VANUATU : les enfants après l’école

» Publié par sur 19, Juil 2012 dans Escales, Vanuatu | 0 commentaire

VANUATU : les enfants après l’école

Bonjour,

Depuis deux jours, nous retournons tous à l’école et je vous parle des beaux… et des « moins beaux » côtés de la réalité nivane. Les enfants ne sont pas figés dans leurs uniformes d’écolier, vous vous en doutez. Mais que font-ils après l’école ?

Une chose est certaine, ils trouvent à s’occuper.
Et personne ne s’ennuie

Parlons de ma petite copine, Alice, du village de Waterfall, à Pentecôte. Je la rencontre pour la première fois sur la plage, avec son petit frère et ses soeurs. Les enfants inventent des jeux de lancer de cailloux ou de galets sur la plage, juste à la frange d’écume que forme la mer calme. Ils courent sur la plage, ou devisent et chantent à l’ombre d’arbres séculaires. Une vie simple d’enfants heureux. On les voit rire, beaucoup rire! Ils sont timides, avec leur nez qui coule, leurs mains qu’ils mettent devant la bouche et les yeux qui plissent de malice.

Tandis que je les observe, je me demande ce qui leur manque…
Et je repense à notre Escale au Panama

J’avais été surprise aux San Blas de voir beaucoup d’objets en plastiques. La majorité des logis sont encore faits de matières végétales, telles que le bambou, le pandanus, le palmier, et toutes sortes de bois, tout comme ici. Mais les Indiens kuna sont envahis par le plastique. Les enfants reçoivent de la famille qui travaille à Panama City les jouets conçus dans les pays asiatiques et inventés par le monde moderne. On trouve à côté des huttes, des jambes, des corps, des têtes de poupées, des voitures en ferraille… Et la gestion des déchets ne fait pas partie de leurs moeurs. Il y a peu de temps, ils en étaient aux détritus végétaux, qu’ils balançaient à la mer. Quelle pitié lorsque nous assistions au même traitement pour tous ces objets non dégradables!

Si je vous parle des Indiens Kuna dans ce sujet, ce n’est pas pour vous perdre… Mais plutôt pour bien vous faire comprendre tout le plaisir que nous avons eu, à voir des villages, des chemins, des îles entières complètement préservées de ce tableau d’immondices « modernes ».

Les enfants en sont-ils plus malheureux?

Je ne le pense pas. Ils tissent des sacs en fibres, ils aident leurs parents à nourrir les cochons, les poules, et tout le bétail qui servira à nourrir la famille. Loin d’une corvée, cela fait partie de leur vie, et on les voit chanter, rire, et s’amuser en participant à ces tâches. Le seul jouet que nous ayons vu est celui d’un gosse ingénieux, qui avait taillé une longue branche au bout de laquelle il avait fixé une roue avec des fibres de coco. Il courait en poussant sa roue.

Lorsqu’une envie de friandise leur monte aux papilles, ils escaladent un papayé ou tout autre arbre dont ils descendent de délicieux, et juteux fruits!

Le soir à la lumière de lampes à pétrole, ou du feu allumé dans la cour, les mamans et les papas enseignent à leurs enfants les chants et les danses d’autrefois. Les enfants ont tissé leur propre costume. Ils ont coupé les bambous et disposé des pierres au sol. Ils tapent sur la pierre à l’aide du bambou et cela donne un bruit de percussion qui lorsque toute la famille s’y met en rythme donne une bien agréable musique sous les étoiles qui ne sont pas gênées de briller dans un firmament tout noir. Aucune pollution lumineuse, pas un bruit, la vie… Telle qu’elle se passe dans les îles préservées du Pacifique.

A plus,
Nat et Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Valider le commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>