PIRATERIE DANS L’INDIEN le point sur la situation, liens utiles et articles

» Publié par sur 13, Déc 2011 dans Niouzes | 0 commentaire

PIRATERIE DANS L’INDIEN le point sur la situation, liens utiles et articles

Bonjour,

Afin que la mer n’ait jamais le goût des larmes, je vous livre la copie d’un article paru dans SeaBlue, le blog d’Arielle Cassim. Pour compléter cet article, je vous donne les principaux arguments du ministère des Affaires étrangères. Enfin, vous trouverez tous liens utiles sur le NET, afin de prendre les bonnes décisions quant à votre programme de navigation.

1) Article paru sur Sea Bleue à l’issue du salon nautique

Fuyez les pirates, ne naviguez pas dans certaines zones de l’Océan Indien “Après 4 mois de chasse aux pirates en Océan Indien, le commandant du Surcouf, Marc-Antoine de Saint-Germain est venu au Nautic, sur le stand de la Marine nationale afin de témoigner des actes de pirateries propagés dans cette zone devenue dangereuse. Assisté de Philippe Court , président du yacht-club de France, et membre du CSNPSN, ils ont voulu tous les deux insister auprès des plaisanciers afin de les détourner de cette navigation à risque vers l’est, dans le golfe d’Aden, aux abords des côtes somaliennes, ou encore aux abords des Seychelles. A ce jour plus de 489 actes de piraterie ont été signalés au large des côtes somaliennes. L’opération européenne Atalante Fin 2009 l’opération européenne Atalante a été lancée, elle consiste à accompagner des bateaux de la marine marchande affrétés par le PAM (plan alimentaire mondial) et qui doivent nécessairement traverser cette zone. Le trajet comprend le passage obligé du détroit de Bab-el-Mandeb pour les navires transitant entre l’Océan Indien et le canal de Suez. Les bâtiments d’Atalante ont ainsi réalisé une centaine d’escortes permettant l’acheminement de 500 000 tonnes d’aides alimentaires en Somalie Le 28 septembre 2011, dans le sud de la Mer Rouge, la frégate Surcouf a assuré l’escorte d’un navire de commerce italien affrété par le Plan d’Aide alimentaire (PAM) qui transporte du fret humanitaire vers Djibouti. 8 navires ont été récemment piratés et 200 otages sont encore faits prisonniers en Somalie. Certains d’entre eux risquent de rester un an dans ces conditions difficiles et sans contact avec l’extérieur. Sensibiliser les plaisanciers à ces rêves actuellement impossibles à travers ces pays du monde. Si le commerce mondial est particulièrement touché par ce phénomène, celui de la plaisance a déjà connu son lot de misères. Parmi les 4 derniers voiliers attaqués, il faut citer le Ponant, qui après mille tergiversations a pu être libéré sans grand dommage grâce à l’intervention des forces de l’Atalante, mais en échange d’une forte rançon. L’équipage du Tribal IV qui naviguait au large du Yémen n’a pas eu cette chance. Après être monté à bord du voilier, le skipper et propriétaire du bateau intervenu pour protéger son épouse a été lâchement assassiné. Secourue par la marine française, la navigatrice a pu être sauvée, et les pirates capturés sont en France en attente de leur jugement. Des cas qui font frémir et qui touchent certains plaisanciers, mais qui hélas semblent laisser les autres indifférents dans leur quête d’une navigation vers d’autres terres. L’objectif actuel est d’établir des relations de confiance avec les plaisanciers qui tentent de passer à travers les mailles du filet, et tentent de traverser incognito ces zones dangereuses. Persuader les plaisanciers de ne pas aller plus loin reste trop souvent un défi. Il leur est demandé, pour ceux qui envisageraient d’emprunter une route dans cette zone de l’Océan Indien de ne pas dépasser Djibouti et surtout de « se faire identifier afin d’être conseillé et suivi par ces marins chargés d’assurer leur sécurité, il n’est pas utile » comme le précise le commandant du Surcouf, « de mettre la peau des marins de la Marine nationale en danger ». La Marine nationale française a mis en place une parade qui semble porter ses fruits en patrouillant le log des côtes. Il est à noter qu’un acte de piraterie sur 14 atteint son but. Les défenses anticipées de la marine marchande Pour protéger ses bateaux en transit dans cette zone, plus de 50% des armateurs étrangers n’hésitent pas à embarquer des hommes armés, ce qui n’est pas le cas pour les navires de commerces français. Certains ont opté pour défenses passives, en équipant leurs bateaux de caméras de surveillance, de grillage et autres moyens de contrôle leur permettant de réagir. Un plan antipirate pour la 2e étape de la Volvo Ocean Race entre Le Cap et Abu Dhabi – départ aujourd’hui 11 décembre. Conscient des risques encourus par ses bateaux, les marins et les équipes techniques, qui devront traverser l’Océan Indien, les organisateurs la Volvo Ocean Race ont mis en place un plan antipirate consistant à scinder en deux le parcours entre ces deux continents. Le premier tronçon emmènera les bateaux vers un « port secret » qui ne semble plus l’être, car vraisemblablement les Maldives. Les bateaux seront alors embarqués à bord d’un cargo et protégés par des gardes armés, seront convoyés vers les Émirats , d’où sera donné un nouveau départ avant l’arrivée de cette deuxième étape à Abu Dhabi.”

