VANUATU : groupes de danses des Fidji, Samoa, Tonga

» Publié par sur 30, Juin 2012 dans Escales, Vanuatu | 0 commentaire

VANUATU : groupes de danses des Fidji, Samoa, Tonga

Bonjour,

Pour finir ce tour d’horizon des danses d’Océanie, une note féminine, venue des Tonga, des Samoa et des Fidji. Pour moi ces archipels sont des tampons culturels entre l’art de Polynésie et celui de la Mélanésie.

En Polynésie, du moins dans les îles de la Société, qui ont ouvert les fêtes du Heiva, la danse met à l’honneur la femme. La femme gracieuse ondule avec élégance ses hanches, elle suggère toute une histoire, presque des contes de fées, à l’aide de mines, d’arabesques de bras, de mimiques toutes plus envoûtantes les unes que les autres. L’homme est là pour souligner sa beauté. Les costumes sont recherchés, somptueux, les musiques vous chavirent et vous retournent les sens. Un petit aparté sur les Marquises où, la femme est effacée, l’échine courbée face à l’homme fer-de-lance des danses. Il arrive fort et fier, il hurle, il gesticule et branle tous les témoins. Évidemment, je parle des danses, de ce qu’elles véhiculent comme impressions, car franchement, la femme marquisienne n’est pas du genre à s’en laisser conter!!!!

En Mélanésie, la femme semble ne pas exister, corvéble à merci, elle enfante et obéit (c’est encore le cas aujourd’hui dans beaucoup de tribus, je reviendrai aussi sur ce sujet là!). L’homme guerrier se met en avant. Au mieux dans certaines cérémonies, la femme vêtue d’un pagne, torse à l’air, siffle et accompagne l’homme. La culture mélanésienne, comme vous pouvez vous en rendre compte dans les rubriques consacrées à Ambrym, Pentecôte et Futuna, voire Salomon, est patriarcale. Les hommes s’affrontent. Ils forment des clans, ils poursuivent de leur vindicte le clan voisin, ils intimident. Bref, les hommes sont LA!

Entre ces deux extrêmes les Tonga, les Fidji et les Samoa.

Les jeunes filles rencontrées perpétuent la tradition tandis qu’elles poursuivent des études universitaires à Port Vila.

Les jeunes femmes samoennes sont à l’exacte lisière entre Polynésie et Malaisie. Les vêtements sont taillés pour mettre en valeur leur corps, les tissus sont colorés, fleuris, gais, tout comme en Polynésie. La gestuelle est surprenante. Très lente, et plus proche de ce que l’on trouvera en Asie. Des gestes précis, légèrement saccadés, du doigté, bref, quelque chose de suggestif, mais plus asiatique que Polynésien. Les danseuses en rang ne se déplacent pas comme c’est le cas en Polynésie. Par contre, on retrouve le « maître de cérémonie ». Il tourne, il gesticule, il s’esclaffe, et surtout, il a le corps oint d’une huile prompte à conserver les billets que les spectateurs lui collent sur le corps. Nous avions vu cette pratique pour la première fois à Wallis. Une autre pratique étonnante : tandis que les hommes mélanésiens ignorent la femme, les Samoens auraient tendance pendant les danses à s’allonger par terre et à attendre que la femme les « piétinent » (elles posent délicatement le pied sur leur dos)

Les deux jeunes filles tongiennes sont emballées dans un épais costume de fibre. Qui met moins en valeur leur corps que les jolies robes des Samoennes. Par contre, le corps oint de la même huile que le maître de danse des Samoennes, elles réceptionnent les billets de banque aussi gracieusement. La gestuelle est lente, sans doute entravée par le costume, impossible de garder la souplesse des Polynésiennes, engainées comme elles le sont! Gestuelle que je qualifierais également d’asiatique…

Enfin, voici le groupe de danse des Fidji. Des guerriers, corps peints de noir, hanches enchâssées dans un pagne de fibre, brandissent une sagaie, un casse-tête. Ils font des grimaces atroces, ils gesticulent dans tous les sens, tentent d’intimider les capitaines des pirogues (qui en ont vu d’autres!). Puis entrent en scène des jeunes filles qui se meuvent de manière saccadée, et lente (toujours cet apport asiatique très prononcé). D’autres jeunes filles, vêtues de robes à fleurs entrent en scène. Les mamas étendent, aux pieds de leurs hôtes, des paréos cousus les uns aux autres : une longue chaîne de couleurs offerte aux équipages de Te Mana O te Moana. Peu à peu, les jeunes danseuses vont chercher dans la foule des cavaliers. Et on assiste à une sorte de « bourrée auvergnate »… Je ne trouve pas d’autres termes. Bras dessus, bras dessous, les couples se forment, puis ils invitent d’autres personnes à les rejoindre. Une longue chaîne se constitue. Et tout le monde part dans une farandole très amicale…

Les équipages reconnaissant leur culture, se mêlent à la représentation que ce soient les Fidji, les Samoa, les Tonga, on sent la fierté d’appertenir à leur pays!

Ainsi s’achève ce tour d’horizon des danses du Pacifique
Une leçon humaine, une fusion d’humanités, l’envie pour chacun de partager sa culture et de s’en montrer fier!
Un énorme MERCI à tous ceux qui nous ont offert ces moments inoubliables!

A plus pour d’autres découvertes dans cet archipel, vraiment étonnant
Nat et Dom

Nat&Dom

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