VANUATU : danseurs des îles SALOMON

» Publié par sur 29, Juin 2012 dans Escales, Vanuatu | 0 commentaire

VANUATU : danseurs des îles SALOMON

Bonjour,

Aujourd’hui nous passons un moment en compagnie d’un groupe de jeunes très sympathiques!

Ceux qui représentent les îles Salomon sont à Port Vila pour études. Ils sont à l’université. Ils n’ont pas à leur disposition tous les moyens afin de constituer leurs costumes, mais ils ont à coeur d’incarner leur nation, qui, entre le 1 juillet et le 14 juillet, accueillera le festival des arts d’Océanie pour la première fois. Celui-ci réunira 27 nations du Pacifique à Honiara, la capitale. Après leur séjour aux Vanuatu, les 7 pirogues auxquelles les danseurs font les honneurs monteront vers les Salomons situées entre les Vanutua et la Papouasie Nouvelle Guinée.

Bienqu’ils n’aient pas sur place de tapa et autres matières premières, ils ont eu recours au système D afin que leur costume soit dans la lignée de leurs traditions. A la place du pagne en tapa, ils arborent un paréo de couleur vive. Le médaillon (en carton peint) figure le clan placé sous le signe de l’oiseau. Lorsque je leur demande s’il y a un lien avec le mythe de l’homme oiseau de Rapa Nui (l’île de Päques), ils froncent les sourcils et ne comprennent pas. Pourtant, les dessins de leurs médaillons sont très similaires aux pétroglyphes que nous avions vus sur le site d’Orongo. S’ils étaient aux Salomon, les danseurs auraient entouré leur tête et leurs bras de feuilles parfumées. Cela permet d’éloigner les mauvais esprits. Et puis, cette coutume est suivie par les hommes qui partent à la chasse, afin de masquer leur odeur et de tromper les proies. Ici, ils ont choisi de répéter leur signe de ralliement, l’oiseau, sur des cartons peints.

La société des Salomons est proche de celle des Papous et fondée sur la compétition. Pour rivaliser de beauté et de prestige, les tribus attachent à leur parure une importance capitale. Peintures faciales, coiffures somptueuses, bijoux en nacre composent le costume rituel des grandes cérémonies. Les peintures corporelles, quant à elles, expriment l’âme du guerrier et surtout sa force (ce qu’en Polynésie, ils nomment le Mana). La peinture corporelle est très différente du tatouage. Ce dernier est permanent et fixe un historique glorieux sur le corps. Les tatouages marquisiens sont au sommet de cet art, signifiant la généalogie, le prestige d’être le descendant de …, l’histoire de hauts faits de guerre…

A contrario, la peinture corporelle est éphémère. Elle représente une identification à conquérir. Le danseur, le temps d’une cérémonie, se met dans la peau d’un oiseau, d’une rivière ou du vent… Et il exécute des musiques, des pas de danse et des chants pour appeler l’esprit de l’ancêtre ou de l’élément dont il veut acquérir les bonnes grâces.

Les danseurs des îles Salomon exécutent des rondes, où ils balancent leur corps tout en jouant des rythmes mélodieux de leurs flûtes de pan (Too’au maani’au et rehe) et flûtes de bambou. Au centre du cercle, deux hommes frappent des bambous de la semelle de leurs savates. Ils se nomment bambous pilonnant, je les nommerais « bambous pilonnés »…

Le rythme est mélodieux. Vision singulière que ces « guerriers » offrant un air léger et des gestes doux!

Encore une très belle découverte!
A plus,
Nat et Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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