POLYNESIE : rétrospective d’une escale de deux ans, TAHUATA

» Publié par sur 6, Mar 2012 dans Escales, Polynésie | 0 commentaire

POLYNESIE : rétrospective d’une escale de deux ans, TAHUATA

Bonjour,

Après trois semaines passées à Fatuiva, nous reprenons la mer pour une journée de navigation vers Tahuata. Cette île est si peu visitée qu’elle ne connaît pas la crise… Rien ne bouge, rien ne change vraiment, elle est en marge des préoccupations du monde. Qu’il s’agite sans elle! Qu’il compte les crises… de toute manière il n’y aura jamais plus de monde qui viendra à Tahuata, où il n’existe pas même un hôtel, tout au plus des aires d’accueil chez l’habitant au cas où quelqu’un se perdrait par là. Une route ralliant les quatre vallées habitées vient seulement d’être achevée, elle n’est pas bitumée, elle est en terre battue. Mais jusqu’en 2009 les habitants empruntaient la mer pour se rendre au village « voisin ».

Du sud au nord, nous trouvons une variété de paysages telle que nous changeons de monde et de climat en deux petites heures de navigation. Tahuata est le paradis des raies mantas qui « volent » autour du bateau et des dauphins à longs becs qui sautent et éclaboussent le pont par dizaines. Les requins-marteau, ou gros requins gris se perdent dans les parages aussi… J’ai le souvenir d’un gros gris, qui longeait les rouleaux de la plage d’Hanamoenoa. J’avais rejoint la plage en kayak, tandis que Dom m’avait suivie en PMT (palme masque tuba). Le gros gris nageait de long en large, sans doute par moquerie, par humour, reluquant ces deux Popa’a dubitatifs se promenant sur la plage… 😉

A Tahuata, nous sommes également au coeur de l’art des sculpteurs marquisiens sur bois et sur os.

Nous vivons en grandeur nature l’essence de l’épicurisme. Au bord de la seule route qui relie les quatre vallées habitées, les légumes poussent énormes, les arbres fruitiers regorgent de succulents agrumes ou de mangues énormes. Nous restons au-delà de la saison de « transhumance » des bateaux de passage, et nous nous retrouvons seuls au mouillage. Les habitants nous prennent en sympathie, et nous offrent d’aller ramasser les fruits (citrons, pamplemousses, oranges, mangues, bananes… ) sur leurs propriétés.

Les plages du Nord donnent l’illusion d’un havre lagonnaire par les plages de sable blanc et la couleur de l’eau. C’est la seule île des Marquises où certaines plages donnent à la mer des couleurs « lagon ». Mais à la réflexion après avoir vu les Tuamotu et les îles de la Société, ce n’était qu’une pâle imitation. Peu importe, à l’époque, nous ne savions pas, et nous profitions du jour qui se présentait à nous. Sans barrière de corail, certaines houles nous chahutaient plus que d’autres et nous forçaient à trouver un semblant d’abri, ailleurs. Peu à peu nous nous familiarisons au roulis, et nous nous prenons d’une affection telle pour cette île et ses habitants que nous faisons régulièrement la navette entre Hiva Oa et Tahuata y séjournant plusieurs semaines qui finissent par compter des petits mois…

Voici les liens vers l’album photo en musique et la lettre d’escale.

http://etoile-de-lune.net/edl/polynesie/photos_tahuata/index.html

http://s121758490.onlinehome.fr/edl/mails/mail_88/mail_88.html

En fin de ce message, quelques photos inédites
A plus,
Nat et Dom
Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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