NAVIGATION VERS VANUATU en direct live depuis le bord

» Publié par sur 7, Juin 2012 dans Navigation | 0 commentaire

NAVIGATION VERS VANUATU en direct live depuis le bord

17:33.47S 169:27.37E

Distance restant à parcourir : 77 milles nautiques
Distance parcourue depuis le départ : 871 mn
Cap suivi : 240°
vitesse du bateau : 3/4 noeuds
Allure : moteur

Conditions :
Mer « belle » légèrement houleuse de NNE
Vent 5 noeuds NNW
Ciel dégagé avec arrivée d’un voile de nuages
mer : 26.7 degrés… (je vais sortir la petite laine pour aller me baigner!!!)

Bonjour chers amis du voyage,

Finalement, le dieu de la mer du Pacifique n’est pas susceptible! J’ai bien fait de râler hier contre son caractère désordonné et houleux. Peu à peu, tandis que le vent signait sur le registre des abonnés absents, la houle d’Est s’est complètement tassée.
Une de moins!
Celle de ssw s’est éclipsée.
La bonne affaire!
Il nous reste un bouillon informe et inexpliqué venant du NNE. Alors pour celle-là grand mystère? Qu’est-ce qui la génère?

Pour nos dernières 24 heures, le rythme est en opposition totale avec le début de cette traversée. Le bateau dodeline, le génois froufroute et tente d’attirer à lui le fin filet d’air qui semble venir de NNW. Ce qui nous « propulse » à une vitesse colossale de 2.5 noeuds voire 3 noeuds! Depuis, hier nous avons effectué 13 heures de moteur. Mais vers 3 heures du matin, Dom lassé de son ronron a décidé que le « vent soufflait assez fort » (5 à 6 noeuds) pour reposer la machine et envoyer de la toile. Et de fait, on marchotte!

Je vous avoue que notre Etoile me stupéfie. Elle fait tout pour caresser son capitaine dans le sens du poil, y compris d’avancer sans vent! Le courant qui porte au SSW ne doit pas y être étranger. Je pense qu’on se transformerait en botte de paille laissée, à la dérive on avancerait, à 2 noeuds vers les Vanuatu!
😉

Au moment où je vous écris, Dom a eu pitié du génois, il l’enroule et le moteur est enclenché à petite vitesse.
Mais, nous devons respecter une vitesse de 3 noeuds maximum!

Au petit matin de jeudi, il nous restait moins de 100 milles à parcourir. Il nous était impossible au moteur d’atteindre Port Vila avant la nuit. Au moteur nous pouvons marcher à 6 noeuds sur une longue période. A 8 ou 9 noeuds sur des petits trajets. Mais nous avons pour philosophie de ne pas forcer la machine, et de la préserver qu’elles que soient les conditions. Donc, nous avons choisi de ralentir le rythme pour arriver vendredi matin dans la zone de quarantaines de Port Vila.

Cette zone est très règlementée et si l’on arrive en « overtime » (après 16h30) la punition sur le porte-monnaie est immédiate. Les tarifs d’entrée peuvent doubler, voire tripler… voire prendre des proportions à l’aune de l’humeur du fonctionnaire qui s’occupera de nous.

C’est la première fois que nous aurons droit à un « traitement » de « ghettoïsation ». Les archipels de la région (Fidji, NZ, Aussie, Nouvelle-Calédonie) adoptent des règlementations protectionnistes. Un bateau arrivant d’ailleurs (forcément tous les bateaux viennent d’ailleurs) passe inévitablement par la quarantaine, ce qui implique de mouiller à part des « petits copains » qui ont réussi le test. Interdiction absolue de débarquer! Il faut attendre que des fonctionnaires vérifient à bord frigo, réserves, et peuvent être en droit de fouiller tout le bateau. Ils sont en droit de « réquisitionner » toutes les victuailles qui leur semblent suspectes (fruits, légumes, viandes… ) Au bout du compte, les fonctionnaires nous font payer un droit d’entrée (aux Vanuatu il semble assez cher, je préciserai demain ce qu’il en est exactement) et à la suite de ce « grand ménage » organisé, il ne nous reste plus qu’à aller au marché local faire des nouvelles provisions que le prochain archipel nous
subtilisera à son tour!

De coup … ben on mange fruits et légumes en quantité avant d’arriver, c’est bon pour la santé!

Nous devrions garder des conditions clémentes jusqu’à la fin. La zone de convergence est annoncée sur Vanuatu à partir de samedi. Il est probable que nous subissions les jours qui suivront notre arrivée, des vents d’ouest (donc contraires), des houles associées (pas terribles!), des orages (au pire!) des grains (au mieux!) et tout un tas de petits cadeaux qui nous nettoieront le pont qui a engrangé sa dose de sel. Nous devrions trouver un bon abri à Port Villa en attendant de trouver de meilleures conditions et poursuivre la visite et notre route.

En tout cas, si le ciel reste clément jusqu’à demain ce sera super, et la météo que j’ai prise avant de partir depuis la terrasse de Michel à Wallis aura été en tout point conforme aux prévisions !

Je vous retrouve dans une autre rubrique pour des considérations sur le chrono…
Nat et Dom
www.etoiledelune.net
PS : Pour les férus d’astronomie, qui m’ont posé la question via mail, ne me demandez pas à quoi ressemblait le passage de Venus devant le soleil le 6 juin à 10H. Bien que cet événement me fasse penser à la première expédition de Cook en 1767 dans le Pacifique et à la Pointe Venus de Tahiti de laquelle lui et ses scientifiques contemplèrent le phénomène, celui-ci est peu visible depuis un bateau qui tangue, bouge et gigote au milieu du Pacifique. De plus, ce n’est pas une véritable éclipse, il faut du matériel pour regarder ce moustique dans l’immense boule lumineuse.

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