2) Le point sur la situation par le ministère des Affaires étrangères

Les pirates utilisent le même type d’embarcation que les pêcheurs locaux traditionnels (skiffs) et cherchent à se fondre dans l’environnement de ces derniers. Les navigateurs sont donc invités à éviter les zones de pêche et à s’écarter de tout regroupement de petites embarcations.

Zones de danger

Golfe d’Aden : Aucune route ne peut être privilégiée pour la traversée du golfe d’Aden. La relative sécurité dont pouvaient bénéficier les navigateurs à proximité des côtes yéménites n’a plus cours : aujourd’hui, grâce à l’emploi de « bateaux-mère », qui permettent aux pirates de se projeter loin de leurs bases arrière, les attaques se sont généralisées à l’ensemble du golfe d’Aden, avec un risque accru entre les longitudes 45°00E et 054°00E.

Bassin somalien / Mer d’Arabie / canal de Mozambique: Des attaques ont lieu dans tout le bassin somalien, des côtes africaines jusqu’à plus de 1200 Nq à l’est et dans la plus grande partie de la mer d’Arabie, jusqu’aux Maldives et Laquedives.

Critères de vulnérabilité

– Les cibles privilégiées des pirates sont les navires à faible franc-bord et à vitesse inférieure à 18 Nd ; les voiliers, les navires en pêche, en cabotage ou au mouillage sont donc particulièrement vulnérables.
– Les attaques sont conduites de jour comme de nuit (par pleines lunes) et ont principalement lieu à la tombée du jour ou au lever du soleil.

Recommandations du ministère

Avant toute chose, il faut savoir que le Ministère n’encourage aucun bateau à passer dans cette zone. “ Compte tenu des risques considérables de piraterie dans cette zone et de la très grande vulnérabilité des voiliers, la première des recommandations émises par la cellule du contrôle naval volontaire en océan Indien est une très ferme incitation à ne pas tenter de navigation en voilier dans ce secteur où des attaques sont commises quotidiennement par des pirates qui n’hésitent pas à ouvrir le feu pour parvenir à leurs fins : entreprendre une telle traversée, met gravement en danger la vie des membres d’équipage, mais également celle des militaires, qui en cas de détournement seraient amenés à secourir les otages”.

La faible valeur marchande d’un voilier – en comparaison d’un navire de commerce – ne protège en rien les navigateurs des attaques : les voiliers comme les navires de pêche constituent des cibles potentielles ; les pirates connaissent le prix de la vie humaine des membres d’équipages et n’hésitent pas à se servir de cette monnaie d’échange pour exiger des rançons tout aussi démesurées que pour les navires de commerce. Dans les premiers mois de 2011, deux voiliers ont été pris dont un a eu son équipage exécuté. L’autre équipage – une famille danoise – vit une détention très difficile en Somalie.

Pour tout équipage décidant malgré tout de traverser le Golfe d’Aden, vous trouverez des conseils et prérogatives dans un document à télécharger à cette page : http://ambafrance-om.org/Recommandations-a-destination-des

COORDONNEES ETAT MAJOR ALINDIEN :
Téléphones : 00.971.26.57.41.22 – 00.971.56.79.30.34
Courrier électronique : alindien-comforeau {CHANGE TO AT} imfeau {DOT} ae (inscrire en objet « pour cellule contrôle naval »)
COORDONNEES COMPLEMENTAIRES Pour, les voiliers navigants dans le golfe du Bengale, dans le détroit de Malacca ou en mer de Chine méridionale :
Téléphones : 0065 65 94 57 09 – 0065 81 85 46 42 – 0033 635 572 453
Courrier électronique : jmkgt {CHANGE TO AT} hotmail {DOT} com

3) Liens utiles :
Extrait du blog d’Arielle Cassim : http://www.seableue.fr et sur Face Book http://www.facebook.com/Seableue
Recommandations du ministère des Affaires étrangères : http://ambafrance-om.org/Recommandations-a-destination-des
Article complémentaire paru dans le blog de l’Étoile de Lune : http://blog.mailasail.com/etoiledelune/414
Soyez prudents
Amitiés marines
Nat et Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

Nat&Dom

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