NAVIGATION VERS WALLIS position et conditions

» Publié par sur 7, Mai 2012 dans Navigation | 0 commentaire

NAVIGATION VERS WALLIS position et conditions

Position 14:06.40S 162:35.59W
position à 10h30 locale ( 20h30 UTC ou 22h30 en France)
Distance restant à parcourir en ligne directe: 800 milles nautiques
Distance en ligne directe depuis Bora : 640
Distance réellement parcourue : 700
Cap suivi : 260°
vitesse du bateau : 5 noeuds
Allure : vent arrière, génois tangonné

Conditions météo :
Houle 2.4 m à 3.9 m fréquence 10 secondes + clapot du vent
Vent 10 noeuds Est sud Est
Ciel encombré de cumulus, cumulo nimbus, sur le Nord et zones d’éclaircies vers l’ouest et le sud
mer 29.5°, température de l’air : 30°

Conditions de l’équipage et du bateau:
Sommes en forme, moral bon, même très bon! Notre Etoile est fringante, sous pilote automatique (trop de mer pour le régulateur d’allure)

Bonjour chers amis du voyage,

Tout d’abord une petite rectification, hier en citant Dumas, j’ai omis l’adjectif qui qualifie la solitude à deux… c’est bien entendu « la plus belle » qu’il fallait lire, et que je n’ai pas écrit, je pourrais prendre pour excuses, le roulis et l’envie de rejoindre rapidement le cockpit plus aéré que le carré d’où je vous écris! Mais vous ne me croiriez pas, nous sommes complètement amarinés et même si je vous écris comme Diogène depuis un tonneau qui vogue, et bien le coeur reste bien accroché!

Des nouvelles des copains du large?
Un fou nous a suivis pendant plus de 500 milles. Il tournait jour et nuit autour de notre Etoile. On le retrouvait le matin, stupéfaits de voir ce grand solitaire porté par les airs, vivre sur l’océan infini. Sans doute, cela le rassurait, nous étions pour lui une île en cas de besoin de repos. Mais depuis dimanche matin, nous étions seuls, le fou nous a laissés partir vers l’ouest. Mais où est-il allé? Vient-il des dernières îles de Polynésie? Doit-il naviguer si loin pour trouver de quoi survivre? Ou est-il franchement amoureux des grands espaces?

Il ne se posait sans doute pas de tant de questions à notre sujet. Nous l’avons vu jusqu’à ce que nous pénétrions dans les orages, la nuit de samedi à dimanche. Puis, sans doute par sagesse, a-t-il préféré ne pas s’y aventurer ?
Il n’avait pas à satisfaire de l’autre côté de l’horizon une curiosité de notre belle Planète.

Ce matin, nous sommes à une soixantaine de milles nautiques de Suvarov, atoll choisi de légendes telles que Tom Neel (? c’est bien lui?, j’ai un doute, et pas le moyen de vérifier à bord?) et Moitessier (là, il suffit de lire Tamata et l’alliance!). A la proximité d’une terre, si infinie soit-elle, nous retrouvons un autre fou qui survole notre Etoile. Il inspecte toutes les zones d’atterrissage possible. Pauvre fou ! La fréquence des vagues s’est tellement réduite que le terrain est devenu bien périlleux!

Hé oui, en mer la hauteur des vagues est souvent moins gênante que leur fréquence.

Un exemple, dans la traversée de l’Atlantique, nous subissions des vagues résiduelles d’une tempête tropicale, hautes de 6 à 8 mètres. Mais elles apparaissaient à une fréquence élevée soit 25 secondes et plus. Notre Etoile, dans ces conditions, grimpe et descend des vallons rebondis. Le seul inconvénient, c’est que par petit temps, les voiles sont déventées dans le fond de la vague.

Le Pacifique est réputé pour ses houles croisées et ses fréquences courtes. Pendant deux jours : vendredi et samedi, nous ne boudions pas notre plaisir de voir la foulée océane s’allonger. C’était la longue et profonde respiration dont je vous parlais. Par contre, depuis hier midi, la houle dominante de Sud-Ouest s’est resserrée, à 10 secondes. Le petit vent, néanmoins présent crée une seconde impulsion plus courte, plus pointue qui vient croiser par l’est le premier mouvement. En résumé, nous nous trouvons dans un bouillon dans lequel il est bien difficile de conserver une allure portante, puisque le vent est revenu par l’arrière. Le tagon nous aide grandement à garder le génois déployé et donc de passer les vagues, certes à la manière d’un rodéo, mais à une vitesse qui nous permet d’en « survoler » certaines et donc de ne pas subir chaque nid de poule de la route bien cabossée.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui, on se retrouve demain, pour des nouvelles du large…
Nat et Dom

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