NOEL EN VOYAGE Rétrospective 2006

» Publié par sur 16, Déc 2011 dans Non classé | 0 commentaire

NOEL EN VOYAGE Rétrospective 2006

Episode 3 de la série Noël en Voyage : 2006 Agay, Var, France

Bonjour,

En cette fin d’année 2006, nous retournons en France. Nous retrouvons des valeurs affectives essentielles. Nous nous baladons beaucoup dans l’Estérel. Nous goûtons aux plaisirs de la randonnée sans penser pour quelque temps à notre Étoile, en sécurité dans une marina de l’autre côté de l’Atlantique. Nous récupérons un lit qui ne bouge pas, et les douches chaudes. Tout cela convient parfaitement au climat qui nous a fait perdre en quelques heures plus de 25 degrés. Tout ce confort, d’un coup… c’est du grand luxe!

Quant à la France… Nous la trouvons changée
À moins que nous ayons évolué de telle sorte que notre rythme ne soit déjà plus en phase avec le tempérament fébrile de nos compatriotes?

Nous écoutons des conversations surréalistes, ou chacun se plaint amèrement de son sort (« trop d’impôts », « trop de pression »… « trop … c’est trop »)
Un monde en overdose, en somme !
Nous pensons aux gens que nous avons vus dans les bidons villes des îles tropicales. Ils se suffisent de toits de tôle. Ils n’ont pas la moindre notion de ce qu’est la sécurité sociale, ou la sécurité tout court. Ils vivent, le sourire aux lèvres, ils pensent à aujourd’hui sans que demain ne les chagrine plus que cela…

De toute évidence, cette planète contient plusieurs mondes.

Et nos hôtes n’ont que faire des destins d’ailleurs, trop occupés à changer de télévision, de voiture, de téléphone tous les ans. Trop affairés à se jeter dans les bras de leurs banquiers pour se nouer jusqu’au tréfonds de l’âme au surendettement. Nous nous sentons « largués », sans plus d’amarres pour nous retenir dans une société où la chasse à la nouvelle technologie est convulsivement organisée. Où simplement rouler à la vitesse indiquée par les panneaux de circulation met en colère le conducteur qui nous suit dans sa voiture. Un monde, où il nous est impossible de regarder la télévision, sans tout à coup avoir des palpitations (mais sur ce dernier point, tous les pays du monde se tiennent la main!)

Il me vient à l’esprit, une phrase qui ne date pas d’hier (1955, je n’étais pas née). Simone Weil disait déjà :  » Plus le niveau de la technique est élevé, plus les avantages que peuvent apporter des progrès nouveaux diminuent par rapport aux inconvénients » (Oppression et Liberté)

Le fait de nous éloigner des carcans de la société, d’avoir choisi de vivre en parfaite autonomie, nous libérant des aides de la société dont nous sommes issus, donne un recul et une adhésion à cette phrase. Sans pour autant vivre dans l’inconfort, ou demander à chacun de vivre aussi chichement que ceux que nous rencontrons ailleurs, il y a des questions à se poser dans nos vies. Jusqu’où la course à la technologie, au progrès nous rendra-t-elle heureux?

Nous aimons la France, et nous restons intimement convaincus qu’elle ne se résume pas au tableau que quelques-uns nous ont livré. Il y a autre chose. Cette douce France, cette France que nous aimons tous, il suffit de peu pour la réveiller au fond de notre âme et nous souvenir que c’est dans l’Hexagone que sont nées de grandes et belles idées qui ont forgé la liberté, la fraternité, l’égalité. Trois mots qui influencent notre philosophie de vie, et que nous emmenons avec nous, partout!

Nous acquerrons au cours de ce retour, le grade de « décalés » offert par notre entourage, titre dont nous sommes légitimement fiers. Certains nous jugent inaptes à tout retour vers « la civilisation », ce que nous nommons depuis notre cockpit, sans aucune condescendance ou mépris, mais avec un certain recul « le monde des terriens ».

Et en fin de séjour, ma petite maman, m’offre le plus beau cadeau ! Elle me dit sur le quai de la gare : « Va ma fille, va vers ton rêve, il est beau »!
Par ces mots, elle m’offre un ticket vers le voyage, sans aucune culpabilité, mais avec en prime le bonheur du partage!

Eh bien, nous retournons vers notre Étoile, le coeur plein de l’affection de nos proches qui nous suivent de très très près. Car la technologie, n’est pas renier totalement. Elle permet de rester en contact, d’envoyer des nouvelles, de nous parler par skype qui n’existait pas au début du voyage… Elle permet tant de belles choses, et même de sécuriser un voyage en mer… Bref, nous revenons vers notre Étoile afin de poursuivre ce voyage, qui décidément nous a déjà grandement transformés!

À plus, pour la suite de cette série
Nat et Dom
www.etoiledelune.net

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