NAVIGATION VERS VANUATU position et conditions

» Publié par sur 6, Juin 2012 dans Navigation | 0 commentaire

NAVIGATION VERS VANUATU position et conditions

17:15.43S 171:14.29E
position à 14 H 40 locale (3 h 40 UTC ou 5h40 en France)
Distance restant à parcourir : 166 milles nautiques
Distance parcourue depuis le départ : 763
Cap suivi : 250°
vitesse du bateau : 5.5 noeuds
Allure : moteur

Conditions :
Houles trois houles croisées NNE SSW ESE
Vent 0 à 3 noeuds
Ciel dégagé avec cumulus à l’horizon
mer : 27.2 (température a bien baissé au rythme où nous descendons sud)

Bonjour chers amis du voyage,

Hé bien voilà… Après nous avoir gratifiés de jours musclés, le vent nous a complètement lâchés. Par contre, il nous conserve de belles houles, que j’écris au pluriel, car elles sont plusieurs. Je regarde sans cesse le haut du mât voir s’il n’y a pas de noix de coco, de prunes ou autre chose qui tomberaient, car sinon je ne vois pas l’intérêt de l’océan de nous agiter comme ça…

Pendant que je regarde le cocotier pour voir si des prunes n’en tomberaient pas, Dom ausculte l’espace informe et liquide qui nous entoure afin d’y déceler une écume blanche qui trahirait une poussée vélique. Dom déteste toujours autant de faire du moteur! Par contre, les batteries de leur côté sont contentes. Nous sommes dans les jours les plus courts de l’hiver austral et ce ne sont pas les 5 heures de soleil effectif pour les panneaux, et le vent arrière dans l’éolienne qui parviennent à étaler les exigences du pilote automatique et des instruments du bord gourmands en énergie!

Sacré Pacifique! Il est le seul, je pense, à faire de la mer, et autant de mers sans avoir besoin de vent! A croire qu’il se fout complètement du bonheur contemplatif des marins. Les jours de grâce sur son dos sont à compter sur quelques doigts et pas besoin de plusieurs mains. …

Bon ne soyons pas médisantes, dès fois que le dieu Maohi soit susceptible???

En parlant de lui, chaque jour que je me réveille au large de ce Pacifique depuis février 2010 que nous le fréquentons, et bien je pense aux Maohis. A ces familles entières embarquées sur des pirogues en bois traversant contre vents et courants cet immense océan, pour trouver au bout de l’horizon des îles dont ils ignoraient l’existence avant de partir… Qu’est-ce qui a bien pu pousser tout un peuple à une telle aventure? A de tels risques… Livrer leurs femmes, enfants aux éléments avec quelques cochons, chiens, poules et racines à bord pour la subsistance. Partir au hasard… Ha je ne me lasserai pas de m’étonner du courage des ces peuples, et quelle chance d’avoir partagé la vie pendant deux ans de leurs descendants!

Sinon, une petite nouvelle du bord… Nous avons encore changé l’heure à bord, nous en sommes à présent à +11 heures UTC et +9 heures par rapport à la France ou – 9 heures avec le Québec (du moins je crois???)

A plus, pour les derniers milles à parcourir
Nat et Dom
www.etoiledelune.net

Nat et Dom

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