transporter plus de marchandises, une planche est posée entre la coque et le flotteur. Il reste à peine assez de place pour le rameur et barreur qui se tient à l’arrière, voire un rameur supplémentaire à l’avant. Le plateau central croule sous les victuailles.

Les pirogues sont maniées par les hommes, autant que par les femmes. La pêche se pratique en solitaire ou en couple, voire en famille… On trouve peu d’embarcations modernes en aluminium ou en vibre de verre avec moteur hors-bord. Elles existent pour le transport des voyageurs interîles au sud de Santo, ou dans le nord de Efate. Elles servent en général d’omnibus maritime et leur prix est souvent dérisoire au vu d’un étranger (200 vatus la place, soit 1.5 euros)

Je ne sais pourquoi, les pirogues me fascinent. Sans doute est-ce le symbole du rapport de force entre l’élément impitoyable océanique et l’équilibre incertain bravé par les hommes. En tout cas, lorsque j’en vois, je ne peux m’empêcher de les photographier.

Vous aurez donc droit à une série de clichés sur les pirogues du Vanuatu…

Un lien youtube vers la construction d’un pirogue : http://youtu.be/2sWBdXHhYLY

A plus,
Nat et Dom

Nat&Dom

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Nat&Dom

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