HUAHINE : premiers contacts avec la terre

» Publié par sur 1, Avr 2012 dans Escales, Polynésie | 0 commentaire

HUAHINE : premiers contacts avec la terre

Bonjour,

Fini le « bon temps » des connexions Internet faciles. Dans le sud de Huahine, les deux pourvoyeurs de WiFi se font la guerre pour déterminer celui qui sera le plus mauvais. Et ils y arrivent très très bien. Néanmoins, je sais à quel point certains d’entre vous attendent la petite bafouille du jour. Surtout que là… ce n’est plus une « rétro », mais du direct live… Cela dit, on ne peut tout avoir : du direct avec de l’internet qui marche à merveille. Ce serait vraiment trop beau!

Nous sommes donc dans la baie d’Avea. Cette baie, que j’avais qualifiée l’une des plus belles de Polynésie, a perdu une étoile. Les incendies de l’été austral ont marqué pour de longs mois encore les collines environnantes. La saison des pluies n’a pu réparer la cicatrice infligée par quelques inconscients. Les collines paraissent mal peignées, passées chez un coiffeur qui a fait leur couleur à la louche diffusant un roux douteux sur une crinière où quels poils irisés font de la résistance. Adieu donc la belle forêt touffue. Les oiseaux s’y ébattaient du temps de sa splendeur. Ils ont du mérite, car hier soir, je les entendais chanter quand même.

J’avoue que les forêts brûlées ont sur mon entrain naturel un effet dévastateur. Sans doute les réminiscences de ma prime jeunesse où j’ai vu les collines de l’Estérel partir en fumée de Sainte-Maxime à Théoule. Une horreur de fumée, et des lendemains qui n’ont chanté que pour les promoteurs sautant sur les lois qui rendaient constructibles des terrains qui ne l’étaient pas avant l’incendie. Ici, heureusement, rien de tout cela. Huhine ne comptera certainement pas plus de pensions de famille, ni d’hôtels. L’industrie du tourisme ne se porte pas assez bien, pour les prédateurs étrangers. La forêt pourra donc reprendre ses droits, et se rebâtir plus belle encore dans les années à venir.

Pour chasser ce nuage gris de mon esprit, Dom m’appelle sur le pont dès le lever du jour. Il nous offre un spectacle fugace, mais d’intenses camaïeux de mauves et de roses. Un trait d’arc-en-ciel se dessine dans les nuages. Il n’en faut pas plus pour donner du baume au coeur… Puis, Dom m’emmène en annexe sur le lagon. Nous testons le moteur qui est passé lui aussi à la révision. Il ronronne à tous les régimes… Super. Nous sommes donc prêts pour la découverte de ce qui se cache derrière la pointe sud de Huahine. Cette balade nous entraîne jusqu’au marae de Anini et le motu Araara. Quel décor de contrastes! Nous naviguons en zigzags sur l’eau lisse émeraude, tachetée des couleurs chocolat des pâtés de corail que nous évitons soigneusement. Sur la barrière de corail qui nous protège du large, des montagnes de rouleaux d’écume nous barrent l’horizon. Côté île, un cordon blanc d’une plage interminable égrène des cocoteraies. Au bout du labyrinthe lagonaire nous découvrons les pierres dressées du marae de Anini. Des surfeurs préparent leur planche, ils vont se régaler!

De retour dans la baie d’Avea, nous mettons pied à terre. La pension Tara est réputée pour son ma’a du dimanche (repas cuit au four tahitien). Nous réservons notre table auprès d’une adorable vahiné d’un âge certain, mais d’une douceur et d’un accueil velouté. Nos pas nous entraînent entre la route et le lagon. Les haies des farés ne sont que cascades de fleurs!

Lorsque nous revenons au bateau, le nuage est tout à fait dissipé, une bonne baignade et voilà une vraie journée de vacances capable d’évacuer toute la fatigue de notre mois de chantier!

A plus, pour des nouvelles des îles
Nat et Dom
Nat&Dom

Nat&Dom

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Nat&Dom

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