VANUATU : écoles des îles, suite,

» Publié par sur 18, Juil 2012 dans Escales, Vanuatu | 0 commentaire

VANUATU : écoles des îles, suite,

Bonjour,

Hier je vous parlais de cette école très bien équipée de Pentecôte. Nous sommes également allés dans une école de Efate, l’île principale qui porte la capitale et les centres administratifs du Vanuatu. Et visiblement, toutes les écoles ne bénéficient pas des mêmes avantages. Nous n’étions qu’à 60 kilomètres de Port Vila. La route qui fait le tour de l’île est bitumée de neuf. Certaines parties offertes par les Américains, certaines autres par les Japonais. Une très très belle route. Notre guide, Peter, ironise en chemin. Il nous dit que la partie la plus cabossée est celle qui était sous la charge du gouvernement du Vanuatu. Il l’appelle « where’s the money » en début de journée, et en fin de soirée alors qu’il se sent à l’aise avec nous, il la débaptise et la surnomme la « corruption road ».

Partout au monde les histoires se répètent lorsqu’il s’agit de mélanger le pouvoir, l’argent et la politique.

Dommage que dans ce lot nauséabond, les enfants en souffrent. L’école dans laquelle nous nous arrêtons est démunie de tout. Les enfants ont de larges sourires dans des vêtements, trop grands, des chaussures de 7 lieues, ou carrément des « loques dépenaillées. Nous étions arrivés, heureusement, avec des cahiers, des crayons, des livres et vêtements (c’est fou ce que notre bateau peu contenir!). Le maître d’école était si heureux de ces présents, qu’il a réuni les enfants sous un arbre, à l’ombre pour nous chanter des petites chansons. J’avoue ne pas avoir compris la moindre parole de ces chants criés avec une telle verve, et des voix si aigües que mes pauvres vieux tympans vibraient autant que leurs cordes vocales. Mais quels sourires, sur les visages. Au passage, entre deux chants, un plus grand se retient de justesse de chopper le pou qui court sur la tête de son cadet. Que ça gratte ces pauvres têtes!!!! La prochaine fois, il faudra que je pense à leur amener les shampoings capables de traiter ce désagrément (!)

Avant de partir, le maître d’école nous montre une classe, où il a dressé sur le mur la liste des « nécessités » pour faire fonctionner son école. Il nous demande de la photographier et de faire passer le message. Peut-être aura-t-il autant de chances que Silas à l’île de Pentecôte? Qui sait. En attendant, nous glissons des billets dans la « donation box ». C’est le moins qu’on puisse faire. Mais en même temps, notre coeur est lourd. Nous nous sommes arrêtés ici, et tout au long des îles, il y a encore, et encore des écoles qui ont besoin d’aides extérieures, car les directeurs des établissements savent très bien qu’ils ne peuvent compter sur l’état.

Au retour, à Port Vila, grosse ironie. Les professeurs français envoyés par la France au lycée de Port Vila ont été sollicités afin de réduire les charges. Leurs salaires qui sont « très élevés » par rapport au salaire moyen du Vanuatu seront diminués de quelques euros. Ils font grève et choquent la population locale (ils font la UNE du journal quotidien), qui ne compte que sur des revenus allant de 200 et 500 euros par mois.

Ainsi va la vie… Et je me rends compte qu’à voyager de pays en pays, nos valeurs changent complètement. Nous ne sommes plus dans un cocon dicté par une quelconque société. Nous sommes des électrons libres et nos yeux s’ouvrent, s’ouvrent, s’ouvrent!

A plus,
Nat et Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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